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Les patriotes appelèrent la réunion V Harmonica des aristocruches ils rirent beaucoup des aristobêies.

Les Révolutions de Paris publièrent cette épigramme : Él’IGRAMME

Cazalès, Montlauzier, Virieu, Mirabeau (cadetj, Et les trois cents, et Bergasse et Foucault, Aux Capucins cherchoient, dans leur tête troublée, Un moyen sûr qui pût dissoudre l’Assemblée ; Tous péroroient, Maury, cet insigne vaurien, Pestoit, juroit, sacroit, et ne concluoit rien. Impatient, un quidam leur cria :

Hé ! que Las Wous f...

Pendez-vous tous, elle sera dissoute.

On dit qu’ils vont suivre cet avis- là (1). VIII

Jusqu’alors, point de collisions dans les rues, point de troubles motivant l’intervention de la municipalité. Le Club des Amis de la Constitution monarchique n’en était qu’à l’état embryonnaire. Son action, très restreinte, n’effrayait pas les pouvoirs publics ; à peine égalait-elle celle des Impartiaux en passant du centre de l’Assemblée nationale à la droite. Cependant, Stanislas, comte de Clermont-Tonnerre, colonel avant la Révolution, député de la noblesse de Paris aux États généraux de 1789, faisait parler de lui (2). Il était membre du Club de Valois (3), lorsqu’on le remarqua, à cause de son éloquence, dès les premières séances de l’Assemblée nationale (4). Il avait des instincts de libéralisme, mais il était, avant tout, dévoué au roi, et figura au Club des Ini’parliaux^ qui ne satisfaisait pas entièrement ses aspirations.

Clermont-Tonnerre, dont les tergiversations et la mobilité d’esprit étaient reconnues, se déclarait partisan de la Constitution anglaise (5). 11 rassembla bientôt dans son hôtel, rue du Petit Vaugirard, au coin de la rue de Bagneux, des amis de la monarchie. (1) Révolutions de Paris, n" 47, du 29 mai au S juin 1790. (2) Qualifié l’Ombrageux, dans le pamphlet Les Chevaux au Manège. (3) Voir Club de Valois.

(4) Ses Opinions et discours, réunis, ont été publiés en 4 vol. in-8°. Paris, 1791. (5) Il a écrit une Analyse raisonnée de la Constitution française.