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Bibliothèque des curieux (bibliographie méthodique et critique de tous les ouvrages composant cette célèbre collectionp. 341-375).

700. — Margot la Conciacalze e le sue avventure galanti. — 1861.

1 volume. Avec 2 figures libres.

Traduction italienne de Margot La Ravaudeuse (324).

À la suite : Lettere a Rosina et Sonetto di Gioseffo d’Ippolito Pozzi :

« Voi siete cosi bella, o mia signora… »


701. — Marie-Antoinette dans l’embarras, ou Correspondance de la Fayette avec le Roi, la Reine, la Tour-du-Pin et Saint-Priest.

1 volume in-8 de 48 pages s. l. n. d. (1790). Orné d’un frontispice représentant la reine se livrant aux officiers de la garde nationale, au moment où Louis XVI entre dans la pièce. Légende : Bravo ! Bravo ! La Reine se pénètre de la Patrie.


702. — La Masturbomanie, ou Jouissance solitaire. Stances ornées de 57 gravures. V. I. T.

L’homme est heureux dans ses mensonges,
Il n’est mal qu’en réalité.


Branlefort, chez Poignet, rue du Bras.

1 volume in-32 de 122 pages. Avec 1 frontispice libre, une vignette libre dans le titre et 55 figures, également libres (lithographies) accompagnées de 55 stances. Poème sur la masturbation.

Précédé d’une Préface qui débute ainsi :


« Je chante l’incomparable plaisir d’Onan, le plus indépendant, le plus philosophique de tous les plaisirs dans l’homme… »

L’auteur s’y place sous l’égide de Socrate, Diogène, Mirabeau, Parny et J.-Jacques Rousseau.

Voir : Trois petits Poèmes Erotiques (34).


703. — Mémoires de Suzon, Sœur de D** B***, Portier des Chartreux ; écrits par elle-même. Où l’on a joint la Perle des Plans économiques ou la Chimère raisonnable. — A Londres, MDCCLXXVIII.

1 volume.

La Perle des Plans Economiques manque à cet exemplaire.

Voir 57, 704, 705, 706, 707.


704. — Mémoires de Suzon, Sœur de D** B***, Portier des Chartreux, écrits par elle-même, suivis de La Perle des Plans économiques, ou La Chimère raisonnable. Première Partie. — A J’enconne, rue des Déchargeurs. Aux dépens de la Gourdan, cette année même.

1 volume. Avec 1 frontispice et 13 gravures libres (une autre gravure manque).

C’est la meilleure édition (un autre exemplaire, dans le même état, à 705).

Voir aussi 57, 703, 706 et 707.


705. — Mémoires de Suzon, Sœur de D** B***, Portier des Chartreux, écrits par elle-même, suivis de La Perle des Plans économiques, ou La Chimère raisonnable. — A J’enconne, rue des Déchargeurs. Aux dépens de la Gourdan, cette année même.

Double du 704.


706. — Mémoires de Suzon, sœur de D** B***, Portier des Chartreux, écrits par elle-même. Orné de Belles gravures. — A J’enconne, rue des Déchargeurs. Aux dépens de la Gourdan, cette année même.

1 volume in-18 de 178 pages. Réimpression (vers 1830). Avec 7 belles lithographies libres, d’après celles des anciennes éditions, traitées à la manière de la Restauration. (Le C. d’I*** en annonce 8).

Un autre exemplaire, sans gravures, à 707.

Voir aussi 57, 703, 704 et 705.


707. — Mémoires de Suzon, sœur de D** B***, Portier des Chartreux, écrits par elle-même. Orné de belles gravures. — A J’Enconne, rue des Déchargeurs, aux dépens de la Gourdan, cette année même.

Double (sans gravures) du 706.


708. — La Messaline Française, ou les Nuits de la duch… de Pol… et Aventures mystérieuses de la pr…se d’He… et de la … Ouvrage fort utile à tous les jeunes gens qui voudront faire un cours de libertinage. Par l’Abbé, compagnon de la fuite de la Duch… de Pol… — A Tribaldis, de l’Imprimerie de Priape, 1789.

1 volume in-18 de 101 pages.

Une autre édition, augmentée, à 709.

