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savons rendre justice à nos ennemis — arrivent régulièrement.

Quelques chiffres pour terminer. Le nombre des envois journaliers, d’une vingtaine en novembre 1914, est passé à 350 en mars dernier, à plus de 1 000 aujourd’hui.

Le nombre total des envois est depuis la création du Vêtement du Prisonnier de 125 000. Et, comme je fais observer à Mme Weiss que ce chiffre représente une grande partie de nos prisonniers : « Nous espérons bien, me déclare-t-elle, les satisfaire tous ».

Il ne s’agit pas seulement de servir l’armée, mais de soulager autant que possible les misères de la guerre. À cette tâche encore, les féministes se sont employées. Depuis la première invasion allemande, les réfugiés du Nord, des Ardennes, de la Meuse ont, accompagnant les Belges fugitifs, rempli les rues des grandes villes et l’asile qu’ils trouvèrent fut des plus inconfortables, des plus précaires. Alors que les pouvoirs publics s’accommodaient de cette situation comme d’un mal inévitable, les féministes y remédièrent.

Citons seulement, comme « organisation modèle » (l’expression n’est pas de moi, mais du maire du XVIe arrondissement) l’œuvre accomplie dans son quartier par la secrétaire générale de l’U. F. S. F., madame Brunschwig. Celle-ci remarqua, que le soin des femmes et des enfants réfugiés dans l’arrondissement était confié