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Page:18830319 L'Univers.djvu/3

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î*’ ’ ^ ^ . ’Par éxfeinple; îes adjudicataires/du oh^-i Tnïn de fer d’Aürillac à Saiat-Denis-lés-Mârtel vienneRt de recevoir ravis que, du-’ F&nt la cainpâgae de 1883»,ils lie sauraient1 faire exécuter pour plus dè 300;000 francs de travaux. "Or, qu’est-ce que cette ’Somme auprès; des millions que devra coûter une ligne ^ aùss/importaiite pour la régiom du centre et pour les -nombreuses populations à desservir?

En revanche, là pëtitè ligne üe BÔle à

Poligny, qui compté seulement 38 kilomètres et n’offre gu,unl-intérêt absolument local., voit ses travaux poussés avec une activité extraordinaire par les ingénieurs de l’Etat. Pourquoi ? Parce que la ligne en question passe par Moht-sous-Vaudrey, et qu’à ce titre elle favorise d’une façon toute particulière les intérêts de M. Grévy. ^ . "Voilà comment l’on applique le ■ principe^ de l’égalité en république T; ■ :: Nouvelles politiques On lit dans les Nouvelles : .basait- que M. Mir avait informé le ministre de la* guerre de’son intention dë le questionner au sujet du retard apporté dans la publication des cahiers des charges des fournitures militaires. Dans une première lettre, M. Thibaudin avait annôncè pour le mois de jùin seulement cette, publication ; mais aujourd’hui, dans une seconde’ épUre adressée au député de l’Aude, il déclare que a lés cahiers des Charges vont être immédiatement publiés » ; puis il ajouté : « C’est par sirifé d’uné ■erreur ’ matérielle que l’époque du mois de juin avait été indiquée dans ma dernière lettre. >> - La défaite est trop grossière pour tromper personne, Encorè;:que l’Etat „mentjal de M..Thibaudin nous inspire de sérieuses inquiétudes, il nous est difficilede croire qu’il apuprendrele mois de mars pour le mois de juin. Décidément, les affirmations de M."Thibaudin ont tout juste la valeur de là parole d’-honnëür de M* Gomagny. . On lit dans les Tablettes d’un Spectaleur : On annonce que-M: de Montmarin, chargé d’affaires’ de notre ambassade a Vienne, vient §e demander son changement au ministère des affaires étrangères; M. de Montmarin allègue les ’difficultés de sa charge auprès -d’une cour et dans une société absolument hostile an’ radica-lisme, de plus en plus accentué, de notre politique gouvernementale. M. Léopold Delisle est dereloür de Londres. Vérification faite, le nombre des manuscrits qui figurent soit dans le fonds Barrois, soitdaiis le fonds Libri de la collection Ah9burnham est très considérable. -* Sans compter, les pièces dont l’origine n’a pu être, établie par un examen sommaire, oh calculé qu’il nous’rentrèraitplus ■de .200 manuscrits ou jfragment s, der manuscrits; si hous parvenions à traiter dans des conditions acceptables. La commission instituée au ministère de /instruction publique pour s’occuper de cette" affaire s’est réunie. On a examiné, après avoir entendu-M. Delistp, les voies et moyens propres à nous remettre en possession de ces trésors scientifiques. ■ Àu; sujet de :M. Baïhaut, .Sous-sècrëtaire d’Etat aux travaux publics et député de 3a Haute-Saône, nous lisons dans le Courrier -de la Haute-Saône : UNE CONSOLATION AUX ACTIONNAIRES DES PÊCHERIES Les admirateurs de M. Baïhaut, qui ont jadis souscrit des actions des Pêcheries à 500 fr. parce que sbl présence dans le. conseil d’administration leur inspirait 1 otite confiance, iie seront pas fâchée peut-être de .savoir quelle est, en ce mo--mént ^à^vatoür de leurs titres. Nous sommes en mesure de satisfaire leur, curiosité., Il s’est vendu dernièrement deux actions des Pêcheries à raison de G fr., et cette semaine,,un journal financier annonçait qu’on en demandait trois à >0 fr.l Sans doute-, c’est une perte de 98.(qO, mais les républicains de notre pays qui en sont les victimes ont de quoi se consoler en voyant le joli chemin ’qu’a fait ’ Jour protégé, M. Baïhaut. Pourquoi M, Baïhaut n’a-t-il pas été nommé ministre de la marine, *en souvenir1 des Pêcheries? Le Moniteur universel publie la lettre suivante : . ’ - , J : Pans^îè 16 mars. - , .. Monsieur le directeur, Nous faisons appel à votre bienveillance si tonnue pour vous prier d’insérer la lettre suivante, que nous venons d’adresser à noire directeur ; « A Monsieur Floury, directeur du Ghdtelet : « Monsieur le directeur, « Vous- nous avez fait savoir qu’en vertu du cabièr des chargés que‘ vous ;àvez a'>ec ^ ville de Paris, quand vous avez pris le bail du théâtre, dp. Ctiâtetet, vous aviez contracté l’obligation de jouer le vendredi saint. « Quand nous avons été engagés pour jouer là Queue du Chat à votre théâtre, il n’a été spécifié mn:de semblable dans nos traités. ’"'«‘’Nous pensions quë l’usage établi dans tous les théâtres, de Paris, serait également suivi au Ghâtalet le vendredi saînt.