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48e ANNEE. — NUMÉRO 76

LE NUMERO
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LA PRESSE
Fondée par ÉMILE DE GIRARDIN le 1er Juillet 1836.
Samedi 17 Mars 1883

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et à l’Administration du Journal.
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PARIS, 16 MARS 1883

LE MONOPOLE DES FABRIQUES


Nous ayons applaudi à la décision de la Chambre qui, dans la future loi municipale a dispensé les communes de toutes les dépenses du culte qui ne concerneraient point l’entretien des immeubles leur appartenant. C’est là une réforme importante qui fera de la liberté de conscience une vérité, les communes où la majorité n’est point catholique n’étant plus obligées d’entretenir les ministres d’un culte qu’elle réprouve. Ces communes ne sont peut-être pas bien nombreuses en ce moment ; quelques grandes villes profiteront seules sans doute de la permission qui va leur être octroyée de laisser les ouailles entretenir leur pasteur. Mais avec le temps et selon les progrès de la libre pensée toutes les communes de France adopteront le système de la séparation de l’Eglise et de la commune.

Une autre réforme tout aussi importante et intéressant à un aussi haut degré la liberté de conscience est à l’ordre du jour. Celle-ci serait d’une application immédiate et quotidienne.

On sait que les fabriques ont le monopole des Pompes funèbres. C’est l’Eglise catholique, apostolique et romaine qui est chargée de faire enterrer les catholiques orthodoxes et aussi les libres-penseurs, les protestants, les juifs, les mahométans, les grecs schismatiques, les anglicans, les bouddhistes et généralement les individus de toute religion plus ou moins répandue qui meurent sur le territoire continental de la France. L’Eglise, il est vrai, n’impose point aux hérétiques autres que les libres-penseurs le personnel et les emblèmes qui servent aux catholiques ; il n’en est pas moins humiliant pour les juifs et les protestants d’être obligés de recourir aux fabriques de leur ennemie pour leur propre enterrement. Quant aux libres-penseurs, on sait quelle lutte ils ont à soutenir toutes les fois qu’un des leurs rentre dans le néant sans avoir nettement exprimé ses dernières volontés ; l’Eglise s’empare de son cadavre et il est bien difficile de le lui faire lâcher.

Depuis douze ans, en province, surtout, des conflits éclatent quotidiennement a ce sujet ; pour peu qu’un membre de la famille du défunt entre dans les saintes vues de l’Eglise, le libre-penseur qui n’a pratiqué et admis aucune religion est bel et bien enterré selon le rite catholique, escorté d’un prêtre et de chantres qui répètent tout le long du chemin des antiennes lamentables.

Le mort ne les entend pas, et cela ne lui fait ni bien ni mal, à coup sûr ; mais ces chants et cet appareil froissent les amis qui partagent les idées philosophiques du défunt. C’est une mensonge d’autant plus déplaisant que l’Eglise catholique compte ses adhérents par le nombre de gens qu’elle baptise et qu’elle enterre, ce qui en comptant les libres-penseurs portés en terre catholiquement, mais malgré eux, permet de dire que la religion catholique est celle de la majorité des Français.

M. Lefebvre, député de Seine-et-Marne, a présenté une proposition ayant pour objet d’enlever aux fabriques le monopole des inhumations pour attribuer ce service aux municipalités. Ce principe a déjà été inscrit dans la loi municipale actuellement en délibération devant la Chambre. Mais il s’agit d’en régler l’application. M. Waldeck-Rousseau, ministre de l’intérieur et la commission chargée d’élaborer une loi spéciale sur cet objet se sont entendus hier.

Le mode d’inhumation sera réglé dans chaque commune par la municipalité, sous réserve de l’approbation préfectorale. Aucun établissement public ne pourra se rendre entrepreneur du adjudicataire du service des inhumations ; cette mesure a pour but d'écarter les fabriques, déjà exclues en tant que détentrices d’un monopole.

La loi détermine le strict minimum de matériel que la commune devra posséder. Ce matériel sera le même pour toutes les croyances et dépourvu de tout emblème religieux.

La faculté est donnée aux héritiers ou exécuteurs testamentaires d’ajouter à ce matériel tout ce qu’ils jugeront convenable. Ils pourront, de même, traiter avec les fabriques pour tout ce qui concerne les cérémonies religieuses.

Le tarif des inhumations sera dressé par le conseil municipal. L’inhumation des indigents devra se faire gratuitement et d’une manière décente.

