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formes très diverses poursuivi une active propagande.

Au début de 1915, Mme Marthe Pattez, secrétaire de rédaction à la Française, a parcouru les principales villes de la Suisse : Genève, Berne, Lausanne, Zurich l’ont entendue exposer les causes et les aspects de la guerre devant un auditoire enthousiaste. — Au mois d’avril, moment où, devant l’opinion publique italienne est posée la question de l’intervention, une correspondance active s’engage entre les sociétés féministes des deux pays. Dès ce moment, Mme Dora Mélégari, présidente du Conseil national des Femmes italiennes et Thérèse Labriola, l’avocate bien connue, envoient à la Vie Féminine, l’expression de leurs sympathies Françaises et des vœux pour l’union des armes. Elles contribuent dans leur sphère à former le courant qui, irrésistible bientôt, entraîne vers la guerre le peuple entier.

Pendant l’été de la même année, l’Espagne est à son tour entamée. Au nom de la Croisade des Femmes Françaises, Mme Juven se rend à Barcelone où, dans un milieu, du reste toujours francophile, elle recueille, en traitant de la guerre, des adhésions innombrables. La propagande germanique est un instant tenue en échec.

Plus tard, les conférences sur la guerre sont interdites par un délicat souci de respecter jusqu’au bout la courtoisie internationale.

Mais nos Françaises savent tourner les difficultés ; et quand pendant l’été de 1916, une romancière d’un beau talent, Mme Gabrielle Reval, parcourt les principales villes de la péninsule en parlant de l’imagerie française, ses auditeurs, et ils sont nombreux, apprennent à con-