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Nietzsche - Fragments posthumes : Septembre 1870 - Janvier 1871




Septembre 1870 - Janvier 1871
5. U I 3-3a. Heft. 125 fragments.



5 [1]Modifier

Pensées sur

« la tragédie et les

esprits libres »


« Und sollt' ich nicht, sehnsüchtigster Gewalt,

In's Leben ziehn die einzigste Gestalt ? » Faust.[1]

Automne 1870.


5 [2]

Nous ne devons redouter aucun gouffre de la réflexion, afin de trouver la tragédie près de ses mères.[2] Ces mères sont volonté, illusion, douleur.

22. Sept. 1870.


5 [3]

« Transformation et formation de la germanité par la musique. »


5 [4]

Goethe de Klopstock :

et pourtant il conduit lui-même la surépique croisade sur la colline du Golghota, pour honorer des dieux étrangers.


5 [5]

facultas lacrimatoria


5 [6]

Comme épigraphe, la phrase de Tite-Live :

« À notre époque, nous ne pouvons supporter ni nos vices, ni leurs remèdes. »[3]


5 [7]


Le fatum.
L'oracle.


5 [8]


1 Apollon et Dionysos.
2 Socrate et la tragédie.
3 La tragédie, construction, chœur, tétralogie
c.à.d. origine essence dissolution.
L'esthétique aristotélicienne.


5 [9]

Introduction. Formation de la jeunesse d'après de nouveaux principes, avec l'aide du théâtre.

Protection contre le mépris de la religion. La formation savante n'est d'abord possible qu'après les expériences, les événements, la conquète de visions du monde. « Quelques années d'hellénité. » La moralité est une condition, en particulier chez l'être allemand.

Ou chapitre de conclusion. Tragédie comme moyen de formation.


5 [11]

Sophocle à propos d'Éros dans La République de Platon 3.[4]


5 [12]

Socrate dit de la poésie dramatique, Rép. X 4 : « Dépouillés de la coloration de la magie musicale et récités pour eux-mêmes selon la seule cadence — ils ressemblent alors aux visages des jeunes hommes, mais sans beauté, quand ils perdent l'éclat de la jeunesse. »


5 [13]
Sur Œdipe à Colone.

v. 7. Résignation apprise par le malheur, longue vie et âme noble.[5]


5 [15]

Platon fait d'importantes recherches sur la signification de l'ivresse et de la beuverie eu égard à l'élevage du peuple. 1er et 2e livres des Lois.[6]


5 [16]

Le chœur dans la tragédie comparé avec l'orchestre ?
La comparaison est rendue compréhensible par la généralité ? Comment ?


5 [20]

L'orchestre développe pour notre ouïe instruite les mouvements orchestiques des émotions, c'est la danse des sentiments rendue sensible.


5 [22]

« La tragédie et les esprits libres. »

Considérations
sur
la signification éthico-politique

du drame musical.


5 [23]

Dépassement des Lumières et de ses principaux poètes.

L'Allemagne comme la Grèce marchant à rebours : nous avons atteint la période des guerres médiques.


5 [27]


Illusion de l'individu.

Amour de la patrie.
Confession.
Sexe.
Science.
Libre arbitre.
Piété.


5 [29]

« Socrate, fais de la musique » comme chapitre de conclusion.[7]


5 [35]

Il est naïf de croire que nous pourrions jamais sortir de cette mer de l'illusion. La connaissance est complétement non-pratique.


5 [37]

« Homme » signifie « penseur » : là se trouve la folie.


5 [38]

Notre développement musical est l'engendrement de la pulsion dionysiaque. Elle dompte peu à peu le monde : elle dompte l'art dans le drame musical, mais aussi la philosophie.

La musique entièrement saine — à côté de l'effrayante déchéance de la culture épique.


5 [39]

« L'homme ne conçoit jamais à quel point il est anthropomorphique », dit Goethe.[8]


5 [41]


Le drame musical et les esprits libres.


5 [42]

La tragédie et les esprits libres.

Considérations

sur

la signification éthico-politique

du

drame musical


5 [48]

L'apogée de notre civilisation épique c'est Goethe en Italie.


5 [51]

Religion et philosophie ont en Inde absordé tous les instincts pratiques. La connaissance comme intuition et instinct —


5 [52]

Idées fixes, p. ex. le Saint-Sépulcre aux mains des incroyants.


5 [53]

Rigveda, Livre X, Hymn. 129.

« Et l'amour s'empara d'abord de l'Un,
Premier soleil créateur de l'ardeur spirituelle,
Méditant en leur cœur de sages voyants sentirent
L'ancien lien qui lie l'être au non-être. »


5 [75]

Partie I.
Instinct illusion et art.

Partie II.
Le drame musical.

Partie III.
Socrate et les esprits libres.


5 [76]

La volonté en tant qu'unique
L'intellect conscient.


5 [86]

L'unité de l'œuvre d'art dramatique —


5 [92]

Pensée et être ne sont en aucun cas la même chose. La pensée ne peut qu'être incapable d'approcher l'être et de le saisir.[9]


5 [125]

Socrate ne se fit pas initier aux Mystères.

RéférencesModifier

  1. Goethe, Faust II, 7438-7439.
  2. Voir Goethe, Faust II.
  3. [[Auteur:Tite-Live|]], Histoire romaine, préface : « [...] ad haec tempora quibus nec uitia nostra nec remedia pati possumus perventum est. »
  4. [[Auteur:Platon|]], La République, 329 b-d.
  5. « Qui accueillera aujourd'hui, avec de maigres dons, Oidipous errant, demandant peu et recevant moins encore ? ce qui me suffit cependant, car mes misères, le long temps et ma grandeur d'âme me font trouver que tout est bien. » Traduction Leconte de Lisle.
  6. [[Auteur:Platon|]], Lois I et II.
  7. Cf. Phédon, [[Auteur:Platon|]].
  8. Goethe, Maximes et réflexions, 203.
  9. [[Auteur:Parménide|]], Fragments : « car le pensé et l’être sont une même chose. »