À la fin : Note de l’Editeur :


« L’auteur de ces mémoires est actuellement de retour, et il donne ici les preuves du patriotisme le plus soutenu ; mais on ignore qu’il ait jamais eu aucune liaison avec la Pol… C’est de son consentement que j’ai mis au jour son manuscrit, et j’espère que le public m’en saura gré. Peut-on trop faire connaître la prostituée dont il s’agit ? »>


Destruction ordonnée par arrêt de la Cour d’assises de la Seine, en date du 9 août 1842, inséré au Moniteur du 15 décembre 1843. (Affaire contre Régnier-Becker, commissionnaire en marchandises, condamné à 6 mois de prison et 200 francs d’amende, pour outrages à la morale publique et religieuse ainsi qu’aux bonnes mœurs.)


709. — La Messaline Françoise, ou Les Nuits de la Duch… de Pol… et aventures mystérieuses de la Pr… se d’He… et de la … Ouvrage fort utile à tous les jeunes gens qui voudront faire un cours de libertinage. Par l’Abbé compagnon de la fuite de la Duch٠٠٠٠ de Pol… — Suivi du Voyage Découvert. — A Tribaldis, de l’imprimerie de Priape, 1790.

1 volume in-18 de 108 pages.

Voir 708, la première édition, avec notre notice.

Cet exemplaire est suivi de : Le Voyage découvert, par M. Destrin, des Académies de la Vérité et de la Franchise, etc…, libelle de 12 pages écrit en faveur et à l’instigation de la comtesse de la Mothe.


710. — Mylord Arsouille, ou Les Bamboches d’un Gentleman.

Vive le plaisir de la couille.
Dit Mylord Arsouille !
Je veux sagement amis, filer mes jours
Entre le vin, les chevaux, les amours :
Je dois ces goûts à la nature,
J’aime je bois et change de monture.


A Bordel-opolis, chez Pinard, rue de la Motte, 1789.

1 volume in-12 broché (vers 1866). Avec 5 mauvaises gravures libres (Le C. d’I*** en annonce 7).

Voir 68 : Mylord, ou les Bamboches d’un Gentleman.


711-712. — Momus Redivivus, ou Les Saturnales Françaises. Biblia Jovialis ad usum compagnonorum adhuc ridentium. Editio modernissima, grandissimis soinis collecta, excusa et amendata, a minimo grandissimi Merlini Cocaii filio., sumptibus achetentium utriusque sexus. « Os, dum ludit, non laedit. » Tome Premier [Second]. — A Lutipolis, de l’imprimerie du libraire-auteur, 2496.

2 tomes en 1 volume in-18 (Paris, 1796). Ex d’Alfred Bégis, saisi à son domicile et déposé à la Bibliothèque en 1866.

La troisième partie de cet ouvrage manque souvent. C’est le cas pour cet exemplaire et pour celui qui se trouve à la cote 713-714.

Anthologie érotique et satirique, par Mercier de Compiègne.

Ce livre, aujourd’hui rare et recherché, a été condamné à la destruction par arrêt de la Cour royale de Paris, en date du 16 novembre 1822, inséré au Moniteur du 26 mars 1825, comme contenant des outrages aux bonnes mœurs (Affaire contre Rousseau).


713-714. — Momus Redivivus, ou Les Saturnales Françaises. Biblia jovialis ad usum compagnonorum adhuc ridentium. Editio modernissima, grandissimis soinis collecta, excusa et amendata, a minimo grandissimi Merlini Cocaii filio, sumptibus achetentium utriusque sexus. « Os, dum ludit, non laedit. » Tome Premier [Second]. — A Lutipolis, de l’imprimerie du libraire-auteur, 2496.

Double du 711-712. Ex. d’Alfred Bégis, saisi à son domicile et déposé à la Bibliothèque en 1866.


715. — Les Muses en Belle humeur, ou Chansons et Autres Poésies joyeuses. — Ville Franche, MDCCXLII.


1 volume in-8 de XIV, 1 f. n. ch. d’errata et 260 p. Reliure ancienne maroquin noir, plats ornés et à froid, dent, intér., dos plat, tranches dorées. Vignette gravée au titre, fort jolie, (danse de faunes autour d’un Priape).

Recueil de chansons et poésies libres du xviiie siècle.


716. — Nouveau décret du Manège. Foutez. L’Assemblée Nationale l’a ainsi décidé en faveur des Nonnes, des Moines et de tous les citoyens. « Foutre est le bonheur du paradis. » — Par un amateur de la fouterie.

In-8 de 16 pages, cartonné gris (Paris, vers 1790).

