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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/263

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VERS DE JACQUELINE PASCAL 21S

A MADAME DE MORANGIS, SOiNNET.

Juillet 1638:

Pour bien peindre Philis, vray miracle des deux, Ses divines vertus qui n'ont point de pareilles, Les appas de son corps, qui captivent nos yeux, Et ceux de son esprit qui charment nos oreilles,

Je dirois que son œil, tousjours victorieux. Fait que tous les mortels lui consacrent leurs veilles, Que ses attraits sont tels qu'ils captivent les dieux. Et les font estonner de leurs propres merveilles.

Mais pour bien exprimer ses rares qualitez, Ma peinture n'a pas d'assez grandes beautez ; Tousjours de mes couleurs quelqu'une est mal plaisante.

Quittons donc ce dessein plein de témérité, Car je ressens, pour peindre une divinité, Mon pinceau trop grossier et ma main trop pesante.

��DIXAIN.

Juillet 1638.

Claris, ne soyez pas cruelle A Tesgal que vous estes belle;

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