Les aventures de Perrine et de Charlot/36

Bibliothèque de l’Action française (p. 295-307).

Personnages historiques
cités dans ce roman


NOTES BIOGRAPHIQUES

Adam (Le père Nicolas). — Jésuite, missionnaire. Vint au Canada en 1636.

Aiguillon (Marie-Madeleine de Vignerod, dame du Roure de Combalet, duchesse d’). — Nièce du cardinal de Richelieu. Fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639). Morte le 17 avril 1675. Fléchier prononça son oraison funèbre.

Anne d’Autriche. — Femme de Louis XIII, roi de France. Régente du royaume pendant la minorité de Louis XIV.

Beaulieu (Jacques Gourdeau, sieur de). — 1614-1663. Épousa Eléonore de Grandmaison, veuve du sieur de Chavigny (1652). Descendance nombreuse aux environs de Québec. Assassiné dans sa maison à l’île d’Orléans.

Blondel (Pierre). — Brasseur du fort aux Trois-Rivières en 1634. Épousa Marie-Alison Gourdin.

Bourdon (Geneviève). — Fille de Jean Bourdon et de Jacqueline Potel. Née à Québec. Une des premières élèves de Mère Marie de l’Incarnation. La première (mère de Chœur) ursuline canadienne (1654).

Bourdon(Jacques). — Né en 1636 (?). Fils de Jean Bourdon et de Jacqueline Potel. Meurt jeune.

Bourdon (Jean). — Surnommé par tous « Monsieur de Saint-Jean. » Arrive à Québec en 1634. Épouse en 1635 Jacqueline Potel dont il eut huit enfants. En 1657, épouse en secondes noces, Anne Gasgnier, veuve de Jean Clément du Vault, seigneur de Monceaux, chevalier de Saint-Louis. Fut tour à tour peintre, menuisier, boulanger, canonnier, procureur général, arpenteur et ingénieur en chef de la Nouvelle-France. Gouverneur par intérim des Trois-Rivières en 1645. Mort en 1668. Ses quatre filles se firent religieuses. Ses voyages au pays des Esquimaux et à la baie d’Hudson le classent parmi les découvreurs. Lui devons un beau plan de Québec, daté de 1660.

Brébeuf (Le père Jean de). — Jésuite, missionnaire et martyr. Arrive à Québec en 1625. Y revient en 1632. Supplicié par les Iroquois en 1649. Le crâne du vénérable martyr, renfermé dans un riche reliquaire, envoyé par la famille de Brébeuf, fut confié aux religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec. A converti environ 7,000 sauvages pendant ses quinze années de missions.

Buteux (Le père Jacques). — Jésuite, missionnaire et martyr. Arrive à Québec en 1634. Fonde avec le père Le Jeune la « résidence de la Conception » aux Trois-Rivières. Tué par les Iroquois en 1652.

Castillon (Jacques, sieur). — Bourgeois de la ville de Paris. L’un des Cent-Associés. La compagnie lui accorde le 15 janvier 1636, l’île d’Orléans. « Tant pour le dit sieur Castillon que pour messieurs de Lauson et Fouquet, conseillers d’État et six autres. »

Champlain (Samuel de). — 1567-1635. Fondateur de Québec (1608). Découvrit une partie de nos grands lacs. Explora ce qui forme aujourd’hui la province d’Ontario. Historien de la Nouvelle-France. Épousa Hélène Boullé le 30 décembre 1610.

Chateaufort (Marc-Antoine de Brasdefer, sieur de). — Gouverneur de la Nouvelle-France à la mort de Champlain (1635), puis, des Trois-Rivières à l’arrivée de M. de Montmagny (11 juin 1636).

Cordé (Catherine de). — Veuve de René Le Gardeur, sieur de Tilly, de Thury, en Normandie. Mère de Pierre Le Gardeur de Repentigny, de Charles Le Gardeur de Tilly, de Marguerite, mariée à Jacques Le Neuf de la Poterie. Morte à Québec, en 1657.

Couillard (Elisabeth). — Fille de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert. Née le 9 février 1631. Épousa plus tard Jean Guyon, sieur du Buisson.

Couillard, (Guillaume). — Arrive à Québec en 1613. À l’emploi d’abord de la compagnie des Marchands. Matelot, calfat et charpentier. Épouse la fille cadette de Louis Hébert, le premier colon canadien, et de Marie Rollet. « Sa nombreuse descendance a produit plusieurs seigneurs canadiens » (Benjamin Sulte).

