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Page:Œuvres de Blaise Pascal, I.djvu/256

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208 ŒUVRES

��A MADAME DE MORAîîGIS*.

��STANCES ACaOSTICHES.

��Avril 1638.

��h^oëtiques pensers qui ranimez ma veme, ffia ! vous me surmontez ; helas ! je n'en puis plus.' »-^e m'abandonne à vous, ma résistance est vaine, tr^es soins que vous prenez ne sont point superflus. Won dieux, d'où me naist [donc]^ cette insolente envie; Wt quoyl puis-je [songer] à mal louer Silvie?

Retirez-vous, pensers;... noni vous m'avez charmée; Hout obstacle, aysement, je pourray surmonter, Knfm vous me rendez tout à fait enflammée tJu dessein que j'ay pris de vous bien contenter. Wt pour mieux satisfaire à notre belle envie, gon esprit se dispose à bien louer Silvie.

O desseins trop hardis, qui transportez mon ame,

Ze troublez plus, de grâce, un esprit abattu.

Hous mes eff'orts sont vains, et quoy qu'ils soyent de flamme

i^ls me semblent trop bas pour sa haute vertu.

L^e m'inspirez donc plus une trop haute envie I

i-ne puis bien adorer, mais non louer Silvie.

��1. Voir la Vie de Jacqueline par sa sœur, supra, p. ii45.

2. Les mots entre crochets manquent dans le i^r recueil Guer-

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