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Page:A. Challamel.- Les Clubs contre-révolutionnaires.djvu/201

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CLUB MONARCHIQUE

« Mais bette pt’Oscriptiori mdffletltanëe n’enchaîtloit pas votre directoire, chargé de maintenir vos droits. Il a itivdqué les principes, il a détruit les préventiotis, il a dissipé les inquiétudes ; et là municipalité s’est empressée de retirer son ordre.

« Fermons les yeux sur le désespoir de ceux qui s’étoieht flattés de nous détruire, oublions leurs manœuvres et leurs intrigues, dédaignons leurs attaques, et suivons avec persévérance le but honorable auquel nous tendons tous. La prospérité de la nation, le triomphe de la loi, la conservation de la monarchie, seront tout à la fois et le terme et le prix de nos efforts. »

« La Société a arrêté l’impression de ce discours dans son journal ; elle a voté des remerciemens à son directoire. « Elle a décidé qu’il seroit adressé aux correspondans une lettre détaillée sur les divers symptômes d’anarchie qui se renouvellent dans les départemehs, et sUi’ la nécessité d’opposer partout aux factieUx l’exemple de l’obéissance à la loi, et le développement des principes purs et constitutionnels.

« Il a été proposé d’envoyer aUx quarante-huit sections les pièces justilicatives qui ont été placées sous les yeux du corps municipal lors de la suppression de nos séances. Cette proposition n’a point été admise, parce qu’il a été représenté que les sections ne sont plus des corps délibérans et permanens, puisque, convoquées en assemblées primaires, elles ne doivent traiter aucun objet étranger aux élections, et que les fractions de la commune ne peuvent se réunir constitutionnellement pour délibérer que sur la pétition de cinquante citoyens.

— La Société, soumise en tout à la loi, a pensé que ses principes seroient bientôt sufhsamment connus, et que la révocation de l’ordre illégal qu’elle a combattu est une justihcation péremptoire (1). » Pour’ le pain, la Société publia des

« Observations sur le mode de bienfaisance quavoit adopté le directoire àa la Société des amis de la Constitution monarchique. » « Le directoire observe qu’il y avoit 2348 pauvres inscrits, que plusieurs s’étoient fait inscrire avec des adresses [différentes, que la vérification de besoins et de qualités requises n’étoit point faite ; « Qu’on peut présumer qu’après cette vérification, il s’en seroit trouvé un tiers ou un quart de moins ;

i< Mais qu’en supposant même que la totalité des 2o48 eût été dans le (1) Journal de la Société des Amis de la Constitution monarchique, n» 1 ; du samedi 29 janvier 1791.