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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/477

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ÉCRIT DE JACQUELINE PASCAL 457

ne sont pas les douleurs qui l'ont fait mourir, n'ayant pu le faire si tost\

Cela m'apprend qu'encore que je fusse environnée et accablée de maux dans le monde, ils ne doivent pas estre le motif de ma mort au monde, et que comme il ne m'est pas commandé d'y vivre pour y souffrir plus longtemps, il ne m'est pas permis d'y mourir seulement pour les éviter.

XIII

Jésus est mort hors la ville.

Cela m'apprend que la première chose qu'il faut faire est de sortir du milieu du monde, pour mourir au monde.

XIV

i^uoy que Jésus mourust hors de la ville, il fut neant- moins accompagné de beaucoup de monde.

Cela m'apprend qu'encore que je ne puisse pas m'en séparer entièrement, ni quitter tout à fait les lieux où il habite, je ne dois pas laisser d'y mourir généreusement.

XV

Il est mort publiquement devant tous ceux qui l'ont voulu voir.

��I . « Sur ces paroles : il rendit l'esprit, qui marquent l'action de la volonté et non la contrainte de la nécessité ; et sur l'estonnement de Pilate quand on luy rapporte qu'il estoit desja mort. » — Note margi- nale qui renvoie à Matth. XXVII, 5o : « Amisit spiritum. » Joan. XIX, 3o : « Tradidit spiritum. » (Les deux autres évangiles ont, tou- jours d'après la Vulgate, expiravit) — et à Marc, XV, 44 '■ « Pilatus au- tem mirabatur si jam obiisset. »

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