^’ • , : - l « Nous ne pouvons admettre que le. conseil municipal nous impose une obligation aussi arbitraire ef entièrement contraire à.la liberté de conscience dont il fest si souvent parlé dans les dèlihératiorfti de ce copseil, « Nous‘vous informons donc, monsieur le directeur, que nous avons la ferme intention de né pas répondre à l’ordre de service que vous devez nous envoyer pour ce jour-là. Recevez, etc;1— - «.Gobin, G.ourlès, Donafo, Lcriche, Du- . -brèuii,7Gâtinais, Jacquier, Colleülle, Wor.ms., liasiiviez, Branche, Auguste, Carpenfier. « Mmes Marie Scalini, Nancy Berthin, Berihier^ Achard, etc. « Un de nos confrères de la presse catholique de province, M. Octave Ghambdn, rédacteur en chef de la Bourgogne /Auxerre), vient dé publier^ sons ce titre : Les pensionnés de la République, une enlevante, petite brochure toute d’actualité. Notre confrère démontre,., par dqq . faits précis que les soi-disànt victimes1 du Deùx-Décembre, loin de mériter dé , l’intérêt, comptent dans leurs rangs, accoté d’intrigants,-defarceurs.ét dhxpioiteurs, bon nombre de grëdins, ce qui n’a point’ éinpêché la République de leur servir une pension,., avec notre argent. Nous trouvons da&s le Triboulet de cette semaine une série de caricatures fort originales et piquantes, intitulée, les Ides de Mars. C’est le tableau, des dernières manifestations anarchistes, on pourrait même dire un tableau comparé des manifestations républicaines, puisque l’on voit à gauche M, Grévy, dont on,veut piller aujourd’hui le palais, prendre part, en 183Ô. au pillage du palais de Charles X. Comme le dit la légende, juste retour des choses d’ici-bas. L’action de grâces à l’omnibus protecteur et les précaùtions que prennent les habitants de l’Elysée pour éviter les caresses un peii brutalés dès frères étamis sont très drôlement représentées. Enfin, à droite, enroulée dans son nez, surmontée de son chat grimaçant, levant vers le ciel ses bras décharnéS; Louise Michel appelle au combat ses compagnons les anarchistes» Tout cela est très bien fait, et Malheureusement trop vrai. ; C’est l’histoire d’hier, ne sera-ce pas. l’histoire de demain? Dépêches télégraphiqués FRANCE Lyon, 17 mars. Le calme le plus parfait règne à Lyon, et rien ne fait prévoir que la tranquillité doive être troublée demain. Aucune manifestation extérieure n’est, en effet, annoncée, et c’est à peine si un ou deux hanquetb auront lieu. Roubaix, 17 mars, soir. On n’est pas sans crainte relativement à la manifestation de demain. Il y a peu d’ouvriers sans ouvrage à Roubaix, mais il y en a vingt mille environ qui ne font qu’une demi-journée par jour. - On signale la présence à Roubaix de meneurs étrangers. ’ Les troupes de Lille sont consignées. Roubaix n’ayant pas de garnison, deux escadrons de chasseurs ont été demandés à Lille, d’où ils partiront cette nuit. Marseille, 17 mars, soir. - Le paquebet Amazone, des Messageries maritimes, apportant les malles de la Chine et du Japon, est arrivé ce matin à 6 heures dans notre port-r ALLEMAGNE Berlin, 17 mars. La retraite de M. Siosch, le chef de l’amirauté,; paraît actuellement certaine. ANGLETERRE Londres, 18 mars. On lit dans l’Otemr : Lady Florence Dixie, auteur de récents articles de journaux contre la.ligue agraire irlandaise, a failli hieç, à Windsor, être victime d’une tentative d’assassinat. Deux hommes déguisés en femmes ont essayé de la poignarder; mais ils ont manqué leur coup. Lady Florence Dixie n’a même pas été blessée. AUTRICHE Buda-Pesth, 17 mars. La Chambre des députés a adopté à une grande majorité, comme base de la discussion, des articles, le projet du gouvernement sur les écoles secondaires. Le parti libéral et l’opposition modérée ont voté pour, les Saxons et le parti indépendant ont voté contre là proposition. . " ■ La discussion générale a duré treize jours. Là discussion des articles est ajournée après les vacances de Pâques. HOLLANDE Amsterdam, il mars. À cinq heures du malin, la ville a été réveillée par une forte secousse, que l’on croit généralement être une secousse de tremblement de terre. , On avait attribué tout .d’abord cette secousse à une explosion qui aurait eu lieu dans les environs de la ville ; mais aucune trace ü’explotion n’a été découverte. ROUMANIE Bucliarest,i7 mars. CHAUBRE DES DÉPUTÉS Le message de dissolution du-Corps législatif, lu aujourd’hui parle roi, énumère Je s travaux accomplis par la dernière législature, dans l’ordre politique -et économiques Le message’ insiste sur l’excellente situaiion financière de la Roumanie, dont les budgets se soldent, depuis plusieurs années, par des excédants de ificettes. Il est muet sur le résultat de la conférence de Londres, de même que sur la politique étrangère, . ’ .