Couillard de Lespinay (Louis). — Baptisé par le père Joseph Le Caron, récollet, le 18 mai 1629. Fils de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert. Épouse Geneviève des Prés.

Couillard (Louise). — Fille aînée de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert. Épouse en 1637 Oliver Le Tardif, interprète et commis de la compagnie des Cent-Associés. Meurt en 1641.

Couillard (Marguerite). — Baptisée le 10 août 1626. Eut pour parrain Samuel de Champlain. Épouse, le 22 octobre 1637, Jean Nicolet, l’explorateur et l’interprète ; veuve en 1642, se remarie avec Nicolas Macard.

Courpon (M. de). — Capitaine de vaisseau. Plus tard amiral de la flotte du Canada.

Duchesne (Adrien). — Chirurgien normand. Vient à Québec avant 1620. Aux Trois-Rivières en 1635-6. Oncle de Charles LeMoine, futur seigneur de Longueuil, à qui il s’intéresse vivement.

Du Marché (Le père). — Jésuite, missionnaire.

Favery (Marie). — Femme de Pierre Le Gardeur de Repentigny. « L’intendant Talon, admirant les vertus de Madame de Repentigny, dira : "que Salomon, dans toute sa gloire, l’eût louée et admirée, s’il l’eût vue toujours occupée du soin de sa maison, faisant elle-même ses étoffes et filant le lin". » (abbé Couillard-Després.) Meurt à Québec en 1675.

François-Olivier. — Fils d’un Huron converti surnommé « Prince.»

Godefroy de Lintot (Jean). — Né en 1608. Fils de Pierre Godefroy et de Perrette Cavelier, de Lintot, au pays de Caux, Normandie. Fut amené dans la Nouvelle-France par Champlain. Interprète durant plusieurs années. Se fixa plus tard aux Trois-Rivières. On peut le regarder comme le fondateur de ce dernier poste (Benjamin Sulte). Épousa, en 1636, Marie Le Neuf. En 1668, Louis XIV lui accorda des lettres de noblesse, renouvelées plus tard en faveur de son petit-fils, le juge René Godefroy de Tonnancourt.

Godefroy (Jean-Paul). — Cousin de Jean et Thomas Godefroy. Épouse à Québec en 1646, Marie-Madeleine, fille de Pierre Le Gardeur de Repentigny et de Marie Favery.

Godefroy de Normanville (Thomas) — Interprète et homme d’une bravoure souvent signalée. Canotier sans rival ainsi que son frère Jean. Linguiste distingué à l’égal des autres interprètes. Parlait le latin, l’anglais, le hollandais, en sus des langues sauvages. De 1634 à 1652 demeure aux Trois-Rivières. « C’est près de ce lieu, que les Iroquois le firent prisonnier (1652) ; il périt sur le bûcher (Benjamin Sulte). »

Gand (François de Ré de). — Un des Cent-Associés. Très charitable, donna le terrain sur lequel les jésuites établirent la mission de Sillery. Meurt en 1641.

Hubou (Guillaume). — Natif de la Normande, Épousa le 16 mai 1629, Marie Rollet, veuve de Louis Hébert, et demeura à la côte Sainte-Geneviève.

Hautefort (Mlle de). — Fille d’honneur de la reine de France, Anne d’Autriche.

Hébert (Anne). — Fille aînée de Louis Hébert et de Marie Rollet. Épouse Étienne Jonquet, à Québec, à l’automne de 1617. Ce mariage, béni par le père Joseph Le Caron, récollet, fut le premier mariage contracté au Canada. Meurt quelques mois plus tard.

Hébert (Guillaume). — Fils de Louis Hébert et de Marie Rollet. Épouse Hélène Desportes. Meurt en 1639. Son fils unique, Joseph, meurt sans postérité.

Hébert (Guillemette). — Fille cadette de Louis Hébert et de Marie Rollet. Épouse, le 26 août 1621, Guillaume Couillard. La cérémonie a lieu dans la chapelle de l’Habitation en présence de Champlain, d’Eustache Boullé, et de tous les Français. « Par sa fille, Louis Hébert compte un nombre incalculable de descendants (abbé Couillard-Després). »

Hébert (Louis). — Apothicaire parisien. Chef de la première famille française qui s’établit au Canada. Dès 1606 se voit en Acadie, à Port-Royal, où il rencontre Champlain. Vient le rejoindre à Québec, en 1617, avec sa femme, Marie Rollet, et ses trois enfants. Défricha une partie du terrain qu’occupe aujourd’hui la haute ville. Meurt en 1627.

