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Ce dernier moyen, moins radical, mais en revanche aussi beaucoup moins coûteux, a attiré l’attention de certains comités qui ont vu qu’il y avait œuvre utile à faire en ce sens, et qui se sont préoccupés de l’assainissement des logements insalubres.

Dans un petit nombre de cas, pour l’Aube par exemple, cet assainissement a été encouragé par des primes que les comités de patronage attribuent aux propriétaires ; mais ces primes, d’une importance forcément assez minime, ne stimulent sans doute pas assez le zèle des propriétaires. Le Comité de la Seine-Inférieure, pour donner une impulsion plus vive à ce mouvement, propose d’étendre aux habitations assainies par les sociétés d’habitations à bon marché, les exonérations fiscales prévues par la loi du 12 avril 1906.

Les concours d’architecture pour habitations à bon marché, et les primes pour logements assainis nécessitant des sommes relativement importantes, sont forcément en nombre restreint, et constituent l’apanage des comités les plus riches.

Mais la majeure partie de ces assemblées a organisé entre les ménages ouvriers des concours de bonne tenue des habitations. À Béziers et à Blois, ces concours ont été organisés entre familles nombreuses (ayant plus de 3 enfants) ; à Pau, entre les ménages indigents ; dans la Marne, ces concours sont annuels et se tiennent tour à tour dans les divers arrondissements ; dans le Doubs, ils sont exclusivement réservés aux locataires d’habitations à bon marché possédant le certificat de salubrité.

Dans le Nord, enfin, le concours de bonne tenue qui a eu lieu en 1910 a compris à la fois les habitations et les jardins ouvriers. Le total des primes de diverses importances, fort nombreuses, a atteint la somme de 2.243 fr 50 ; l’organisation du concours a coûté un peu moins de 600 francs. Ces dépenses étaient couvertes par la subvention de M. le Ministre de l’Intérieur sur le produit des jeux, et une subvention du Conseil général de 1.000 francs.

Il y a là un moyen excellent et peu coûteux d’encourager l’hygiène du foyer domestique ; il a été généralisé presque partout, et on ne signale d’échec qu’à Compiègne, où aucune inscription n’a pu être recueillie pour un concours de ce genre.


En outre des habitations à bon marché, la loi de 1906