Lé document royal se termine par ces mots :

« Je suis heureux, au moment de notro séparation, de vous exprimer mes plus vifs remerciements, et je vous prie, à votre retour parmi vos concitoyens, de vous faire auprès d’eux les interprètes de mon profond amour pour notre chère Roumanie, à qui appartiennent toutes mes penr sèes, ainsi que de la foi inaltérable que j’ai dans son avenir. » Le Journal officiel promulgué"la nouvelle loi sur les commandements militaires el la loi, dite des quinze millions pour les travaux de fortifica: lions el Je matériel de guerre. On écrit de Tripoli, le D inars, à l’Agence Bavas : La neige vient dp faire son apparition sur les hautes dunes qui courent à quelques Jieues au sud de Tripoli. Les indigènes ont été stupéfaits en présence de ce phénomène complètement inexplicable pour eux qui, de mémoire d’homme, n’en avaient jamais été témoins. Pas un Arabe de Tripoli ne savait ce que c’était que la neige, et s’il en connaissait le nom,’ ce nom n’avait, en tous cas, dans son esprit aucune signification précise. ’ La présence à Tripoli de Si Hamza et ses efforts pour créer dos difficultés à l’œuvre de rapatriement des.insurgés tunisiens n’ont vraiment plus de raison d’eire, aujourd’hui que le gouvernement du sultaù apprécie mieux les intentions du gouvernement français et (a situation en général, et qu’il est, par suite, auimê des dispositions les plus cordiales envers nous. Mais, en attendant que le sullan le rappelle de Tripoli, ou tout au moins lui coupe les vivre?, Si Hamza-soutient son rôle en exploitant la crédulité inépuisable et naïve des indigènes, màigré la brutalité desfaits qui viennent, avec une régularité parfaite, démontrer péremptoirement sa mauvaise foi. . _ ■ -Le bruit nous était parvenu que M. Féraud ne retournerait pas à Tripoli et qu’il recevrait une autre destination. Si iïamza s’est emparé de la nouvelle et a fait annoncer dans toute l’oasis que, sur l’ordre donné par le sultan au gouye> nement français, M. Féraud ne retournerait pas ici, qu’il ôtait même desiitué et que, par conséquent, le rapatriement des insurgés allait cesser. ■ Deln!à, sans.doute, pas oubliécertain Eettoli, Italien d’originu, qui, après avoir été cjia&sé deTIlalie et plus tard de l’Egypte, pour des faits sur lesquels, assure-t-on, la justice eut à prononcer, s^était réfugié à Tripoli, où il s’est montré J’ennemi acharné de ià France pendant ces dernières années. Tour à tour journaliste, avocat, acteur, et le reste, c’est lui qui écrivit dans le Biritto, sur la malheureuse fin de la mission FlûUers, une .correspondance se terminant par celle phrase qui résumait eja haine contre nous : Mors tua ttia vie a. Cet individu vient d’être à moitié assommé à plusieurs reprises par des Maltais, avec deux ou trois amis qui ont voulu prendre fait et cause pour lui. Oh a, d’ailleurs, laissé taire, et ilparâît que’ni le consul d’Italie ni celui d*Angleterre ne songent à intervenir. LE PREMIER CÈNTSNÀIRJE De saint Benoît-Joseph Labre — 16 avril 1SS3 — La Semaine religieuse du diocèse d’Ârras publie la note suivante : Souscription pour le ceiiteriaire de saint Benoît-Joseph Labre • Sur l’initiative et sous le patronage^ de Mgr l’évêque d’Arras, le comité des pèlerinages dans le diocèse organise, en cë moment, une^ouscription pour le centenaire de saint Benoît-Joseph Labre. La Semaine publiera fiappel du comité et la première liste des souscriptions dans son prochain numéro. Qu’il lui suffise aujourd’hui de faire appel à la générosité dë scs lecteurs en faveur du Dénier du saint .Pauvre qui est notre saint, généreux et glorieux compatriote ! La Semaine religieuse de Cambrai qui, de son côté, a déjà reçu diverses offrandes, publie la note suivante : Nous avons reçu quelques offrandes pour la célébration du centenaire de saint ’BenoîtsJeseph Labre et pour l’acquisition de ia maison où il est mort. Nous prions ceux qui désirent prendre part à cet acte de piété envers notre saint compatriote de vouloir bien se hâter, la fête devant se célébrer le 16 avril prochain. Il serait superflu de signaler ces exemples aux Semaines des divers diocèses où saint Benoît-Joseph Labre a passé durant sa vie et où sa mémoire est en plus particulière vénération. Plusieurs ont déjà fait appel à leurs^ lecteurs ; presque toutes ont publié des listes de souscription pour les. fêtes de la canonisation. Celles du centenaire doivent susciter les mêmes aumônes, et la piété des fidèles n’y fera pas défaut. Le très honoré frère Eugène-Marie Un coup aussi douloureux