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TROISIÈME PROVINCIALE. - INTRODUCTION 203

ret mensuram, et non repugnaret iis quæ dicebantur à Magistro, neque ejus quàm aliorum esset elatiores spiritus, sed sciret quod absque DEO NIHIL POTEST FIERI.

3° — Autor Epistolæ hæc eadem Patrum illorum verba repetens, p. 226.

Patres nobis justum in Petro demonstrant, cui gratia sine qua nihil possumus in ea occasione defuit, in qua eum non peccasse dici non potest.

Troisième Lettre Apologetique de Monsieur Arnauld Docteur de Sorbonne ; à un Evesque. Dans laquelle il justifie la Proposition qui a esté censurée par une partie de la Faculté de Theologie , s. 1. (15 avril 1656), 17 p. in-4°.

p. I... La proposition qu’ils ont condamnée et qu’ils ont chargée de tant d’anathemes, n’est que la conclusion d’un plus long discours, dans lequel j’avois rapporté plusieurs passages des saints Peres, et particulierement de S. Augustin et de S. Jean Chrysostome, qui nous assurent que Dieu laissa tomber S. Pierre, pour apprendre à tous les justes par l’exemple de cet Apostre, qu’ils ne peuvent rien sans la grace de Dieu, et que si son secours leur manque, comme il manqua à S. Pierre, ils ne peuvent resister à la moindre tentation. C’est pour conclure ce discours que j’ay dit en repetant les paroles de ces saints Docteurs : Que les Peres nous montrent un juste en la personne de S. Pierre, à qui la grace, sans laquelle on ne peut rien, a manqué dans une occasion où l’on ne peut pas dire quil n’ait point peché.

Cette proposition n’est composée que de trois parties, et elles sont toutes trois tirées en termes exprez des paroles des saints Peres. J’ay dit, que ces Peres nous monstrent un juste en la personne de S. Pierre. Est-ce moy qui le dis de moy-mesme ? Ce sont les propres paroles de S. Augustin, que j’ay rapportées dans mon second Apologetique latin. JESUS-CHRIST, dit ce Pere, nous monstre en la personne de S. Pierre combien tous les justes doivent éviter la présomption : IN PETRO demonstrans, non in se quemquam juslum debere præsumere.