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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/377

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LETTRE DE FLORIN PERIER A BLAISE PASCAL 361

superficiem ipsius Telluris, non superare très Leucas* : neque enini majorem aiunt requiri acris altitudinem ad œquili- brium loties praediclum constituendum. Frustra, inquam, id concludere tentarunt^ ; cum ex Mechanicœ principiis id tantum concludere liceat, majorem esse in superficie Terra; elementorum pressionem, quam longius ab ipsa superficie in altum ascendendo : ac idem futurum esse in amplissimo systemate, cujus etiam omnes partes nisu mutuo ac reci- proco ferentur ad se invicem, ut arcte cohaereant ; prœcipue vero si in centro talis systematis (quod in hoc nostro fit) poten- tissimum omnium corporum quœ taie systema componunt, collocctur^.

Vale.

Idibus Maij 16US'\

Parisiis.

��1. Voir plus haut l'objection soulevée par Torricelli contre sa propre hypothèse et que Robersal avait reprise à son tour (t. II, p. i/i), et l'extrait de la Responsio de Pierius dans les notes de notre introduction à la seconde narration, p, 290. Les six milles dont Picri\is attribue l'estimation à Roberval font à peu près trois lieues.

2. Le Récit de la Grande Expérience ne fait aucune allusion à une mesure de la hauteur totale de l'atmosphère; de même, dans le Traité de la Pesanteur de la masse de l'Air, Pascal se propose de déterminer le poids, et non la hauteur, de la masse atmosphérique (infra, t. III, p. 262. Rohault déduit de l'expérience du Puy-de-Dôme « que la hauteur de toute la masse de l'air, qui contrepese à celle de vingt sept pouces et demy, est de quatre mil cinq cens quatre-vingt-trois toises et un tiers. « (^Traité de physique, 1671, i^'^ par., chap. 11, § 47)- [la lieue était de 2000 ou 25oo toises, infra, t. III, p. 25 1] — Mariotte, tenant compte de la variation croissante des couches atmos- phériques, dont on voit que Roberval avait nettement compris l'impor- tance, arrive aune estimation qui va jusr^uà 3o lieues (^Discours sur la Nature de l'Air, 1676, apud Œuvres, Leyde, 1717, p. 17G).

3. Voir VAristargue de i644, p- 3.

/i . Date qui devait figurer au début de la Seconde Narration et qui a été transposée par le copiste {uide supra ^ p. 28b).

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