qu’imprévu; vient dë frapper les frères de Saint-Gabriel,. dont là maison-mère est à Saint-Laurentsur Sèvre (Vendée). Le 28 février, le très cher frère Eugène-Marie, leur supérieur général, a rendu son âme à Dieu, à dix heures du soir. Rien ne faisait pressentir une fin aussi prochaine. Le jour même de sa mort, le très cher frère paraissait plein de vie et de santé, il s’était livré à ses occupations ordinaires et avait présidé à la prière du soir. En sortant de la chapelle, il était allé frapper à la porte du principal aumônier de l’établissement et l’avait prié d’entendre sa confession. Héîas ! c’était la dernière. C’est en rentrant dans sa chambre que la rupture d’un anévrisme a déterminé un étouffement qui l’a emporté après un quart d’heure de souffrances, et sans qu’il fût possible de le communier en viatique. Cette perte sera vivement sentie non seulement dans l’ouest de la France, où les gabriélistes sont fort répandus, mais encore dans le Midi, d’où le frère Eugène était originaire. Né à Mondragon (Vaucluse), le 25 décembre 1823, Antoine-Noël J3aumet (en religion frère Eugène-Marie) appartenait à une famille patriarcale, plus riche des biens du ciel que de ceux de la terre. Il eut le bonheur d’avoir pour maître le frère Jérôme, mort en 1844, en odeur de sainteté. Prévenu des bénédictions de Dieu, il se sentit de bonne heure attiré à la vie religieuse, et résistant aux larmes de toute sa famille, qui voulaiL le retenir dans le siècle, il demanda et obtint son admission au noviciat de Lorgues (Var). C’était le 6 février 1842. La rare intelligence du jeune Baumet émerveilla le confesseur des frères, qui était un ancien jésuiLe, encore plus modeste qu’instruit, que le cardinal Bernet avaiL es^ sayé, mais en vain, de s’attacher en qualité de vicaire général. Ce saint prêtre disait souvent au directeur des frères de Lorgues : Entourez de soins ce jeune homme, il a de l’avenir, et je fonde sur lui les plus belles espérances. Ces paroles de M7 l’abbé Gravier ne devaient pas tarder d’avoir leur accomplissement. Après avoir prononcé ses vœux, le frère Eugène s’exerça pendant quelques années dans des emplois subalternes, mais bientôt la confiance des supérieurs l’appela à des fonctions plus élevées et lui donna la direction du pensionnat Saînt-Joseph, qui venait d’être créé aux Mées (Basses-Alpes). Il y fit merveille,’ comme toujours, et y déploya les qualités d’un maître consommé dans fart si dilficile de l’éducation de la jeunesse. Il unissait la fermeté d’un père à la tendresse d’une mère. Se9 élèves, qui le chérissaient, subissaient le double ascendant de’sa vertu et de sa science, et sous sa sage et paternelle direction le pensionnat prit un tel développement qu’il devint et est resté un des établissements les plus en renom du diocèse de Digne. Nous avons eu la consolation, dans ces années laborieuses, de voir à l’œuvre le frère Eugène-Marie, . et le souvenir des jours passés au pensionnat Saint-Joseph. où nous avait amené notre, ministère, est resté un des plus doux de notre vie apostolique. C’est au milieu de ces enfants auprès desquels il espérait mourir, que les suffrages de ses frères vinrent chercher le frère Eugène-Marie. Le 25 août 1862, à l’âge de trente-neuf ans, il était nommé supérieur général de l’institut.‘Toujours réélu depuis, il gouvernait la congrégation de Saint-Gabriel depuis plus de vingt ans, et sa vigoureuse constitution permettait de croire qu’il rendrait encore à l’Eglise et à là France de nombreux services. Dieu en a décidé autrement. . , Tous ceux qui ont connu le frère Eugène-Marie l’ont admiré’ et aimé. Esprit orné, servi par une mémoire fidèle, une riche imagination et une parole brïllaiiLe et chaude comme notre soleil, écrivain plein de goûf, homme d’une initiative hardie, féGond en ressources et encore plus fait pour, l’action que pouf le conseil, il donnait le branle à tout, suffisait à tout et se montrait saintement infatigable. Il n’a pas écrit’moins de soixante-dix lettres circulaires, dont quelques-unes sont lorf remarquables. Nous ne signalerons que celte qui renlerme le réciL de son voyage à Rome (Poitiers, Oudin, 80 p. in-8) et celle du 1er janvier 1881 sur l’esprit de foi (même éditeur, 116 p. in-18). Toutes révèlent une connaissance peu commune des Ecritures. Des prêtres, des supérieures de communauté sollicitaient comme une faveur la communication de ces lettres qui, si elles étaient sorties du cercle intime où les retenait leur auteur, lui auraient fait assurément le plus grand honneur. Stimuler, là plume