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comités de patronage. L’aide utile qu’il a bien voulu me prêter m’a permis de produire ce travail dans le très bref délai qui m’avait été imparti.

J’ai l’honneur de déposer sur le bureau du Congrès le vœu suivant :

« Le Congrès émet le vœu qu’une entente s’établisse entre les Sociétés de secours mutuels et les Comités de patronage à l’effet d’étudier les moyens pratiques les plus propres à développer et à encourager l’établissement des habitations à bon marché, et à réaliser l’institution progressive des logements ouvriers. »

M. Ducrocq, vice-président du Comité de patronage des habitations à bon marché du Nord. — Je voudrais dire un mot des rapports à établir entre les Sociétés de secours mutuels et les œuvres d’habitation à bon marché, rapports qui devraient être fréquents et qui sont nuls, mais l’exposé si complet que vient de faire M. F. Leroy me dispense d’insister sur ce point. Cependant, je tiens à remercier le Congrès de l’acte de courtoisie qu’il a eu en inscrivant en tête de son ordre du jour, le rapport relatif aux Comités de patronage des habitations à bon marché et de la prévoyance sociale. En échange, je tiens à lui exprimer toute la sympathie du Comité du Nord que j’ai l’honneur de représenter ici. Nous sommes très heureux, Messieurs, que vous ayez pris une ville de notre département pour le siège de votre Congrès, et nous sommes heureux surtout que vous ayez choisi pour le sujet de vos discussions cette question du logement ouvrier qui fait l’objet principal de nos préoccupations. Vous ne pouviez, je pense, le traiter dans un milieu où elle ait une acuité plus grande et où elle s’applique d’une façon plus pressante.

Nous avons dans le département du Nord, en raison du développement intense de l’industrie, une véritable crise du logement ouvrier ; dans l’arrondissement de Lille, il nous manque en ce moment 10.000 maisons, je n’exagère pas ; si par quelque prodige, nous arrivions à les construire demain — et ce prodige nous nous efforçons de le réaliser grâce à la loi Ribot — ces 10.000 maisons seraient occupées après-demain. Nous ne manquons pas seulement d’habitations salubres, nous manquons d’habitations tout simplement ; c’est pourquoi nous portons à vos travaux le plus vif intérêt, soit que vous recherchiez les moyens d’améliorer le logement de l’ouvrier, soit que vous vous préoccupiez d’en développer le nombre.

Nous écouterons avec grand profit, j’en suis sûr, les leçons et les avis des hommes éminents qui constituent votre état-major à l’Al-