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Le Vent des vaisseauxÉditions E. Sansot (p. 25-26).

VENUE DU JOUR


 
Le jour se glisse tel qu’un mauvais animal
À travers mes vitraux pour surprendre mon mal !

Le jour se glisse, ainsi qu’un serpent s’insinue,
Dans mes regards… Il entre et voit mon âme nue.


Il voit la vérité de mon trop grand amour,
Ô jour maudit parmi tous les jours… Mauvais jour !

Maudit sois-tu jusqu’à la limite lointaine
Des temps, toi qui surpris ma colère et ma haine !

Maudit, toi qui sus voir, de tes yeux clairs, ô Jour,
L’affreuse immensité de mon terrible amour !