Vient de chez Labédoyère comme beaucoup de ces pièces.


717. — Le nouveau Dom Bougre à l’Assemblée Nationale, ou L’Abbé Maury au Bordel, suivi des Doléances au Dieu Priape, et d’une Ode aux Bougres, par l’Auteur du Bordel National.

Bougre quoique calotin,
J’aime les femmes et le vin ;
Amis, viens me contempler,
Foutre et boire, voilà mon métier.


Double (incomplet, manquent les pages 7 à 10) du 140.


718. — Nouveau Recueil des Poésies Héroïques et Gaillardes de ce Temps. Augmenté de plusieurs pièces curieuses, qui n’ont point encore paru dans les précédentes éditions. — MDCCXXII.

1 volume in-12.

Recueil de poésies satiriques. Très intéressant. Un autre exemplaire à 719.


719. — Nouveau Recueil des Poésies Héroïques et Gaillardes de ce Temps. Augmenté de plusieurs pièces curieuses, qui n’ont point encore paru dans les précédentes éditions. — MDCCXXII.

Double du 718.


720. — La Nouvelle Bigarure.

1 volume (xviiie siècle).

Recueil contenant :

1. — Le Voluptueux, satire en vers.

2. — Le Bréviaire du curé de… diocèse de Monpelier (sic), histoire véritable, conte en prose.

3. — Le Serment légitimement violé, conte en vers.

4. — L’heureux fruit de la lecture, à l’auteur de la Tragédie de la Nouvelle Messaline, par un ami, épitre en vers.

5. — La Comédie, grosse de Mérope, conte en vers.

6. — L’Etimologie des mots favoris des dames : Otés de là votre main, conte en vers.

7. — Lettre de Flora à Pompée. Sur ce qu’il l’avoit abandonnée et cédée à son ami Geminius, stances. Ces stances, qui n’ont rien d’obscène, sont d’assez belle venue. Fin du xvie ou commencement du xviie siècle.

8. — Le choix du Berger Pâris, conte en vers.

9. — Agnès aux bains, conte en vers.


721. — La Nouvelle Messaline. Tragédie en un acte, par Pyron, dit Prepucius. Se vend à Chaud-Conin et à Babine, elle est dit-on de Granval. L’on y a joint le Sérail de Delis et la description du Temple de Vénus. — A Ancone, chez Clitoris, libraire rue du Sperme, vis-à-vis la Fontaine de la semence, à la Verge d’Or. MDCCLXXIII.

1 volume in-8 de 2 feuilles. Par Ch. Fr. Ragot de Grandval fils. Voir 910 et le Théâtre Gaillard dans lequel cette pièce a été imprimée.

Suivie de :

1. — Le sérail de Delys, ou Parodie d’Alcibiade, comédie (voir 768).

2. — Description du Temple de Vénus (en vers).

Sur la dernière page, après le mot Fin, on a copié ce couplet :


Menuet

Je lui faisais caresse
Il était las :
Mais il avait l’adresse
Comme les chats,
De s’enfler et devenir gros
Lorsque sur son dos
Je passais le bras :
Au gué lonla Bergère, etc…


722. — La Nuit Merveilleuse, ou Le nec plus ultra du plaisir. Avec des figures analogues. — Partout, et nulle-part.

1 volume in-18 (Paris, 1800). Avec 1 frontispice et 3 figures libres, ne se rapportant pas au texte. La dernière a servi de frontispice aux Bordels de Paris (voir 607). (Le C. d’I*** parle de 5 figures obscènes ne se rapportant pas au texte).

C’est le conte : Point de Lendemain, de Vivant Denon, attribué aussi quelquefois à Dorat.


723. — Ode aux Bougres. — 1789.

1 brochure in-8 de 8 pages.

Cette pièce de vers doit être l’Hymne au Con, attribué à Piron, sans raison, d’ailleurs, comme beaucoup d’autres morceaux.

Voir à 724 un exemplaire avec frontispice libre.


724. — Ode aux Bougres. — 1789.

Double du 723.

Avec 1 frontispice libre.


725. — Les Offrandes à Priape, ou Le Boudoir des Grisettes. Contes nouveaux et gaillards, ornés de jolies figures en taille-douce. A Conculis. — 1794.

1 volume in-18. Les figures sont arrachées.

Contes du chevalier de Piis, suivis de Filon réduit à mettre cinq contre un, par Corneille Blessebois, et de diverses poésies satiriques du xviie et du xviiie siècle.

