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Livre:Souza - Où nous en sommes, 1906.djvu

Souza - Où nous en sommes, 1906.djvu
TitreOù nous en Sommes Voir et modifier les données sur Wikidata : la victoire du silence
AuteurRobert de Souza Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionLibrairie H. Floury
Lieu d’éditionParis
Année d’édition1906
BibliothèqueGoogle
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Par chapitres

AVANT-PROPOS 5

Un hommage de M. Harduin, du Matin. — Le nombre vit, les solitaires existent.

Le conglomérat des minorités soutient tout.

Minorités qui se dissolvent aux points de surface. —

Noyaux intangibles donnent la solidité.

L’une des intangibles se défend.

Une critique de presse-papiers. — La conscience] et le devoir de la critique positive.

I. — LIQUIDATION.

Année 1900 7

Nous sommes morts. — Les premiers fossoyeurs. — L’enterrement du mystère.

Année 1901 10

Opinions pour l’Amérique. — Le Testament poétique. — La « Réforme de la prosodie » par l’Académie. — Le Congrès des poètes. — Le Collège d’esthétique moderne. — Le « Syndicat » des poètes. — Le prix Sully Prudhomme.

Année 1902 14

Le Centenaire de Victor Hugo. — Les Ecoles : L’Ecole française. — La Renaissance latine. — La Renaissance classique. — L’Humanisme. — Le Naturisme. — Un mort se secoue. — L’Ecole des somptuaires.

Année 1903 20

Le Rapport de M. Mendès. — Imaginations péruviennes. — Le vers libre « importé d’Allemagne, comme une conquête, comme un asservissement de la prosodie française. » —Différence avec le Rapport de Théophile Gautier.— La « Critique alimentaire ».

Année 1904 24

Cela continue. — L’Intégralisme. — Les morts publient leurs souvenirs. — Les défenseurs : M. André Beaunier. — L’Ermitage et l’Occident. — Elucidations.

Le silence parle 29

Simple dignité. — Les groupements libres. — Prouver sa vie. — Reconfusion de l’art lyrique et de l’art oratoire. — Emprunts au symbolisme. — Œuvres maîtresses. — La victoire du silence. — Parler quand même : la foi ne peut se taire. — Les œuvres provo- quent l’action. — Injures-tremplins. — Examen de conscience.

Notes 126

La résurrection du « merveilleux » français. — Les méfaits d’une anthologie. — M. Retté et M. Mendès. — Les symbolistes existent seuls selon M. Vannoz.

II. — UN PEU D’APOLOGÉTIQUE

Le symbolisme 35

Le symbolisme est la vie même. — L’expression directe et le symbole. — L’âme des choses. — Correspondance. — Le symbole et l’allégorie selon M. G. Pellissier. — Spontanéité et ingénuité.

Suggestion. — Le symbolisme et l’impressionnisme. — Dix livres d’exégèse. — Le symbolisme et M. Brunetière 39

Destruction des clichés 39

I. — Racines profondes ; Tristan l’Hermite. — Décou- verte absolue : dégagement de la poésie 40

II. — L’en-deçà parnassierret le par-delà symboliste. — Le poème : sa construction spéciale. — L’idée lyrique. — L’idéalisme symbolique 41

III. — Le sensibilisme mystique ou le sens du mystère quotidien 42

IV. — Union de deux affluents, l’un de volonté, « idéalisme constructif » (Stéphane Mallarmé), l’autre d’instinct, le réalisme sentimental (Paul Verlaine) 43

V. — Poésie personnelle et directe en même temps qu’universelle. — Simplicité, soumission aux choses. — Les symbolistes seuls poètes vrais. — Le sensibilisme naturien 44

Le poète est celui qui pense par les sens.

Notes 129

La beauté du vers selon Tristan l’Hermite. — Le sentiment remis en honneur par le symbolisme. — Les manifestes, simples actions en retour.

Son influence 46

Influence heureuse et considérable. — A imprégné les autres arts. — « Idéoréalisme ». — A soutenu la poésie pure 47

La grande expansion au dehors. — L’influence romantique et l’influence symboliste par deux manières opposées. — Les romantiques sur des tréteaux. — Hernani, grossier tapage. — Comment on fabrique une victoire. — Les deux théâtres originaux du xix« siècle : Alfred de Musset et Maurice Maeterlinck 50

Nos contacts avec le « grand public » réussirent. — Hostilité de la presse et des revues. — Editeurs romantiques et éditeurs symbolistes 52

La cascade romantique et la source symboliste.