à la inain, le zèle de ses collaborateurs n’était qu’une des formës gouB lesquelles lç frère Eu^èn^Màrie dépensait son ardeur. La congrégation qui l’aTnaintenu vingt ans à sa tête lui doit, outre l’impulsion plus forte donnée aux études, la révision et la codification des .règles, l’affiliation au tiers-ordre de Saint-François et l’introduction des grands exercices de trente jours, prêches à de certaines époques par des pères de la compagnie de Jésus. Entre toutes les familles religieuses, c’est à celle-là qué le frère Eugène demandait des inspirations, c’est sa direction qu’il réclamait, ce sont ses méthodes d’enseignement qu’il empruntait de préférence. C’était, on en conviendra, puiser à bonne source. ~ àfe ne parlerai pas de la tendre piété du frère Eugène. Le divin Cœur de Jésüs, Marie, Joseph et sainte Anne étaient les objets de son culte. A tout prix il voulait les faire connaître et les faire aimer. Son humilité lui faisait craindre les jugements de Dieu. Moins d;un mois avant sa mort, il écrivait à un de ses compagnons de noviciat. Après lui avoir rappelé leurs quarante et un ans de vie religieuse,, il ajoutait : « Quant à moi, depuis quelque temps, jé:qe puis lire, sans me les appliquer, ces terribles paroles du psaume 94° : ïl y a quarante uns que ce peuple irrite ma colèi’e, et fai juré qu’il n entrera pas dans le lieu de mon repos. Je vous avoue que j’ai peur,, car je crains mes oeuvres. Aidons-nous, mon cher ami, à passer le Jourdain pour entrer dans la terre promise, qui est le Cœur de Jésus.- » A ces frayeurs de l’humble frère, le grand et divin Coeur de Jésus a répondu par cette douce invitation : Courage, bon et loyal serviteur, entre dans la joie de ton Dieu. C. Clapiers, Missionnaire apostolique. Le Ralliement de Montauban publie la lettre suivante, qui a été adressée par M. le marquis de Foresta à Mme de Limairac : Goritz, le 3 jnars 1883. Madame, Un malheur affreux vient de vous frapT per de la manière,la plus inattendue; c’est avec une vive émotion rçue Monsieur le comte de Chambord a lu la lettre par laquelle vous lui confirmez la triste nouvelle que M. du Bourg venait de porter à sa connaissance. ■ Le Roi, Madame, perd en M. de Limairac un ami dévoué, un fidèle serviteur delà cause du droit; il veut que, sans retard, je voûs "fasse savoir la part bien vive qu’il prend à vos regrets. Dieu a rappelé inopinément à lui M. de Limairac à un âge qui semblait, lui-ménager encore de longues années de . vie ; ce fervent chrétien n’a pas connu les dernières angoisses, et vous puiserez, Madame, une consolation suprême dans cette pensee qu’une fin si soudaine ne l’a pas pris au dépourvu. Vous transmettrez pieusement aux enfants, bien jeunes encore, qu’il vous laisse, l’héritage de ses sentiment qui sont aussi les vôtres et que vous exprimez à Monseigneur en des termes dont il est profondément touché. Monseigneur et Madame, qui ont gardé un souvenir reconnaissant de la visite que vous leur avez faite/il y a quelques années, demandent à Dieu pour vous force et courage; si votre douleur est grande,croyez qu’elle est comprise et sincèrement partagée à Goritz. Veuillez agréer, Madame/Fexpression de mes sentiments respectueux. Marquis de Foresta. Histoire ecclésiastique Parmi les rares ouvrages dont Léon XIII a daigné accepter la dédicace, la Synopsis Historiæ Ecclesiaslicæ occupe une place distinguée. Elle a pour auteurs les PP. Ballerini et Vasco, de la Compagnie de Jésus, et mérite d’attirer /attention de ceux qui s’intéressent aux cLudes ecclésiastiques. Le nom du P. Antoine Ballerini est très connu en France : pendant une longue série d’années, il a’occupé brillamment la chaire de théologie morale au Collège Romain, un grand nombre d’apôtres se sont formés à son école, ses savants commentaires du P. Gury sont très recherchés ; mais, avant d’enseigner la morale, le P. Ballerini avait été professeur d’histoire ecclésiastique, et il a toujours conservé pour cette branche d’érudition une préférence marquée. Avec l’esprit de synthèse qu’il possédait à un remarquable degré, il conçut le projet de présenter toute l’histoire de l’Eglise dans un tableau synoptique. Ce travail eut un succès mérité, qui rendit bientôt nécessaire une seconde édition. Ce nouveau remaniement se fit avec le concours actif et éclairé du P. Vasco ; sa longue expérience’ des collèges, ses travaux d’érudilion, son tact litléraire le désignaient d’eux-raêmes pour une tâche de ce genre. Aussi la seconde édition de la Synopsis est-elle plus complète que la première.

