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Dora Simpson, après avoir mis au monde un fils qui ne vécut pas, est venue habiter Paris. Elle y mène une existence très retirée, se consacrant entièrement à son art. Amalla n’a pas voulu la quitter ; tout à fait francisée, c’est maintenant une aquarelliste habile.

Flora, ainsi que l’avait désiré Dora, est devenue lady Simpson ; elle soigne son vicieux mari comme une sœur de charité. Elle lui a donné cinq enfants et a, depuis longtemps, renoncé à tous les plaisirs extra-conjugaux. C’est le modèle des épouses et des mères de famille.

Elle entretient encore une correspondance suivie avec M. et Mme Fonteney, qu’elle a revus deux fois en France et en Russie, où elle a fait un voyage. Tous les ans, elle vient passer quelques jours sur le continent pour visiter sa Dora aimée.

Celle qui fut l’espiègle et la délicieuse Maud a mal tourné. Sa mère, ruinée par des spéculations malheureuses, l’a vendue comme vierge à un vieil Américain fort riche qui l’a emmenée à New-York, où elle n’a pas tardé à se lancer dans la galanterie. Elle tient aujourd’hui avec sa mère, toujours dévote, une maison de rendez-vous pour femmes, très fréquentée par les jeunes détraquées de la société américaine.


FIN



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