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Page:Œuvres complètes, Impr. nat., Actes et Paroles, tome III.djvu/67

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LES CHATIMENTS. 59

nationale, est dépositaire de la somme de 3.470 francs, reliquat de la recette produite par les lectures publiques des Châtiments. « Le comité a cherché, sans y réussir, l’application de ce reliquat à des engins de guerre.

« Il ne croit pas pouvoir conserver cette somme dans la caisse sociale. En conséquence, il m’a chargé de la remettre entre vos mains, parce que vous avez sctil le droit d’en disposer.

« Veuillez agréer, cher et illustre collègue, l’expression respectueuse de notre cordiale affection.

« Pour le comité :

« Le président de la séance,

« Altaroche.

« he délégué du comité,

c Emmanuel GonzalÈs. >

AUDITIONS DES CHATIMENTS.

COMPTE RENDU.

Recettes :

1", 2* et 3* séances 16.817 fr. 90.

Dépenses :

Frais généraux des représenutions, suivant détail 2.747 fr. 90 ) r Versement au Trésor pour 2 canons, suivant reçu 10.600 » ) i-i’t/ Solde 3-470 fr.

M. Victor Hugo a prié le comité de garder cette somme et de l’employer à secourir les victimes de la guerre, nombreuses parmi les gens de lettres que le com^ité représente.

Concurremment avec ces représentations, le Théâtre-Français a donné, le 25 novembre, une matinée littéraire, dramatique et musicale, où M"* Favart a joué dona Sol (cinquième acte (THernani), et M°" Laurent, Lucrèce Borgia (cinquième acte de Lucrèce Borgia), où M"°* Ugalde a chanté Patria. — Boo^ endormi [Légende des siècles) ; le Revenant [Contemplations), les Paroles d’un conservateur à propos d’un perturbateur [Châtiments) ont complété cette séance, qui a produit, au bénéfice des victimes de la guerre, une recette de 6.000 francs. M. Victor Hugo n’a assisté à aucune de ces représentations. Indépendamment des représentations et des lectures dont on vient de voir le détail et le résrdtat , les Châtiments et toutes les œuvres de Victor Hugo furent pour les théâtres, pendant le siège de Paris, une sorte de propriété publique. Quiconque voulait organiser une lecture pour une caisse de secours quelconque n’avait qu’à