La technique 53

Nécessité des préoccupations techniques. — L’empirisme romantique. —Discussions publiques, faits de conscience. —Levers libre, trouvaille ou abomination. — Il n’y a pas de vers libre 55

Etiquette d’usage. — La valeur en art du terme loi.

Destruction des clichés. — I. Le vers libre répond à des conditions physiologiques et scientifiques exactes. — Ses bases historiques : dans ses rapports avec la langue, avec l’accent, avec les coupes tradition- nelles du vers, avec les mesures impaires, avec les formes dépassant douze syllabes. — Renoue, contre la préoccupation étrangère du mètre, la tradition française du rythme 56

II. — Ne détruit pas l’alexandrin, le met à sa place 59

III. — Vers libre de transition. — Impuissance de certains à sentir rythmiquement 60

IV. — Ne brise rien : développe les réformes de Victor Hugo 61

V.— Rejette, comme les moyens de tout art, des rapports imposés d’avance. — Oppose de véritables lois à des procédés. — Souffre seulement d’une période de déchiffrement 62

VI. — Nouveauté d’invention, condition de beauté ; l’art, conquêtede l’esthétique sur le non esthétique. 63

VII. — Lois vers libristes comparables à celles des autres arts. — Distinction entre les arts visuels et les arts auditifs 64

Principes généraux. — Lois de mouvementées syllabes, les accents passionnels, le vers, la strophe). — Lois d’harmonie (valeur phonique et tonale, le rôle de l’assonance ou de la rime 64

VIII. — Objections. — Le rythme du vers et le rythme de la prose 66

L’accent rythmique et la phrase grammaticale. — Le « rejet » en prose 68

Le vers libre ne supprime rien.

IX. — Ne reconstruit pas inconsciemment des alexandrins. — Modification possible de toute figure dans le temps. — Faculté d’attraction du nombre douze et du nombre huit 69

Lutte de tous les arts du mouvement contre leur facilité. — Toute œuvre de mouvement n’offre de fixe que la volonté de l’artiste 70

X. — Le vers libre supérieur au vers trop métrique et à la prose trop rythmique. Le vers libre est la parole même, émotionnelle 71

M. Sully-Prudhomme et les routines de métier. — Le vers libéré, facilités 72

Le vers libre seul logique. — Les rhétoriqueurs et les poétiqueurs, patrons de la vieille versification. — Empiétements de la langue d’oc 74

Lien étroit du vers libre et du symbolisme, selon une double tradition. — Le vers libre encore à ses débuts. — Tradition académique et tradition organique.

Notes 130

Les règles parnassiennes selon M. André Beaunier. — Le vers libre d’après Banville. — Strophe d’une chanson du moyen-âge. — Le Rythme poétique à propos des évolutions historiques du vers 131

Hugo et le vers brisé (préface de Cromwell). — Lois physiologiques d’après M. Sully-Prudhomme ; réponse de M. Beaunier. — Définitions de la poésie. 134

Les réformes possibles d’après M. Léon Vannoz. — Lettre sur le vers libéré. — La césure, citation de M. Jeanroy. — M. Retté, critique du vers libre 138

Sur les premiers pas du vers libre.

Le décadentisme, le byzantinisme, l’obscurité, etc. 75

Abus du mot décadent. — Son origine. — Le symbolisme et Baudelaire.— Baju et Verlaine. — Le byzantinisme, définition 77

Les études techniques à l’opposé du byzantinisme. — Légèretés de philologues.

La langue et le symbolisme. — Obscurités diverses. — Langue analytique et langue synthétique 78

Le mystère, la science et les poètes. —La poésie selon Carlyle. — Les poètes selon Shelley 80

La conscience du mystère n’écarte point la nature. — Le symbolisme indépendant des doctrines philosophiques. — Décadents quand même.

Notes 141

La critique et les décadents par M. Beaunier. — Ce qu’on exprimait en réalité par le mot décadents. — La langue poétique d’après M. Beaunier. — La logique du poème suivant M. Mockel ; les critiques de M. Maurice Grammont. — Les idées d’Helmoltz, citation de M. Th. Ribot. — Shelley et sa défense de la Poésie.

Les maîtres 81

Leurs injures et notre indépendance. — Nos maîtres. — Sans imitation. — Les symbolistes plus qu’aucuns réalisèrent les vœux des morts ; Chénier, Baudelaire, Gautier, Banville 83

Notre respect libre de Hugo. — Stuart Merrill et Théophile Gautier. — Notre admiration tendre pour nos maîtres immédiats, Mallarmé et Verlaine. — Nobles paroles de M. Mendès 88

Le maître n’est pas celui qui trace des patrons ; il est celui dont une parole germe. Notre génération 89

Notre idéal suivant l’exemple des vrais maîtres. — Sa nouveauté. — Le poète n’était que le double d’un acteur.