Hertel, sieur de la Frenière (Jacques). — Interprète normand. Vint au Canada en 1615. Prit une terre aux Trois-Rivières et s’y fixa, en 1633. Épousa, en 1641, Marie, sœur de l’interprète, François Marguerie. Fondateur de seigneuries. Son fils, François, fut anobli par Louis XIV. Aima le faste et l’élégance ainsi qu’en témoigne l’inventaire de sa garde-robe. Devint le premier syndic des Habitants.

Incarnation (Marie Guyard, en religion mère Marie de l’). — Née à Tours en 1599. Devenue veuve, embrassa l’état religieux. Vint au Canada, en 1639 avec Madame de la Peltrie. Fonda avec l’aide de cette dernière le couvent des ursulines, à Québec. En fut la première supérieure. Meurt en 1672. Le pape Léon XIII l’a déclarée vénérable. Surnommée « la Thérèse de la Nouvelle-France. »

Iouantchou fils. — Capitaine huron converti. Fils d’un chef célèbre, ami des Français.

Jogues (Le père Isaac). — Jésuite, missionnaire et martyr. Premier apôtre des Iroquois. Affreusement mutilé par ces barbares, en 1642. « Son zèle pour la conversion des sauvages et son héroïsme au milieu des souffrances ont excité l’admiration des ennemis même du catholicisme ». Se rendit avec le père Raymbault jusqu’au Saut Sainte-Marie (1642), découvrit le lac George qu’il nomma lac du Saint-Sacrement. Massacré par les Agniers en 1646. La Relation de 1647 s’exprime ainsi au sujet de la mort du missionnaire : « … Quoique nous fussions, ici, séparés les uns des autres, quand nous avons appris sa mort, plusieurs sans pouvoir se consulter, n’ont pu se résoudre à célébrer pour lui la messe des trépassés… et se sont trouvés portés à l’invoquer plutôt qu’à prier pour son âme. »

Jonquet (Étienne). — Natif de Normandie. Épousa, en 1617, Anne Hébert, fille de Louis Hébert. Mourut peu de temps après, sans laisser de postérité.

Joseph (François du Tremblay, dit le père). – Capucin, surnommé « l’Éminence grise » confident de Richelieu.

Kertk (David, Louis, Thomas). — Trois frères huguenots français au service de l’Angleterre. Obligèrent Champlain à capituler en 1629. Rendirent le Canada à la France en 1632 après le traité de Saint-Germain-en-Laye.

La Peltrie (Marie-Madeleine de Chauvigny, dame de). — Fonda avec la mère de l’Incarnation un couvent de religieuses ursulines à Québec (1639). Assista à la fondation de Montréal en 1642. Meurt à Québec en 1671. Riche grande dame normande.

La Violette (Le sieur de). — Fondateur de la ville des Trois-Rivières, en 1634.

Le Caron (Le père Joseph). — Récollet. Né aux environs de Paris. D’abord aumônier du duc d’Orléans. Après la mort de ce prince qu’il avait converti, se fait récollet (1611). Un des quatre premiers récollets qui vinrent au Canada en 1615. Premier apôtre des Hurons. Retourna en France en 1629 et mourut en 1632, « le jour même de la signature du traité de Saint-Germain-en-Laye, du chagrin qu’il éprouvait, dit-on, de voir les récollets écartés des missions du Canada » (Benjamin Sulte).

Le Gardeur (Marguerite). — Femme de ques Le Neuf de la Poterie. Vint au Canada en 1636, en compagnie de sa mère, Catherine de Cordé, de son mari et de sa petite fille, Marie.

Le Gardeur de Repentigny (Catherine). — Fille de Pierre Le Gardeur de Repentigny et de Marie Favery. Vint au Canada en 1636. Épousa en 1652, Charles d’Ailleboust.

Le Gardeur de Repentigny (Jean-Baptiste) — Fils de Pierre Le Gardeur de Repentigny et de Marie Favery. Épousa en 1656 Marguerite Nicolet, fille de Jean Nicolet et de Marguerite Couillard.

Le Gardeur de Repentigny (Marie-Madeleine). — Fille aînée de Pierre Le Gardeur de Repentigny et de Marie Favery. Épousa en 1646 Jean-Paul Godefroy, cousin de Jean et Thomas Godefroy.

