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s’est-il pas avisé de prier ces MM. de ne pas s’exposer à troubler l’ordre public... ? (1) »

En efTet, le Journal de Paris reçut l’avis suivant : « Aux Auteurs du Journal de Paris.

« Messieurs,

« Quelques papiers publics ayant annoncé comme fait positif que l’Assemblée ci-devant tenue aux Capucins s’étoit transférée en la maison de Sorbonne, nous vous prions d’insérer dans votre plus prochaine feuille que les districts de Sorbonne et des Mathurins se sont informés du fait, et qu’ils ont acquis la certitute absolue que rien n’est plus faux. Ils peuvent même assurer le public qu’il n’y a aucune proposition faite à cet égard.

<( Nous avons l’honneur d’être, etc.

<( JozEAU (2), Président du district des Mathurins ; « Renard (3), Commandant du bataillon de Sorbonne. » Sur les séances des monarchistes à la Sorbonne, séances prétendues véritables, reproduisons cet article curieux du Moniteur universel : « Paris, ce 22 avril 1790.

« Variétés

« Le gardien des Capucins de la rue Saint-Honoré s’est rangé à la majorité des assistans à l’Assemblée particulière des députés, qui avoit tenu quelques séances dans l’Église de son Couvent. On sait que cette majorité avoit été décidément contre les Membres de l’Assemblée à qui le Peuple avoit obstinément refusé la parole, sous prétexte qu’une insurrection quelconque contre les Décrets rendus à la grande pluralité de voix dans l’Assemblée Nationale, et sanctionnés par le Roi, ne pouvoit avoir qu’un mauvais effet, et troubler l’harmonie nécessaire au complément de la nouvelle Constitution. Ce Peuple, d’ailleurs, ne voyoit pas sans déplaisir qu’une mineure partie des Députés s’assemblât exprès pour altérer sa juste confiance envers les Décrets ; enfin, il soupçonnoit violemment que l’intérêt public n’étoit pas le vrai motif des démarches de la minorité, et d’après ces principes, il lui avoit ôté la parole ; et le sage gardien des Capucins a compris bien (1) Courrier de Gorsas, u» 17, du jeudi 22 avril 1790. (2) Jozeau (Mathurin-Pierre), avocat, assesseur du juge de paix de la section des Thermes dfe Julien.

(3) Renard, avocat au Parlement, commandant du 8"= bataillon de la première division de la garde nationale.