Abondance des vingt dernières années symbolistes. — Les symbolistes et les « grotesques » 91

Période symboliste de 1885 à 1905 correspond à la période romantique de 1820 à 1840. — Souvenir d’Auguste Vacquerie. — Différences : les romantiques travaillèrent pour paraître, les symbolistes pour être 93

Désintéressement et croyance dans leur art, leviers des symbolistes. — Gardèrent hors du poème la tra- dition de l’esprit français. — Conscience esthétique très haute, conscience critique très médiocre.

Principes moraux : la tradition, l’art, la poésie, la gloire, etc 95

Note 144

Citations de MM. André Gide et Paul Valéry.

Les cadets 97

Incompréhension des cadets. — Le symbolisme avait désobstrué le naturalisme et le parnassisme : les cadets rebouchent les impasses.

Leurs machines-programmes : la Vie, la Joie, la Santé, etc. — Gestes réflexes 98

Raison des injures : Notre recherche de la vraie poésie ; lutte de l’idéal ancien personnel contre l’idéal nouveau désintéressé 99

Alliance des journalistes et des professeurs pour soutenir l’idéal qui flatte. — L’arrivisme.

Les mauvais cadets peu nombreux. — S’embourbent dans tous les recommencements. — Toute une autre jeunesse compréhensive s’apprête à compléter nos efforts.

Les nationalités 101

Le jeu des nationalités. — M. Dorchain-Pingard. — L’exotisme du Parnasse et de nos poétesses 111

L’influence étrangère dans la tradition française 103

Le sens poétiqueen France périodiquement détruit par le réalisme et l’abstraction. — Incompréhension du public, d’après Gautier. — Littérature française, européenne lorsqu’elle est la plus nationale 105

Différence de l’influenceétrangère chez les romantiques et chez les symbolistes : lespremiers imitent du plus près, les seconds s’inspirent de fort loin. Le mouvement symboliste est le moins étranger de toute notre littérature.

Notes 144

Extrait de l’Art des Vers par M. A. Dorchain. — Parallèle. — Citation de M. Albert Sorel 148

Les sources étrangères de notre poésie du moyen-âge, citation de Gaston Paris. — Littérature d’imitation. 149

Pour en finir : la vie, l’action sociale, la réaction, la science, etc., ou l’acte d’un mauvais clerc 106

M. Camille Mauclair et sa dernière pelletée de fossoyeur. — Ses services ? — Ses accusations.

Nous n’avons renié ni Wagner ni Ibsen : ils sont assimilés. — Dépouillé aucune hardiesse : œuvres quotidiennes.

Renaissance n’est pas réaction. — Renaissance classique contre le romantisme, contre l’académisme. — Les réactionnaires « humanistes » et « naturistes ». 109

Confusions sur le nationalisme 110

Les symbolistes et la vie pratique, économique, sociale, etc. 111

L’art surabondance de nature.

Notre préoccupation de la science et des questions sociales 113

Preuves. — Notre reconnaissance technique des autres arts. Preuves. — La science de M. Mauclair, ou de la littératurite 115

Maxime du Camp et les clichés de M. Mauclair.

Citation (d’après Gautier) du poète allemand Lenau : la poésie et la liberté 116

Notes 150

La ruine de la métaphysique. — Les rapprochements naturistes. —Verhaeren et les éléments lyriques nouveaux. — Le poète de la science 151

CONCLUSION 118

Evolution constructive du symbolisme. — Déblayage périodique des ordures. — Le symbolisme n’est qu’un mot. — Nécessité d’empêcher le poète de redevenir le bateleur, le professeur ou le faux tribun, etc.

Naturisme, humanisme, intégralisme, néo-romantisme néo-classicisme, fausses étiquettes démarquées du symbolisme.

La qualité des armes et la bassesse des attaques.

Les méfaits de l’utilitarisme, — L’œuvre d’art vraie par le sacrifice de soi.

Triomphe du travail dans le silence.

Les symbolistes travaillent sans perdre aucune ressource et ne se satisfont point d’utilités.

Note 151

Confusion à dissiper sur la perfection et l’imperfection.

APPENDICE. — Notes 123

ERRATA ET ADDENDA 153

INDEX des noms, livres et périodiques cités 155