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Page:Œuvres complètes de Blaise Pascal Hachette 1871, vol1.djvu/426

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Bereschit Rabah, par R. Osaia Rabah, commentaire de Mischna.

Bereschit Rabah, par Naconi, sont des discours subtils, agréables, historiques et théologiques. Ce même auteur a fait des livres appelés Rabot.

Cent ans après le Talmud Hierosol., fut fait le Talmud babylonique, par R. Ase, par le consentement universel de tous les juifs, qui sont nécessairement obligés d’observer tout ce qui y est contenu, année 440. L’addition de R. Ase s’appelle Gemara, c’est-à-dire le commentaire de Mischna. Et le Talmud comprend ensemble le Mischna et le Gemara.

28. — Jérémie, xxiii, 32, les miracles des faux prophètes. En l’hébreu et Vatable, il y a les légèretés.

Miracle ne signifie pas toujours miracle. I Rois, xiv, 15, miracle signifie crainte, et est ainsi en l’hébreu. De même en Job manifestement, xxxiii, 7. Et encore Isaïe, xxi, 4 ; Jérémie, xliv, 12. Portentum signifie terreur, Jér., l, 38 ; et est ainsi en l’hébreu et en Vatable. Is., viii, 18 : Jésus-Christ dit que lui et les siens seront en miracles.

29. — « Il a le diable. » Joh., xx, 21. Et les autres disoient : « Le diable peut-il ouvrir les yeux des aveugles ? »

29 bis. — En montrant la vérité, on la fait croire ; mais en montrant l’injustice des ministres, on ne la corrige pas. On assure la conscience en montrant la fausseté ; on n’assure pas la bourse en montrant l’injustice.

Les miracles et la vérité sont nécessaires, à cause qu’il faut convaincre l’homme entier, en corps et en âme.

30. — Juges, xiii, 23 : « Si le Seigneur nous eût voulu faire mourir, il ne nous eût pas montré toutes ces choses. » — Ézéchias. —Sennachérib. — Jérémie, xxviii ; Hananias, faux prophète, meurt le septième mois. — II Mach., iii, 24 : Le temple prêt à piller secouru miraculeusement. — II Mach., xv. — III Rois, xvii, 24 : La veuve à Élie, qui avoit ressuscité l’enfant : « Par là je connois que tes paroles sont vraies. » —III Rois, xviii : Elie avec les prophètes de Baal.

31. — Le peuple, qui croyoit en lui sur ses miracles, les pharisiens leur disoient : Ce peuple est maudit, qui ne sait pas la loi ; mais y a-t-il un prince ou un pharisien qui ait cru en lui ? car nous savons que nul prophète ne sort de Galilée. Nicodème répondit : Notre loi juge-t-elle un homme devant que de l’avoir ouï[1] ?

32. — Et ingemiscens ait : Quid generatio ista signum quærit ? Marc. viii, 12. Elle demandoit signe à mauvaise intention. Et non poterat facere ; et néanmoins il leur promet le signe de Jonas, de sa résurrection[2], le grand et l’incomparable.

Abraham, Gédéon, sont au-dessus de la révélation. Les juifs s’aveugloient en jugeant des miracles par l’Écriture.

Donatistes. Point de miracle, qui oblige à dire que c’est le diable.

33. — Figures. Les prophètes prophétisoient par figures, de ceinture, de barbe et cheveux brûlés[3], etc.

  1. Jean, vii, 49.
  2. Matt., xii, 39.
  3. Dan., iii, 94.