  • Il ne. faut pas s’y tromper :* un . résumé

d’histoire ecclésiastique,qui de prime abord paraît être une chose si simple et si facile, n’est en réalité ni l’un ni l’autre. Il n’est guère possible de réunir en uu seul faisceau les points lumineux de l’histoire, sans avoir une connaissance approfondie de tout l’ensemble des événements, une grande sûreté de jugement. pour en faire un bon choix, enfin un esprit d’ordre et de système pour grouper dûment les faits principaux choisis entre mille. Les auteurs de la Synopsis nous semblent avoir été à là hauteur de leur mission : • /abondance des matières ne nuit en rien à leur ordre parfait; au contraire /enchaînement logique} harmonieux des principaux faits de /histoire donne, du premier coup d’œil, une idée de la vie séculaire de l’Eglise. Le tableau synoptique contient ; l3 La série chronologique des Papes depuis, saint Pierre jusqu’à Léon XIII; 2° celle des conciles œcuméniques et des plus importants conciles provinciaux; 3° les noms des pères et docteurs de/Église et-des plusnélèbres auteurs ecclésiastiques 4e les noms des sdintsles plus remarquables et des fondateurs d’ordres; 5$ les persécutions dont l’Eglise a étë.d’objet; 6° les triomphes-qu’elle à rem portés, sur ses ennemis; 7° enfin les erreurs et les hérésies qui ont surgi dans le cours dèsi siècles. / Inutile d’ajouter qu’une judicieuse et sévère critique a présidé à la composition de ce,tableau, /exécution typographique est aussi d’une exécution parfaite,, et nous croyons pouvoir affirmer qu’il ny a pas une seule erreurdansles nombreuses dates du tableau; Quant à son utilité au point de vue des études ecclésiasliques, qu’il nous guffisë de çit$c le§ paroles de Léon XRI : « Nous sommes convaincu, dit le Saint-Père dans son bref au P. Vaëco, de l’utilité d’un tableau où l’on embrasse d’un seul coup d’œil les principales époques de l’Église, la série des événements, des Pontifes, de leurs Iravaùx, de leurs victoires, » C’est.surtout aux maisons d’études ecclésiastiques, aux séminaires, aux collèges, que nous voudrions recommander ce tableau synoptique. Rien qu’en le regardant, les jëunes gens"y apprendraient la chronologie de l’histoire, qui est la base indispensable de ce genre d’érudition. Le- dépôt de la Synopsis se trouve à Turin, chez le P. Vasco, 23, via S.-Lazzaro. Nous apprenons la mort de notre regretté confrère M. Alexandre de Salies, rédacteur en chef de la L rance illustrée. Ses obsèques auront lieu aujourd’hui même, en l’église d’Auteuil sa paroisse. M. de Salies, surpris au milieu même de son labeur, est décédé à’l’orphelinat d’Auteuil, plus connu sous le. nom de l’œuvre de l’abbé Roussel. La pressé catholique perd en M. de Salis un écrivain distingué que sa rare modestie n’a pas permis au public d’apprécier suffisamment mais que regretteront profondément ses nombreux amis. SÉNAT Séance du i 7 mars PRÉSIDENCE DE M. LE ROYER, PRÉSIDENT La séance est ouverte à trois heures cinq minutes. Le procès-verbal de la séance précédente, lu par M. Edouard Millaud, l’un des secrétaires, est adopté après une rectification de M. 6arrisson. M. Margue, sous-secrétaire d’Etat au ministère de iJintérieur, dépose, au nom du ministre de la guerre, deux projets de loi, Tun portant une ouverture de crédit pour les funérailles du gèné- . ral Ghanzy, l’autre tendant à accorder une pension à la veuve du général Chanzy. Le Sénat adopte plusieurs projets de loi d’intérêt local. M.. Barthélémy Saint-Hilaire fait un rapport sur le projet de loi portant organisation de la juridiction française en Tunisie, Le rapporteur dit que la Chambre des députés n’a pas à proprement parlé modifié le projet voté’ par le Sénat. La Chambre, considérant que les projets qui engagent les finances de l’Etat doivent d’abord lui être soumis, a distrait la partie financière de la parLie organique. Dans ces condiliuns, la commission propose l’adoption du projet tel qu’il revient de la Chambre. M. de Gavardie s’élonneque la commission des finances ayant donné son avis sur ia question financière, cette commission ne vienno pas défendre ses conclusions et accepte la mutilation du projet, du moins sans traiter la question de principe. Pour lui, il croit que le Sénat pourrait voter le crédit. L’orateur demande que le projet soit renvoyé à la commission des finances. Le renvoi n’est pas prononcé. La discussion est ouverte sur le texte du projet, tel qu’il a été voté par la Chambre. Ëff. de Gavardie combat les dispositions du pro et qu’il considère comme contraiies au droit pénal. M. Faye. — Considérez que le système que vous critiquez a été appliqué durant quarante ans dans nos colonies, et qu’il s’agit d’un pays nouvellement organisé à ce point de: vue spécial. M. de Gavardie insiste; il considère les dispositions du projet comme attentatoires aux garanties nécessaires dans les matières criminelles. Le Sénat passe à la discussion des articles. L‘;8 articles du projet de loi sont mis en discussion. Après des observations de M. do Gavardie et de Al. Eayp, membre de la commission, les articles i à 5 sont adoptés. Les articles G à 19 sont adoptés. IvX. de Gavardie présente quelques observations sur ^ensemble du projet; il demande le renvoi de la discussion à lundi. Le renvoi n’est pas prononcé. L’ensemble du projet doJoi est adopté. Le Sénat décide que sa prochaine séance aura lieu lundi prochain à trois