Cette loi sera la bienvenue. Il y a longtemps qu’elle est attendue. D’autant mieux qu’indépendamment de tous les motifs qui intéressent la liberté de conscience il en est de purement matériels mais presque aussi graves. Les fabriques, en sus de leurs visées fanatiques ont des préoccupations de lucre qui leur font négliger beaucoup de convenances. Que de fois n’a-t-on pas vu des caisses de mort se briser sur la voie publique et laisser échapper leur contenu parce que le défunt était un pauvre diable qui n’avait pas laissé de quoi payer une boîte confortable.

Les municipalités feront les choses plus convenablement. Elles établiront cette égalité devant la mort qui dans une démocratie est aussi essentielle que la liberté de conscience.


NOS INFORMATIONS
L’EMPOISONNEMENT DU PRINCE GORTSCHAKOFF

On télégraphie de Berlin au Standard :

« En ce qui concerne le mystère qui entoure la mort du prince Gortschakoff, j’apprends que le docteur Schliep, médecin de l’impératrice a déclaré qu’il y a des raisons suffisantes pour conclure à un empoisonnement.

» Suivant Mme Braun elle-même et le domestique du prince, il est évident qu’on a administré du poison à l’ancien chancelier russe.

» On ignore cependant quel a été l’auteur de cet attentat. »

M. de Bismarck est, dit-on, fort ennuyé de cette découverte.

Il est fâcheux en effet que l’adversaire le plus capable du grand-chancelier meurt empoisonné à Baden, en Allemagne.


LA DYNAMITE À LONDRES
Londres, 16 mars.

Une explosion formidable a eu lieu hier soir, à neuf heures, dans le ministère du gouvernement local. Elle a causé une violente secousse, la façade du ministère a été très endommagée, toutes les fenêtres ont été brisées.

On a ressenti l’explosion jusque dans la Chambre des Communes.

Divers bruits courent sur la cause de cet évènement. Les derniers renseignements permettent cependant de croire que l’explosion est due à la dynamite.

À la Chambre des communes, sir Vernon Harcourt, répondant à M. Cross, a annoncé qu’une explosion vient de se produire dans le rez-de-chaussée du ministère du gouvernement local, que personne n’avait été blessé.

Le gouvernement ne peut faire aucune déclaration sur la cause de l’explosion jusqu’à ce que l’enquête officielle soit terminée.

Sir Vernon Harcourt ajoute que dans la soirée, vers sept heures et demie, une boîte renfermant une matière explosible a éclaté dans les bureau du Times, sans y causer aucun dommage sérieux.

L’édifice où à eu lieu l’explosion d’hier soir renferme les bureaux des affaires étrangères, ceux de l’Inde, des colonies, du ministère de l’intérieur et ceux du gouvernement local. C’est contre ces derniers que l’attentat a été dirigée. Il est maintenant établi que l’explosion a été causée par la dynamite. Les criminels en avaient placé une forte quantité sur le bord extérieur d’une fenêtre.

M. Gladstone, qui n’assistait pas à la séance des Communes, était chez lui lorsque l’explosion s’est produite. On sait que son hôtel est situé juste en face de l’édifice que l’on a tenté de faire sauter.

À la suite de l’explosion, les forces de la police ont été doublées à la Chambre des Lords et à la Chambre des Communes, des postes ont été établis dans les bureaux officiels du gouvernement. Des sentinelles ont été placées à la porte de tous les ministres.

Les journaux du matin sont unanimes à réprouver ce criminel attentat.

Le Times, parlant de l’explosion d’hier soir, dit qu’il faut la considérer comme une réponse des fenians au discours prononcé par M. Gladstone mercredi dernier.

L’organe de la cité ajoute que si les irréconciliables anglais pensent répondre par la dynamite à une action politique quelconques du gouvernement qui pourrait ne pas convenir à leur impatience, ils peuvent considérer comme passé irrémédiablement pour l’Irlande le jour des réformes législatives.

Le Times conclut en conseillant à M. Parnell et à ses partisans de ne pas perdre de vue ce fait.


LES TRANSPORTS D’OUVRIERS


On s’est souvent plaint des privilèges de certaines corporations pour les transports par chemin de fer. Les congréganistes n’ont pas manqué de se faire attribuer des prix réduits quand personne encore ne jouissait de cet avantage. Et cependant si quelqu’un a besoin de voyager à peu de frais, ce ne sont pas les membres des congrégations qui ont des vignes et des immeubles au soleil, des actions dans leur portefeuille, mais bien les ouvriers qui n’ont d’autre ressource que le prix de leur journée de travail.