Le Gardeur de Repentigny (Pierre). — Arriva à Québec en 1636, avec sa mère, Catherine de Cordé, sa femme, Marie Favery, et ses trois enfants. Nommé bientôt lieutenant du gouverneur. « Homme d’une grande vertu et d’une grande sagesse. » Mort vers 1648.

Le Gardeur de Tilly (Charles). — Fils de René Le Gardeur, sieur de Tilly, et de Catherine de Cordé. Vint au Canada en 1636, en compagnie de sa mère et de ses frère et sœur. Épousa en 1648 Geneviève Jucherau. Gouverneur des Trois-Rivières en 1648. Conseiller en 1663.

Le Jeune (Le père Paul). — Jésuite, missionnaire. Vint au Canada en 1632. Supérieur des missions de la Nouvelle-France de 1632 à 1639. Retourna en France en 1649, et mourut en 1664. Prononça l’oraison funèbre de Champlain et écrivit plusieurs Relations qui eurent beaucoup de retentissement en France.

Le Marchant (Jeanne). — Veuve de Mathieu Le Neuf du Hérisson, de Caen, en Normandie. Vint au Canada en 1636 avec ses enfants et ses petits-enfants.

Le Neuf (Marie). — Fille de Mathieu Le Neuf du Hérisson et de Jeanne Le Marchant. Vint au Canada en 1636. Épousa aux Trois-Rivières, le 15 décembre 1636, Jean Godefroy, sieur de Lintot.

Le Neuf de la Poterie (Jacques). — Fils de Mathieu Le Neuf du Hérisson et de Jeanne Le Marchant. Vint au Canada en 1636 avec sa femme, Marguerite Le Gardeur, et sa fille, Marie.

Le Neuf de la Poterie (Marie). — Fille de Jacques Le Neuf de la Poterie et de Marguerite Le Gardeur. Épousa René Robineau de Bécancour.

Le Neuf du Hérisson (Anne). — Fille de Michel Le Neuf du Hérisson. Épousa Antoine Desrosiers.

Le Neuf du Hérisson (Michel). — Vint au Canada en 1636 avec sa mère, Jeanne Le Marchant, et sa fille, Anne. Se fixa aussitôt aux Trois-Rivières.

Le Tardif (Olivier). — Surnommé par tous « Monsieur Olivier. » Né en 1601 à Honfleur en Normandie. Commis de la traite. Interprète très influent auprès des sauvages. Épousa, en 1637, Louise Couillard, fille de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert, qui mourut en 1641 sans laisser de postérité. En secondes noces, épousa Barbe Aymart dont il eut plusieurs enfants. De nos jours, compte encore une nombreuse descendance. Mort au Chateau-Richer, où il fut inhumé le 28 janvier 1665.

Lisle (Monsieur de). — Chevalier de Malte, lieutenant de M. de Montmagny. Paraît avoir commandé aux Trois-Rivières, juin-juillet 1636. « Personnage très pieux (Benjamin Sulte). »

Louis XIII. — Roi de France de 1610 à 1643. Eut pour ministre le cardinal de Richelieu.

Malapart (André de). — Parisien, soldat et poète. Vint au cap Breton en 1630. En 1635, il était aux Trois-Rivières. En fut nommé gouverneur en 1639.

Marguerie (François). — Interprète. Né à Saint-Vincent de Rouen, en Normandie, en 1614. Amené au Canada par Champlain, en 1626. Demeura chez les sauvages quelques années à partir de 1629. En 1634 s’établit aux Trois-Rivières où il possède un terrain. Se noie en 1648 aux environs des Trois-Rivières. Benjamin Sulte dit de l’intrépide jeune homme : « Marguerie, dont le courage, la force physique et la mâle beauté restent légendaires, eut des aventures à défrayer dix romans de Fenimore Cooper. »

Massé (Le père Ennemond). — Vint en Acadie en 1611. Un des trois premiers jésuites qui arrivèrent au Canada en 1625. Mort à Sillery en 1646.

Maupertuis (M. de). — Gentilhomme chargé de la surveillance de la traite aux Trois-Rivières, dès 1635.

Montmagny (Charles Huault de). — Chevalier de Malte. Deuxième gouverneur de la Nouvelle-France (1636-1648). Bâtit en 1642 le fort Richelieu, à Sorel. Conclut avec les Iroquois, aux Trois-Rivières, une paix solennelle (1645). « Ce successeur de Champlain était d’une grande sagesse et d’une profonde piété. »

Nahakhich. — Huron converti.