heures. M. Bems, au nom de la commission de comptabilité, lit un rapport sur une ouverture de crédit pour l’installation d’un ascenseur. M. Herve de Saisy demande ie renvoi â la rentrée de la discussion de la. résolution proposée par la commission do comptabilité; il préférerait que ie crédit disponible fôt employé à l’aménagement d’uqe salle où le public serait admis pour ses relations avec les sénateurs. &ï. Testelin défend le projet de résolution ; il est naturel do se préoccuper de la santé des sénateurs, qui n’ont pas tous la prétention d’être jeunes et d’avoir lo cœur ou les poumons en excellent état. (Rires.1 Le renvoi de ia aîscussion après la rentrée est prononcé. Lu séance est levée 5 quatre heures vingt minutes. CHAMBRE DES- RÉPUTÉS Sfenee du il mars PRÉSIDENCE DE M. BIU5SOIÎ, PRÉSIDENT La séance est ouverte à deux heures. M. le ministre de /instruction publique dépose le-projet de loi, voté par Je Sénat avec modifications, concernant la caisse des écoles et’demande l’urgence. M, Le Provost de Launay s’oppose à la déclaration d’urgence. L’urgence est déclarée, La Chambre adopte, à la majorité de 390 voix contre G7, un projet de loi ouvrant un crédit extraordinaire de 20*000 fr. pour les funérailles de M. Gambetta, et à ia majorité de 450 voix contre 2 un projet ouvrant un crédit de 10,000 fr. pour les funérailles du général Chanzy. La Chambre adopte également en première délibération un projet de loi relatif à l’aliocalion d’une pension exceptionnelle à la veuve du général Chanzy, et un projet de loi autorisant la ■revcrgibilitè au profil’ de Mme de Sahry de la pension allouée à sa mère Mme Bisson, sœur de renseigne de ce nom. L’orJrc du jour appelle la discussion d’unprôjef de loi concernant les crédits supplémentaires et extraordinaires. M. Haentjens dît qu’un certain nombre de crédits ont été sciemment omis lors de l’établissement du budget de 1833 et réservés pour faire l’objet de demandes supplémentaires. La commission du budget a repoussé alors des crédits, demandés par les ministres afin d’assurer l’èquilibro apparent du budget, et elle est maintenant obligée d’en convenir: àest une déplorable habitude. Avant de voter ,ues crédits, il faudrait savoir où l’on trouvera les fonds; il ne reste que 31 millions sur les excédents antérieurs, et il y a déjà 3a millions de crédits supplémentaires, Ou ne peut pas compter.sur des plus-values ; îe.compte qu. Trésor à la banque baisse, tous les jours; les cu/ses d’épargne donnent moins que Tannée dtr-uière; ii faudra recourir à la Dette fUUanle et elle est déjà beaucoup trop chargée; mieux vaudrait émettre de nouveaux titres Je Jq Dette consolidée* qui présentent moiqs dam gers dans l’éventualité d’uu§ ç?i$e. (Trè& bien k droite M. ïffrôrd, mmisîre des finances, répond que le gouvernement est obligé do consolider les fonds des caisses d’épargne en dette consolidée; que ce soit en 3 OjO amortissable, eu en 3 0i0 perpétueivi’eiT/t est je même. _ ]3 Y à toujours eu ët il y aura toujours des crêdits supplémentaires; mais /le geuveïnèfneîft s’efforce rie les réduire à te qui est. striefemeht indispensable* Beaucoup de lois qui sont votée# sur Einitialiye.parlementaire entraînent aussi des dépenses auxquelles il faut bien fournir. La Chambre passe à la ’ discussion dès arlfc des. - -M. Haentj en s critique le crédit supplémentaire demandé pour le personnel et l’administra* tiôn centrale des finances. ‘ Il y a des secrétaires particuliers, des chefs, des çhefs adjoints et des .aôus-chefs de cabinet, non-seulement pour le ministre, mais pour le sous;secrétaire d’Etaf, dont Futilité même n’est pas bien démontrée. Le nombre des directeurs et des sous-directeurs s’accroît à l’infini, chaque ministre vqulant à son .départ caser tous ses amis : c’est l’avis des écrivains les plus ^autorisés du parLi républicain. On pourrait mainlenir l’honorable M. Labuze dans le poste de sous-secrétûiro d’Elat auquel il paaaît tenir beaucoup. ,Tout en repoussant le crédit qui est demandé aujourd’hui, oh ferait des économies par ailleurs. M. le ministre des finances répond qu’il est seul dans son cabinet avec trois employés ,et que le ministère actuel a fait en celle matière toutes les. réformes réalisables. Il faudrait donc préciser les critiques qu’on croit avoir à faire. Quant au sous-secrélariat d’Etât, il a déjà ôté voté par le Parlement, et, en le supprimant, on ne ferait pas une grande économie, puisqu’il faudrait lo remplacer par un secrétaire général. (Très bien !) _ Le crédit est voté.. Après une discussion à laquelle prennent part MM. Julien,, Tirard, minïstre.des finances; Ilaent- [en3, Ribot, rapporteur ; Mèline, ministre de l’a- ” griculture, et Aiicot, l’ensemble du projet^ de loi est adopté à la majorité de 415 voix contre 5. L’ordre du jour appelle la première délibéra* Jion sur le projet de loi relatif à la négociation des valeurs mobilières. M. Sourigues, sur l’article i", déclare qu’il votera la suppression do l’exception de jeu ; cette suppression, moralisera le marché, mais à condition que certaines dispositions atténueront ce qu’une pareille mesure aurait de trop ah* solu. 5 Il faut non-seulement protéger les intermédiaires, mais aussi garantir rie public de bonne foi, qui peut céder aux excitations de certains intermédiaires. L’orateur a déposé un amendement qui intro* duit une pénalité contre les intermédiaires qui vendent à terme des valeurs autres que la Rente française, sans avoir reçu, soit les valeurs, soit un titre donnant droit au vendeur, ou à son cédant, d’exiger d’un tiers la délivrance des valeurs en question avant le jour d’échéance de ladite vente. 