M. Manger, député du Calvados, a pensé qu’il était temps de songer, après les instituteurs, les députés et les sénateurs, aux ouvriers en quête de travail, et, il a préparé le projet de loi suivant qui va être déposé sur le bureau de le Chambre, et qui a déjà été adopté par le Comité d’études des questions de travaux publics.

PROPOSITION DE LOI
Article premier

Tout ouvrier français quittant sa résidence pour aller travailler dans une autre commune sera exempté des impôts établis sur le prix des places des voyageurs transportés par les chemins de fer, en vertu des lois des 2 juillet 1838, 14 juillet 1855 et 16 septembre 1871.

Art. 2

Pour jouir de cette exemption, il devra présenter à la gare de départ son certificat délivré par l’autorité compétente de la commune qu’il quitte ; contre la remise de ce certificat, ou bon de réduction, il lui sera délivré un billet social lui donnant le droit de voyager en troisième classe.

Le prix de ce billet spécial sera établi en déduisant des tarifs en vigueur pour la troisième classe :

1° Les 29|154 qui représentent les impôts sur la grande vitesse ;

2° Les réductions que le ministre des travaux publics obtiendra des Compagnies de chemins de fer, en faveur des ouvriers français, comme compensation de l’abandon de l’impôt.

Art. 3.

Un règlement de l’administration publique désignera les autorités chargées de délivrer les certificats ou bons de réduction dont il est parlé ci-dessus et déterminera la forme desdits certificats.

On remarquera qu’il s’agit non des ouvriers qui se promènent pour leur agréments mais des ouvriers qui se rendent à un chantier.

Dans ces conditions on ne peut pas crier au privilège, au socialisme d’État.

C’est là une de ces réformes utiles de nature à améliorer la condition des travailleurs qui doivent faire l’étude contante du législateur.

Nous félicitons M. Manger de l’initiative qu’il a prise.


LA LIGUE


Hier soir plus de trois cents personnes se sont réunies à la salle Vélard, rue Saint-Marc, pour constituer la Ligue de la revision.

Parmi les personnes présentes à cette première réunion, nous pouvons citer MM. de Reignié, Massé, sénateurs ; Clémenceau, Girodet, Marius, Chavanne, Rosselle-Mollet, Talandier, Frébault, Brousse, de Hérédia, Hoques de Fillol, Marcou, Granet, Giard, Achard, Turigny, Brialou, Clovis Rugues, Laisant, Vernhes, de Douville-Maillefeu, Georges Perin, Boysset, Leporché, Datas, Lacôte, Courmeaux, Jean David, Tony Revillon, Gaillard, Cantagrel, Duvivier, Bourneville, Alype, Ménard Dorian, Desmons, députés;

Hovelacques, Songeon, Level, Reygeal, Maté, Michelin, Fiaux, Maillard, Guichard, Dreyfus, Dujarrier, Roussel, Mesureurs, Cernesson, Boué, Cattiaux, conseillers municipaux ; Lefèvre, Allaire, conseillers généraux ; Lopin, conseiller d'arrondissement.

Voici le procès-verbal de la réunion rédigé par les soins du bureau.

M. Barodet ouvre la séance. La réunion ayant un caractère absolument privé, il est résolu qu'un compte rendu, rédigé par le bureau, sera communiqué à la presse.

Les rédacteurs des journaux qui n'ont pas adhéré à la Ligue sont invités à se retirer.

Le bureau est ainsi constitué : MM. Laurent Pichat, président ; Barodet, Labordère, de Bouteiller, assesseur ; Camille Pelletan, secrétaire.

La réunion a décidé :

1° Qu'il était fondé une Ligue républicaine pour la révision, ayant pour objet d'organiser la République sur le principe de la souveraineté du suffrage universel;

2° Que la Ligue n'aurait aucun caractère électoral ;

3° Que le bureau serait chargé de rédiger des projets de manifeste et de statuts, des listes pour la nomination d'un comité de la Ligue, et qu'il convoquerait la Ligue pour le mardi 20 mars.

Le rédacteur du Temps, journal hostile à la révision, s'est retiré après un incident dont la discussion a duré près d'une demi-heure.


ÉCHOS DU JOUR


paris

Karl Marx, le fondateur de l’Internationale, est mort hier soir subitement.

Il a succombé à Argenteuil, chez son gendre, M. Longuet, rédacteur de la Justice.

Karl Marx était né à Trêves en 1818. Il débuta dans le journalisme à la Gazette rhénane de Cologne en 1842. Il vint à Paris deux ans après, lorsque la Gazette fut supprimée.

