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Le palais des thermes et l’hôtel de Cluny/Avertissement

AVERTISSEMENT.

Il ne manque pas de Notices sur le Palais des Thermes et sur l’Hôtel de Cluny ; mais elles sont pour la plupart incomplètes et inexactes[1], de sorte que, pour bien connaître ces deux monumens, il faut recourir aux différens historiens qui en ont fait mention, et, par conséquent, feuilleter des volumes entiers, afin d’y découvrir quelques détails épars çà et là dans des ouvrages souvent fort considérables : heureux encore celui que le hazard favorise dans cette pénible recherche !

J’ai pensé qu’on ne lirait pas sans quelque intérêt un résumé exact des documens divers que l’histoire nous a transmis sur ces deux beaux édifices ; c’est ce qui m’a fait entreprendre ce travail. Je me suis attaché, avant tout, à la vérité historique : aussi ai-je pris soin de remonter, le plus souvent possible, aux sources où les modernes ont puisé leurs détails, et, pour mettre le lecteur à même de vérifier les faits, j’ai indiqué scrupuleusement les textes que j’ai suivis. Enfin, j’ai réuni, à la fin de cette Notice, quelques notes destinées à lui servir d’explication et de complément.


J. B.




  1. Il faut en excepter le consciencieux et remarquable ouvrage que M. Dusommerard a publié à la fin de l’année 1834, mais qui ne remplit pas le but que je me suis proposé, c’est-à-dire de débarrasser l’histoire de ces deux monumens de tout ce qui leur est étranger. La Notice de ce savant antiquaire est pour ainsi dire un cadre où viennent s’enchâsser les descriptions historiques et scientifiques de sa riche collection d’antiquités et d’objets d’arts. (V. Notice sur l’hôtel de Cluny et sur le palais des Thermes, avec des notes sur la culture des arts, principalement dans les xve et xvie siècles, décembre 1834, in-8o.)