À consulter.


726. — L’Origine des Cons sauvages ; La manière de les apprivoiser ; le moyen de prédire toute chose advenir par iceux. Plus Le Bail à ferme desdits Cons, avec les sens (sic) et rentes, et tout ce qui en dépend. Plus La source du gros fessier des Nourrices, et la raison pourquoi elles sont si fendues entre les jambes. — Chez Jean de la Montagne, à Lyon, 1797.

1 volume in-18 de 70 pages. Réimpression de cette facétie du xvie siècle.


Sommaire :

1. — Avertissement au Lecteur.

2. — Le Prologue de l’auteur.

3. — Chap. I : De quelle manière sont les cons, et leur différence.

4. — Chap. II : De la dimension des cons, et de leurs diverses aventures, et comme se font les cons camus.

5. — Chap. III : Diverses opinions de la diversité des cons, selon aucuns docteurs.

6. — Chap. IV : Quels cons l’on doit élire, et lesquels on doit éviter.

7. — Bail des Cons.

8. — Prognostication des Cons sauvages.

9. — Ci-après ensuit la chanson, chantée de très méchant son.

10. — La source du gros fessier des nourrices, et la raison pourquoi elles sont si fendues entre les jambes.

Un autre exemplaire à 727. Voir aussi à 769 : La Prognostication des Cons sauvages… à 770 : La Source et Origine des Cons sauvages… et à 733 : La Source du gros fessier des Nourrices


727. — L’Origine des Cons sauvages ; La manière de les apprivoiser ; le moyen de prédire toute chose advenir par iceux. Plus Le Bail à ferme desdits Cons, avec les sens et rentes, et tout ce qui en dépend. Plus La source du gros fessier des Nourrices, et la raison pourquoi elles sont si fendues entre les jambes. — Chez Jean de la Montagne, à Lyon, 1797.

Double du 726.


728. — Le Parfact | Macqvereau | svivant la Covr, | contenant vne Histoire nouuellement | passée à la Foire de Sainct-Germain. | Entre un Grand, et l’vne des plus notables et | Renommées Courtisannes de Paris. | 1622.

1 brochure petit in-8 de 16 pages. Caractères de civilité.

Poésie satirique en 18 strophes de 6 vers de 8 Syllabes par Claude d’Esternod.

Voir : L’Espadon satyrique, Cologne, 1630 (Réserve Ye 2195) sous le titre : La Belle Madeleine.

A la page 10 commence : Complainte sur le succès de l’Histoire dont est question, 19 strophes de 6 vers de 8 syllabes.


729. — Le Parnasse Libertin, ou Recueil de Poésies libres. « Nitimur in vetitum semper… quod licet ingratum est. Ovid. » — A Amsterdam, chez Cazals et Ferrand, libraires, MDCCLXIX.

1 vol. in-12. Relié avec les nos 730 et 731.

Recueil d’Épigrammes et de pièces satiriques. À consulter. Voir différentes éditions à 322 (avec notre notice), 732, 733, 734.


730. — Lettre philosophique, par M. de V***, Avec plusieurs pièces galantes et nouvelles, de différents auteurs. — A Berlin, aux Dépens de la Compagnie, MDCXCLX.

Relié avec les 729 et 731.

Double des 571 et 572.


731. — Pièces Libres de M. Ferrand, et poésies de quelques Auteurs sur divers sujets. — A Londres, MDCCLX.

1 volume in-12. Relié avec les nos 729 et 730.

Voir 77 (avec notre notice), 320 et 321.


732. — Le Parnasse Libertin, ou Recueil de Poésies Libres. « Nitimur in vetitum semper… quod licet ingratum est. Ovid. » — A Amsterdam, chez Cazals et Ferrand, Libraires, MDCCLXXVI.

1 volume petit in-8 de 119 pages.

Voir 322 (avec notre notice), 729, 733 et 734.


733. Le Parnasse Libertin, ou Recueil de Poésies Libres, « Nitimur in vetitum semper… quod licet ingratum est, Ovid. » — A Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie, MDCCLXXXVIII.

1 volume.

Cet exemplaire contient, à la fin, une table manusciùte donnant des indications précieuses sur les auteurs des pièces composant le recueil.

Voir 322 (avec notre notice), 729, 732 et 734.