Vers 1847, Karl Marx se lança dans les études socialistes. Il publia la Misère de la philosophie, réponse aux Considérations économiques de Proudhon.

En 1852, il publia le Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte, et depuis la Critique de l’Économie politique (1859), et le Capital (1867), son œuvre la plus importante.

Karl Marx a toujours conservé une grande action sur l’Association internationale des travailleurs, dont il avait eu le premier l’idée et dont il a été directeur le plus actif. Le socialisme contemporain perd en lui le plus pratique de ses penseurs.

Le Citoyen et la Bataille est poursuivi pour divers articles publiés dans les numéros des 5, 9, 10, 11 et 12 mars.

Ce procès, qui viendra le 20 mars devant la onzième chambre du tribunal correctionnel, est intenté en vertu de la loi du 7 juin 1848.

Hier, dans la matinée, un commissaire de police s'est présenté au domicile de la citoyenne Louise Michel, 45, boulevard Ornano, et à demandé à lui parler.

Louise Michel n'étant pas chez elle ; sa mère seule s'y trouvait, avec une amie qui lui tenait compagnie. Le commissaire de police a dû se borner à opérer une minutieuse perquisition, qui, du reste, n'a amené aucun résultat.

Une dépêche de Tunis annonce que le général Forgemol et M. de Lesseps sont arrivés avant-hier, mercredi, dans cette ville. M. de Lesseps a reçu, à l'hôtel de la Résidence, où il était descendu, la visite du fils du grand-duc de Meclembourg Schwerin qui lui a remis, de la part de son père, le grand cordon de la couronne de Wendes.

Hier, jeudi, M. de Lesseps à quitté Tunis pour se rendre à Gabès, où se trouve actuellement le commandant Roudaire et donner son opinion définitive sur la possibilité de création d'une mer intérieure.

Aujourd'hui, que des nouvelles fortifications élevées à la suite de nos désastres sont terminés, on vient d'arrêter la délimitation des différentes zones de la servitude.

Voici quels sont les forts pour lesquels la délimitation est arrêtée :

Pour l’enceinte fortifiée de Paris : forts de Châtillon et de Chelles.

Pour Dijon : forts de Beauregard, la Motte-Giron, Haulteville, Varois, Sennecy.

Pour Albertville (Savoie) : forts de Tamie, Lestal, Dumont.

Pour le Havre : for du Mont-Joly.

Pour la Fère : fort de Vaudeuil.

La ligue des contribuables et des consommateurs s'est réunie hier, sous la présidence de M. Jean David, député.

Sur la proposition de son président, la réunion a décidé, à l'unanimité qu'une adresse serait envoyée en son nom à M. Yves Guyot, en témoignage des vives sympathies de la Ligue, et qu'elle se joindra aux électeurs du quatrième arrondissement, qui offriront lundi prochain à leur courageux conseiller municipal un banquet auquel tous les membres de la ligue se feront un devoir d'assister.

M. Lalanne a fait ensuite une conférence sur la suppression des octrois.

Sur cette réforme importante, M. Lalanne partage presque complètement les vues exposées à la Ligue par M. Yves Guyot il y a trois ans et approuvées le 8 juins 1880 par le conseil municipal de Paris.

Cette communication a été suivie d'une discussion à laquelle ont pris part MM. Pataud, Desmoulin, Serf, Théry et Leuvot.

L'ordre du jour de mercredi prochain, 21 courant, portera : De l'impôt sur le capital, par M. Louvot.

Une découverte importante, qui présente le plus grand intérêt au point de vue de l'histoire du Havre, a été faire dimanche dans cette ville, à la basse mer.

En face de la rue de Mer, au plus bas niveau laissé par l'eau qui s'était retirée jusqu'à la zone où vivent les éponges et les grandes laminaires, M. A. Noury a trouvé une très belle hache en silex du type quatrième chelléen.

Cette hache amydaloïde, en silex noir, mesure 19 centimètres de long sur 10 de large.

Quel est ce mystère?

La Bataille publie ce matin l'énigmatique entrefilet que voici :

Les citoyens qui pourraient fournir quelques renseignements sur un grand individu, maigre, moustache blonde très claire, pardessus gris verdâtre, qui, samedi dernier, a pris la parole à la salle du Pont d'Austerlitz, et a prononcé plusieurs fois le mot : Messieurs, en s'excusant de ne pas dire Citoyens, parce qu'il n'avait pas l’ha-

    1. DERNIERE HEURE ##