Nicolet (Jean). — Arrivé au Canada en 1618. Interprète qui a laissé un nom célèbre dans notre histoire. Voyageur intrépide, vécut dans l’ouest de 1620 à 1633. « Pénètre jusqu’au Wisconsin ; fit connaître vaguement l’existence du Mississipi vers 1634 ; et découvrit le lac Michigan. » Demande lui-même son rappel « inquiet, disent les Relations, pour le salut de son âme. » Se fixe aux Trois-Rivières (1635). Épousa le 22 octobre 1637, Marguerite, fille de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert. Une fille, Marguerite, naquit de cette union le 1er avril 1642. Mort durant l’été de 1642, victime de son dévouement pour un sauvage ami, tombé entre les mains des Iroquois. Voici ce que dit de Jean Nicolet la Relation de 1637 : « Il aidait beaucoup, autant que sa charge le permettait à la conversion de ces peuples, qu’il savait manier et tourner avec une grande dextérité, qui a peine à trouver son pareil. »

Olivier. — Négrillon. « Des Anglais l’avaient amené de l’Île de Madagascar, puis donné aux Kertk. Un de ceux-ci le vendit cinquante écus à un nommé le Bailly, qui en a fait présent à la famille de Louis Hébert. »

Potel (Jacqueline). — Femme de Jean Bourdon. Mourut accidentellement le 11 septembre 1654.

Poutrel du Colombier (Jean). — Vint au Canada en 1636, avec sa femme, Madeleine Le Neuf, et son fils, Guy.

Prince (Famille). — Hurons convertis.

Quen (Le père Jean de). — Jésuite, missionnaire. Vint au Canada en 1635. Découvrit en 1647 le lac Saint-Jean que traverse le Saguenay. Supérieur des missions de la Nouvelle-France en 1652. Mort à Québec en 1659, victime de son dévouement durant une épidémie.

Quentin (Le père). — Jésuite, missionnaire.

Richelieu (Armand-Jean du Plessis, cardinal, duc de). — Ministre de Louis XIII. Un des plus grands hommes d’État qu’eut la France. Organisa la compagnie des Cent-Associés (1627). Protégea beaucoup la colonie naissante du Canada.

Rollet (Marie). — Femme de Louis Hébert le premier colon canadien. Vint probablement en Acadie des 1606. S’installa définitivement à Québec en 1617. Très compatissante pour les sauvages auxquels elle enseigna les vérités de la religion. Est considérée à juste titre comme la première institutrice canadienne. Épousa en secondes noces, Guillaume Hubou. Morte à Québec, où elle fut inhumée le 27 mai 1649.

Sagard Théodat (Le frère Gabriel). — Récollet, missionnaire. Arrivé au Canada en 1623. Fit un voyage au pays des Hurons. De retour en France (1624), il publia, en 1632, son Grand voyage au pays des Hurons, et en 1636, son Histoire du Canada. Saint-Bernard (Anne Le Cointre, mère de). — L’une des trois hospitalières qui vinrent en 1639 pour fonder. l’Hôtel-Dieu de Québec. Âgée alors de 28 ans. Morte à Québec le 5 août 1679.

Saint-Bonaventure (Marie Forestier, mère). — L’une des trois hospitalières qui vinrent de France en 1639 pour fonder l’Hôtel-Dieu de Québec, à la demande de la duchesse d’Aiguillon. Âgée alors de 22 ans. Morte à Québec le 25 mai 1698.

Sainte-Croix (Cécile Richer, mère de). – Compagne de mère Marie de l’Incarnation. Vint au Canada en 1639.

Saint-Ignace (Marie Guenet, mère de). – L’une des trois hospitalières qui vinrent au Canada en 1639 pour fonder l’Hôtel-Dieu de Québec. Morte à Québec le 5 novembre 1646.

Saint-Joseph (Marie de la Troche, mère de). — Compagne de mère Marie de l’Incarnation. Vint au Canada en 1639. Morte à Québec en 1652. « Au témoignage de celle qui l’a le mieux connue, elle avait vécu comme une sainte et mourut comme une sainte. »

Saint-Sauveur (Jean le Sueur, abbé de). — D’abord curé de Saint-Sauveur de Thury, en Normandie. De là son nom « M. de Saint-Sauveur » que tous, à Québec, lui donnaient. Fut le commensal, l’alter ego de Jean Bourdon, et devint plus tard le précepteur de ses enfants. Vint à Québec au printemps de 1634. Premier prêtre séculier au Canada (abbé Auguste Gosselin)