Le Chant de l’avenir

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Victorine Brocher Le Chant de l’avenir

écrit à Paris en 1872
publié à Genève en 1874
Musique de Ferdinand Révillon

Paris ville héroïque âme de ma patrie
Pour t’avoir trop aimée, au loin il me faut fuir
Après l’assassinat, les lâches t’ont flétrie
France j’espère en toi pour venger son martyr. (bis)

Refrain
Femme relève ton courage,
L’amour du droit est ton devoir.
Quand l’homme est mis en esclavage
Par les tyrans d’un haut pouvoir,
Nous avons le même partage
Et tous deux nous devons avoir
Même amour et même courage (bis)

Paris, malgré tes fers, ne prends point un air triste,
Limes-les en chantant, jusqu’à les briser
De tous nos frères morts, la terre en a la liste,
Tout brin d’herbe qui pousse… un crime à leur compter (bis)

Connaissant mon devoir, tu me rendis guerrière,
Cent fois j’ai vu la mort sans broncher ni pâlir ;
Rien de mon sang jamais n’imprégna la poussière,
Et ma joie en ton sein eût été de mourir. (bis)

Reviens, chère Commune, avec ta voix féconde ;
Fais germer de ton sein tes francs libérateurs ;
Tes biens faits, mieux connus, rendront à tout le monde
Ton triomphe éclatant, et gloire aux travailleurs. (bis)

Satory, Nouméa, de sinistre mémoire !
Vos noms toujours maudits par la postérité
Ne terniront jamais pour l’impartiale histoire
L’honneur de nos héros pour l’humanité. (bis)