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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/409

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LETTRES DE JACQUELINE PASCAL 389

M'* [Daujat] qu'on avoit nommé pour l'exécution faillit il estre maltraité. Sur les 9 heures'^, M"" le ... entre au Palais suivy de M"^ de Beaufort, de M' le duc de ... et de

��I. A : Donjay,G : Do/i/ai, par erreur, je crois. Daujat était conseil- ler à la Grand'Chambre du Parlement.

a. A : fut prest d' estre.

3. Les Manuscrits donnent la leçon : M. le Prince entra au Palais, suivy de M. de Beaufort, de M. le duc de Sully, et de M. le Maréchal d'Estampes. Il est clair que les noms propres ont été ou devinés ou plutôt restitués parle copiste, en partant de l'hypothèse que la lettre étaitde 1602. Mais ni Condé, qui est désigné par l'expression de M. le Prince, ni Gaston d'Orléans, dont Condé aurait regretté l'absence, n'étaient, en 16^9, parmi les Frondeurs ; de même, pour le duc de Sully, gendre du chancelier Seguier: c'est en mars 1662 qu'il prit parti contre Mazarin, en laissant passer le pont de Mantes aux auxi- liaires allemands et espagnols (Ghéruel, Histoire de France sous le ministère de Mazarin, t. I, 1882, p. 182). Enfin, il n'y avait pas de ma- réchal d'Etampes, en iG/ig ; ce fut seulement en janvier i65i que la Ferté-Imbault fut promu à la dignité de maréchal de France, et prit le nom de Maréchal d'Etampes (Ghéruel, /f/stoire de France pendant la mi ■ norité de Louis XIV, t. IV, 1880, p. 24o). — Pour les noms des Fron- deurs qui assistèrent à la réunion du Palais, nous avons deux témoi- gnages concordants. L'Histoire du temps (Rouen, 1649, p. ^^7) contient, à la date du mercredyS mars ^^'^P» l'indication suivante : «Ge jour tou- tes les chambres assemblées, où se seroient trouvez Messieurs les ducs d'Elbeuf, et de Beaufort, le maréchal de la Molhe, et le Coadjuteur de Paris... » Voici quelques extraits du récit de Retz (Mémoires, éd. Feillet, t. II, 1872, p. 3i3-3i5) : « Le lendemain, qui fut le 3 de mars,... M. de Beaufort, ayant pris ce temps, de concert avec M. de Bouillon, avec le maréchal de la Mothe et avec moi, pour essayer d'animer le Parlement, parla, à sa mode, contre la contravention... Il n'y eût eu personne qui n'eût jugé que le traité allait être rompu. Ge ne fut plus cela un moment après. Les gens du Roi revinrent de Saint-Germain ; ils rapportèrent des passe-ports pour les députés, et un galimatias, à proprement parler, pour la subsistance de Paris... Ge galimatias ne laissa pas de passer pour bon dans le Parlement ; l'on ne s'y ressouvint plus du tout de tout ce qui s'y était dit et fait un instant auparavant, et l'on se prépara pour aller, dès le lendemam, à la conférence, que la Reine avait assignée à Ruel. ». Il est à remar- quer que Retz se sert du même mot que Jacqueline Pascal pour ca- ractériser les discours du chancelier Seguier.

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