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je jouis !… »

Je jouissais en même temps, lui lançant des jets brûlants dans les profondeurs de son être.

S’arrachant du pieu, elle courut, suivie de Flora, au cabinet de toilette où Maud les avait précédées. Celle-ci revint aussitôt, et se mit à faire la toilette de maître Jacques, avec un soin délicieux ; je me laissai faire comme un pacha.

Flora et Dora en rentrant s’étaient jetées sur le lit, où elles lutinaient doucement et se becquetaient.

Maud ayant fini son doux office, se remit à caresser mon membre. Celui-ci, sous tant d’attouchements lascifs, ne resta pas inerte et commença à se soulever. Elle fit doucement aller le prépuce d’avant en arrière, couvrant et découvrant tour à tour la tête rose, la lardant au passage d’un petit coup de langue ; puis, passant sa main sous mes globes qui pendaient mollement, elle les chatouilla doucement, si bien qu’elle leur rendit leur belle apparence. Priape se redressa, et Maud se relevant alors, s’écria joyeusement : « Oh ! chéries, voyez donc comme il rebande !… C’est pour toi, Flora… »

Les chéries ne s’occupaient guère de nous !…

— Que font-elles donc ? me demanda Maud, en m’entraînant vers le lit.

Étendue sur le dos, Flora tenait Dora étroitement enlacée : toutes deux s’étreignaient furieusement, les yeux mi-clos, les langues mêlées, les seins s’écrasant, se frottant leur toison l’une contre l’autre. Soudain Dora se retourna sur elle-même, la tête au pied du lit ; ses deux jambes s’entre croisèrent avec celles de Flora qui se prêta sans mot dire à cette manœuvre. Puis, par un léger mouvement de reins, elles rapprochèrent leurs sexes ; leurs deux vulves entre-bâillées se touchaient. Dora, de ses mains, ouvrit les grandes lèvres de son vagin et les referma brusquement en happant celles de Flora ; elle se mit alors à frotter, légère-

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