11 demande le renvoi à la commission. Naquet, rapporteur, ‘combat l’amendo* ment comme de nature à aggraver la jurisprudence existante. L’amendement n’est pas adopté. Le3 articles du projet sont successivement votés, et la Chambre décide qu’elle passera à la deuxième délibération. M. Jules Roche dépose lo rapport sur le projet de loi nfodifié par lo Sénat relatif à la do* talion do la caisse des écoles. (Lisez!) Le rapport conclut à l’adoption des modifies* lions introduites par le Sénat dans le projet de loi. La Chambre ordonne la discussion immé» dïafe. M. Le Provost de Launay dit que le Sénat, en faisant interveuir le conseil d’Etat pour juger les diificullés soulevées par cette loi, n’a pas donné une garantie sérieuse. Le Sénat a voulu faire des réserves pour lès dépenses de l’avenir, mais ces réserves n’ont aucune valeur ; les communes vont être mises en demeure de construire, et il faudra bien leur donnez des subventions. Lo projet de Joi est adopté à la majorité de 416 voix contre 30. M. Ribot dépose un rapport sur un projet de loi portant ouverture d’un crédit extraordinaire de 220,000 fr. pour l’organisation judiciaire en Tunisie. M. des Rotours dit que ce crédit sera certainement suivi de beaucoup d’autres. U serait bon que le gouvernement lit connaître l’ensemble de3 dépenses de l’occupalion en Tunisie. Le projet de loi est adopté par 359 yoîx contre 85. M. le président annonce que M. Ernest Lefèvre demande à interpeller le gouvernement sur les mesures qu’il compte prendre pour assurer la liberté politique et religieuse des ouvriers dans les entreprises des travaux publics, et notamment dans les mines. M. Jules Ferry, président du conseil. — Le gouvernement est à la disposition de la Chambre. . BS. Ernest Lefèvre expose qu’il s’est produit des abus intolérables dans une entreprise concédée par l’Etat à une compagnie royaliste et catholique. C’est sur ces faits qu’il entend d’abord appelé? l’attention du gouvernemental, d’accord avec le ministre des travaux publics, il demande la iïxa> lion do la discussion à lundi. La discussion est fixée à lundi. Lundi, à deux heures, .séance publique* Conseil municipal de Paris S&uice du IG mars Les deux propositions déposées par M. Jofirin a l’avant-dernière séance et tendant : l’une, au rétablissement do la garde nationale et l’autre à la création d’ateliers‘municipaux, de boulangeries, de boucheries, d’habitations municipales,etc., pour les ouvriers, donnent lieu à un incident au début de la séance. Quelques membres, parmi lesquels AL de Mên or val, demandent que le conseil renonce à la nomination d’une commission .spéciale chargée, de tes examiner, ce qui indiquerait que le conseil les rejette par la question préalable. Le conseil décide qu’il y a lieu de nommer cotte commission. AL Manier so plaint de’ ce que la police de Paris ne soit pas bien faite. Depuis quelques jours, te 14° arrondissement est en proie à des meutes de chiens errants qui le ravagent, sans que ^la police paraisse seulement s’en’douter. Plusieurs pcr. onnes sont mortes victimes de leurs morsures. ( D’autre part, un meurtre a été commis le 2i février au -eoihde la rue du Pont-Neuf et de la rue des Halles. Le meurtrier n’est pas encore découvert. AL Manicrinvito AL le préfet de police à faire connaître les mesures que compte prendre son administration pour prévenir le retour de ces faits. AL Marias Martin ajoute que la police dite municipale s’occupe principalement de politique. Lorsque la sécurité des citoyens et de leurs propriétés est menacée, la police est presque toujours absente. 11 y a quelques jours, en effet, il y avait fèîo chez le président de la République * les abords de-l’Elysée étaient bien gardés : mais* à quelques pas de là, faubourg. Saint-Honoré! vers deux heures du matin, un invité du président était assailli par des malfaiteurs au moment où il entrait chez lui, sans qu’aucun agent soïF venu a son aide. -M. Martin so^pîamt on cuire de ce que Pave-nue d’Antin, cù habite le prince Napoléon, soit surveillée par une brigade de police* H. le préfet de police répond que tes faits signa, tes par M. Martin sont ou controuvés ou exagérés. Il n’a pas connaissance, en ce qui lo concerne, des attaques dont il vient de parler. Quant bri^dp charêéc de veiller sur Le prince Napoléon, il qéciare qu’il n’a pas à s’expliquer là- (xCSSl^Si L’incident est clos» La nomination *’d la commission chargée d’o* xarnmer les propositions de M. Joflrin, donné neu à un très vif incident. Le scrutin auquel il est procédé ayant attribué des voix a un certain nombre de membres de la. droite, M, Marins Martin refuse toute candidature .en ces termes : » 4f, Marins Martin. — Non-seulement mes amis et moi décimons foule candidature, mais je tiens a déclarer que nous nous sommes abstenus de voter sur la nomination d’une commission chargéed examiner les propositions de M. Jolfrin. M. te colonel Mjirtin, —— Si l’on avait mis aux «01T i?Pris® en considération des propositions de M. Joffrm, j.aurawjvolè; contre. Je n’accepte pas dêtro membre d’une commission emi doit exa. mmo? des propositions que je trouve insensées.