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Page:Œuvres de Blaise Pascal, II.djvu/35

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PREMIÈRE NARRATION DE ROBERVAL SUR LE VIDE 19

quod per mechanica instrumenta non sit possibile aquam ele- vari in fistula, seu canali ultra octodecim ulnas, quapropter intellexi, nec posse ab eadem virtute contiguante elevari mer- curium usque ad secundum ulnam, ob excessum ejus gravita- tis super gravitatem aquae : quapropter me incessit ingens cupido parandaî ejusmodi fistulae ex vitro, quatenus ad oculum dirimerem quaestionem celeberrimam, disputatam a mundo erudito. Feci, et vidi oculis meis

Locum sine locaio

Corpus motum successive in vacuo

Lumen miUi corpori inhœrens. »

Au moment où il recevait ce livret, Mersenne était en train d'écrire la première Préface de ses Reflectiones ; il s'interrompt aussitôt pour raconter ses entrevues à Rome avec le P. Magni, le conseil qu'il lui a donné de lire les Principes de Descartes, Puis, venant à l'analyse et à la critique de la Demonstralio ocularis, il rappelle ce qu'il a dit de Torricelli dans le com- mencement de sa Préface et dans son dernier chapitre : nec addere [velim], continue-t-il, Clarissimum Paschalium Rotho- magi dudum plures hujusce vacui ohservationes, quam ullum alium fecisse . . . Il mentionne l'expérience sur le vide faite soit avec du vin, soit avec de l'eau, dont Torricelli avait peut- être prévu le succès, mais qu'il n'avait pas faite lui-même : quod licet Clarissimus Torricellius prœvidisset, minime tamen, puto, fuerat expertus.

Le 20 septembre, Roberval écrivit une lettre à des Noyers qui fut immédiatement imprimée ^ et par l'intermédiaire de son destinataire envoyée au P. Magni. C'était un exposé magis- tral des expériences de Pascal à Rouen, auxquelles Roberval

��I, Vide infra, p, /jgi. Nous ne connaissons pas d'exemplaire de l'impression originale; la Bibliothèque Mazarine possède, n^ 56559 et n° i4i20, un exemplaire des deux réimpressions faites par Magni lui-même. Cf. infra, p. 507-509.

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