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l’auteur des Mémoires, — en l’espèce Robespierre — le dépit éprouvé lors du concours d’Amiens aurait étouffé à jamais en lui les velléités d’éloges académiques. Si nous prenons sa déclaration au pied de la lettre, l’éloge de Dupaty ne pourrait être attribué à Robespierre.

L’Académie d’Arras était d’ailleurs en relations suivies avec celle de la Rochelle ; des membres honoraires de la Société littéraire d’Arras étaient en même temps membres de l’Académie royale des Belles Lettres de la Rochelle. Tel était le cas de M. d’Açarq[1] avocat au Parlement, maître de langues à Paris et plus tard professeur de langues et de Belles Lettres françaises à l’École royale militaire[2], membre en outre des Académies de Florence et de Dunkerque[3].

Il est possible que Robespierre ait connu Daçarq, qu’il ait été mis par lui en relations avec les membres de l’Académie de la Rochelle. Mais jusqu’à preuve du contraire, rien ne nous permet d’inférer que l’éloge de Dupaty soit l’œuvre de Robespierre. D’autres plus heureux résoudront peut-être cette question d’attribution.



    tion à l’Académie royale des Belles Lettres de la Rochelle. À Amsterdam, MDCCLXIII, in-8°, 179 p.

  1. Van Drivai, Histoire de l’Académie d’Arras, p. 245.
  2. Les Robespierre, monographie bibliographique, Paris, mars 1863, p. 9.
  3. J. P. Daçarq, octogénaire, devenu instituteur républicain, s’était désannobli. Il finit à Saint-Omer, comme juge au Tribunal civil et criminel du département du Pas-de-Calais, après avoir composé en l’an VII un « Petit recueil de vers françois et de vers latins frappés depuis et pour notre Révotion philosophique. » À St-Omer, de l’Imprimerie de Fertel, rue de l’Instruction an 7, 28 p. in-8°.