734. — Le Parnasse Libertin, ou Recueil de Poésies libres. « Nitimur in vetitum semper… quod licet ingratum est. Ovid. » — A Paillardisoropolis, chez le Dru, à l’Enseigne de Priape, l’An des Plaisirs.

1 volume petit in-8 de 201 pages, plus la table.

Voir 322 (avec notre notice), 729, 732 et 733.


735-736. — Le Parnasse Satyrique du dix-neuvième siècle. Recueil de vers piquants et gaillards de MM. de Béranger, V. Hugo, E. Deschamps, A. Barbier, A. de Musset, Barthélémy, Protat, G. Nadaud, de Banville, etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc. Tome Premier [Second]. Pigritia. Invidia. Avaritia. Superbia. Furor. Luxuria. Gula. — Rome, à l’Enseigne des sept péchés capitaux.

2 volumes in-12 de iv-241 et iv-251 pages. Avec 1 frontispice de Félicien Rops (Bruxelles, Poulet-Malassis).

Première édition de ce recueil, dont le 3e volume : Le Nouveau Parnasse… est à la cote Réserve P y2 57.

Un autre exemplaire de cette édition à 737-738. Voir deux éditions augmentées à 739-740 et (2 exemplaires) 188-189, 191-192.

Voir aussi Le Nouveau Parnasse à 190 et 193.

Des exemplaires du Parnasse satyrique du XIXe siècle, cédés par Poulet-Malassis à J. Gay, ont été condamnés à la destruction pour outrages à la morale publique et religieuse, ainsi qu’aux bonnes mœurs, par jugement du Tribunal correctionnel de la Seine, en date du 2 juin 1865, inséré au Moniteur du 8 novembre suivant (Affaire contre Gay).


737-738. — Le Parnasse Satyrique du dix-neuvième siècle

Double du 735-736.

Exemplaire sur Chine, sans le frontispice.


739-740. — Le Parnasse Satyrique du dix-neuvième siècle. Recueil de vers piquants et gaillards de Béranger, V. Hugo, E. Deschamps, A. Barbier, A. de Musset, Barthélémy, Protat, G. Nadaud, de Banville, Baudelaire, Monselet, etc. Augmenté du Nouveau Parnasse. Tome Premier [Second]. » Viens donc, viens donc, ce n’est que pour pisser… » L’illustre auteur de la Muette de Portici, dans une vespasienne, exhortant à remonter à la braguette sa vieille queue dévallée dans les profondeurs du pantalon. — Oxford, imprimé pour la coterie des amoureux, 1878.

2 volumes in-12 de 2 ff. n. ch. vi-359 pp. et 6 ff. n. ch. 372 pp., brochés. Avec 2 frontispices libres à l’eau-forte de Félicien Rops (différents de celui de la 1re édition), en deux états, noir et rouge et noir. Un titre intérieur dit au 1er vol. : Recueil de pièces contemporaines tirées du cabinet d’un curieux pour servir à l’Histoire du temps présent. Vienne, chez William Fisher, imprimeur, 1868 ; et au second : Pièces contemporaines en vers pour servir à l’histoire de ce temps. Recueillies par E. K. J. Londres, impr. de John King, 1850. Lire les appendices qui sont fort curieux pour les identifications et l’attribution des pièces.

2e édition, contenant le Nouveau Parnasse.

Voir la 1re édition (2 exemplaires) à 735-736 (avec notre notice), et 737-738 ; la 3e édition (2 exemplaires) à 188-189 (avec notre notice) et 191-192.

Voir aussi Le Nouveau Parnasse Satyrique (2 exemplaires) à 190 et 193.


741. — Le Parvenu | légende | composée | de la Nature | du Présent, Passé, et Avenir, avec évidence pure et simple de | tout ce qui sert à former l’esprit : | or verra-t-on | que cil qui a l’intellect dur sera | confondu par son ignorance, | tout ainsi comme le docte aura pouvoir | de s’endoctriner | d’iceux misteres. | Alpha et Oméga | jmprimé vers la fin de la trente- | huitième année de L’Auteur. | En | Philopotamie.

1 volume in-12 de deux feuillets liminaires dont 1 blanc et l’autre ayant au recto le titre avec au verso l’épître dédicatoire et 22 pages plus 1 f. blanc. Reliure ancienne de maroquin vert, triple filet d’or. Dentelle intérieure, dos orné. Papier de garde marbré. Ornements au dos, avec Le Parvenu en long, tranches dorées. Les ff. ont 10 centimètres de large et 13 de haut ; ils sont rognés irrégulièrement.

