Ouvrir le menu principal

Les dernières Fêtes de la Jura à Madrid

Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4
Antoine Fontaney

Les dernières Fêtes de la Jura à Madrid (en 2 parties)

LES

DERNIÈRES FÊTES

ROYALES

DE MADRID.

Prnnicrir partir.

The actors are corne hither, my lord,

HAMI.ET.

I.

PRÉPARATIFS.

En même temps que se publiait, le 7 avril 1835, le décret du roi Ferdinand VII convoquant les cortès à Madrid et fixant l’époque de leur réunion au 20 juin suivant, pour la célébration de la j(/ ? a de la princesse des Asturies, des ordres étaient donnés afin que l’on com(i) Nous recevons d’un de nos amis de Madrid ce curieux récit des fêtes de la jura ; le même collaborateur nous fait espérer pour la Revice une série de travaux sur l’Espagne, qui gagneront encore en intérêt et en à-propos depuis l’événement du 29 septembre. ( N. du D.) . Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/176 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/177 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/178 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/179 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/180 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/181 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/182 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/183 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/184 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/185 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/186 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/187 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/188 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/189 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/190 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/191 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/192 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/193 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/194 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/195 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/196 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/197 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/198 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/199 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/200 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/201 J<)H REVUE DES DEUX MONDES.

l’OS. L’obscurité ne permeltanl plus qu’on l’attaquât avecrépëe, on le harcela de mille façons, pour l’épuiser, pour le contraindre à s’abattre de lassitude ! Mais , plein de force encore , il tenait bon ; et s’ étant retranché dans l’un des coins de l’arène, il se maintenait contre ses nombreux ennemis. — Il ne devait point cependant y avoir pour lui de grâce. Il fallait qu’il mourût, et qu’il mourût misérablement. Un chulo s’avança bientôt armé de la média iuna, afin de l’achever en lui coupant traîtreusement les jarrets. Les ténèbres, qui s’épaississaient à chaque instant, auraient dû se hâter davantage, et couvrir au moins lout-à-fait de leur ombre ce lâche assassinat ! Il n’en fut pas ainsi.

Soudain et comme par enchantement, les torches de cire, qui étaient déjà préparées dans leurs candélabres, s’allumèrent au même instant à tous les balcons de la place. — On eût dit qu’un éclair avait lui , qui s’était prolongé et était resté au ciel. — Une vive et éclatante lumière remplaça tout à coup l’obscurité et fit de nouveau jaillir de l’amphithéâtre et des croisées les milliers de têtes qui les encombraient.

C’eût été là un magnifique spectacle sans la hideuse scène que cette rapide illumination vint éclairer. A sa clarté, on vit, au milieu du cirque, le pauvre taureau, les deux jarrets de derrière coupés, sautant sur les tronçons de ses jambes mutilées et menaçant encore les quarante bouchers qui l’entouraient. D tomba enfin.

C’était le dénouement. — La grande course royale était terminée. Le sang avait coulé pendant trois heures. — Leurs majestés se levèrent pour retourner à leur palais. — Il y avait le soir à la cour baise-main des dames.

D. Juan Martinez.

LES

DERNIÈRES FÊTES

ROYALES

DE MADRID."

B(coiùc partir.

V.

UN INCENDIE.

La course royale achevée, Madrid s’était encore illuminé tout entier comme les deux soirées précédentes. C’avait été au Prado , sur les places et dans les rues , les mêmes flots de foule curieuse et bourdonnante.

(i) Nous ne recevons qu’aujourd’hui i3 novembre la 2" partie des Fétcs de /a Jura. (Voyez notre livraison du 1 5 octobre.) « Poste et courriers, nous écrit notre collaborateur, tout était arrêté cl retenu par les insurgés. Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/434 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/435 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/436 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/437 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/438 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/439 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/440 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/441 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/442 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/443 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/444 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/445 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/446 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/447 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/448 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/449 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/450 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/451 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/452 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/453 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/454 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/455 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/456 Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/457 454 REVUE DES DEUX MONDES.

Et7après lui, qu’adviendrait-il ? Dans quel état allait-il laisser la monarchie ? — Quelle serait sa succession ? — Une minorité longue et difficile , — ou un règne cruel et fanatique ; — de sanglantes guerres civiles peut-être !

Qui^ — voilà quelle perspective s’était montrée au-delà des fêles de la Jura ; — aussi , le soir du 26 juin , chacun rentrait chez soi tristement, — et chacun se disait que, quoi qu’il pût arriver du pays ^ _ quels que dussent être ses gouvernemens à venir , — aucun d’eux ne serait jamais sans doute assez riche ou assez déraisonnable pour renouveler les magnifiques folies de 1853, et que l’on avait bien vu les dernières fêtes royales de Madrid. D. Juan Martinez.