Sur le verso du 1er feuillet liminaire se trouvent ces deux notes manuscrites :

1. — Au crayon : Exemplaire de L. J. Hubaud.

2. — À l’encre, écriture du xviiie siècle : Ouvrage d’une exessive (sic) rareté, exempl. de M. le duc de la valière (sic) acheté 25 fr. à Paris à l’amiable chez M. de Bure, libraire, en may 1784.

D’après Brunet, la note à l’encre serait de la main de M. le M. de M. (?)

Sur la page de titre, autre note manuscrite à l’encre :

« Il n’y a jamais eu que ceci d’imprimé, et c’est le seul fragment qui existe de l’ouvrage, la planche ayant été rompue et le reste du manuscrit brûlé par l’auteur, qui craignit d’être surpris en l’imprimant lui-même. »

Plus le cachet de la Bibliothèque Nationale, et un autre cachet : Don n° 10825.

Brunet prétend que le feuillet de frontispice porte au verso une épitre dédicatoire de 19 lignes. Le savant auteur du « Manuel du Libraire » s’est trompé.

L’épitre dédicatoire se trouve au verso du titre (2e feuillet liminaire) et ne comprend que 6 vers (10 lignes en tout, avec le titre et les renvois). Du reste, la voici, telle qu’elle est disposée :


EPITRE

dedicatoire.

Salut, bon an Joye et Santé
A vous Dame de grand’
beauté,
N’ayés jamais de vôtre vie
Ni forte ni petite envie.
De nominer cil qui vous fait
En ce jourd’huy cettui bien-
fait.


La première page est chiffrée O et on y lit, en tête, le mot Fin par lequel commence l’ouvrage.

L’ouvrage est écrit dans le style et dans le goût du Moyen de Parvenir.

Cette première partie intitulée Fin (p. 1 à 21, c’est-à-dire 12) traite de Caron, d’Adam et d’Ève, et du pape ; la 2, (p. 21-12 à 17) intitulée Exorde, traite d’une aventure galante de Saint-Joseph, qui se continue dans la 3e partie ; (p. 17 à 20) Sistème ; la 4e partie : Apostille (p. 20 à la fin) se termine à la 22e ligne de la p. 21 qui n’est pas terminée.

Ainsi que l’indique la note manuscrite, le volume n’est pas terminé. L’auteur-compositeur (le volume a été imprimé sur une petite presse à bras appartenant à l’auteur, et par lui-même) s’est arrêté au milieu d’une phrase, aux 3/4 de la page 22. L’impression était si pâle, que l’on a dû repasser à l’encre toutes les lettres de cette dernière page. À partir de la page 15 les feuillets sont tirés à la brosse.

On y a rajouté, en-dessous de la dernière ligne de texte, et à l’encre, quatre lignes de tirets et ces mots :


Hiatus magnus Deplorabilis.

Il n’existe que ce seul exemplaire et on n’a pu découvrir l’auteur.


742. — Le Passe-Tems du Boudoir, ou Recueil Nouveau de Contes en vers. « Quis leget hec ? Perse Sat. — Ce sera moi, ce sera moi, Opéra de Zemir. » — A Galipoly, chez la Veuve Turban, libraire, rue du Ramasan, MDCCLXXXVII.

1 volume petit in-12 de 149 pages (y compris faux-titre, titre), plus 1 f. n. ch. de table. Rel. moderne, dem. chagrin bleu poli, à coins, filets, dos orné, tête dorée, non rogné. Déchirure raccommodée à la table. Le titre est double. (Sans quoi, fort joli exemplaire).


743. — La Perle, ou Quelques années de la vie d’une femme célèbre. — A Cythère, chez le Gardien du Temple.

1 volume in-18 s. d. (vers 1830), de 107 pages y compris les liminaires. Avec 1 frontispice et 4 lithographies libres (une autre manque).

Pamphlet contre Mlle Mars.


744. — Le Petit Fils d’Hercule. — 1701.

1 volume in-18 de 166 pages (1781, et non 1701).

Roman libertin, très bien écrit. Contient plusieurs poésies, parmi lesquelles des stances satiriques de Motin et de Sygognes.


745. — Le Petit Polisson, ou Le Chanteur Joyeux, par M. Libertini. — A Polissoneopolis, chez Roger-bon temps, de drôleries. Rue de la Gayeté, A la Lire Gaillarde.

Texte et musique gravés (seconde moitié du xviiie siècle). In-8 s. d. de 1 titre et 28 ff. imprimés d’un seul côté et se faisant vis-à-vis deux par deux. Sans doute ces chansons se vendaient aussi séparément. Broché, papier rose. Une des chansons nous révèle le nom des éditeurs : Le Pelletier, renommé pour ces ariettes et chansons les plus nouvelles ; rue de la Tabletterie, près celle Saint-Denis, n° 2 à Par s et Toulan, rue Fromenteau, n 10.

Voici la liste des 14 chansons grivoises qui composent ce recueil :

Le Petit Hermitage. — Comme çà s’enfile. — Le Consenti. — L’Abbé triomphant. — Le Vinaigre d’amour. — Le grand Curé. — Chanson du gros René. — Les Quenouilles. — La fille ébranlable. — Les Amants satisfaits. — Gilles-le-Niais. — Ce qui s’ouvre un peu. — L’appartement de Glicère. — Le Boudoir d’Aspasie.


746. — Les Petits Bougres au Manège, ou Réponse de M***, Grand maître des enculeurs, et de ses adhérents, défendeurs, à la requête des fouteuses, des maquerelles et des branleuses, demanderesses. « Trahit sua quemque voluptas. » — A Enculons, chez Pierre Pousse-Fort, et se trouve au Palais-Royal, Thuileries et Luxembourg, L’an second du rêve de la liberté.

Double du 657, broché papier rouge.

Avec 1 frontispice et 3 gravures libres, dont les deux premières se trouvent également dans la Vie Privée du ci-derrière marquis de Villette (voir 656).


747. — Les Plaisirs de l’Ancien Régime et de tous les pays. Cet ouvrage, qui contient les Chef-d’œuvres de divers bons Auteurs, et orné de XX gravures à la manière anglaise, est pour faire suite à l’Aretin. Nouvelle édition. — A Londres, imprimé par ordre des Paillards. MDCCXCV.

1 volume in-18 de 144 pages. Avec 1 frontispice et 19 figures libres, dont 2 coloriées. Reliure moderne, maroquin bleu-foncé, plein, dentelle intérieure et tranches dorées.

Le frontispice et les 16 premières gravures (accompagnant les 16 stances de l’Ode à Priape), sont les mêmes que dans plusieurs éditions de l’Ode de Piron. La 17e sert de frontispice à la Messaline en Pleurs. La 18e en couleurs, accompagne le Chapitre des Cordeliers, et la dernière, également en couleurs, le Débauché converti.

Toutes se retrouvent dans divers autres recueils ou pamphlets.

Voici le sommaire de cet ouvrage :


01. — Introduction (en prose).

02. — Ode à Priape, par M. Piron.

03. — La Messaline en Pleurs (C’est la Garce en Pleurs).

04. — Réponse du Clergé, dictée par l’abbé Grécourt.

05. — Petite leçon à ma Flûte (satire en vers).

06. — Vers Gaillards (3 épigrammes).

07. — Le Chapitre général des Cordeliers.

08. — (Deux épigrammes).

09. — (Deux épitaphes).

10. — Enigme (en vers).

11. — La Gageure, conte (en vers).

12. — Le Contrat de rente, conte (en vers).

13. — Le Débauché converti, par M. Robbé de Beauveset

14. — Le Frère et la sœur (épigramme).

15. — Chloé et le Papillon (en vers).

16. — L’Ave Maria, conte (en vers).

17. — Le premier coup de vêpres (épigramme).

18. — La Fille charitable (épigramme).

19. — Le Jubilé (conte en vers).

20. — La Maîtresse de Plain-Chant (conte en vers).

21. — Sermon contre le péché de la Chair (en vers),

22. — Les Belles Jambes (épigramme).

23. — Les cinq ponts (épigramme).

24. — L’expérience fit la science (épigramme).

25. — (Deux épigrammes).

26. — (Deux impromptus).

27. — Mon testament (en vers).


La plupart de ces épigrammes sont de J.-B. Rousseau, Grécourt et Piron.


748. — Das Frauenzimmer von Vergnügen. — Boston, R. Chesterfield.

2 parties en 1 volume in-16 de 407 pages (Leipzig, 1872). Traduction allemande de Memoirs of Fanny Hill (voir 104).

1er vol. de la série : Priapische Romane (voir 749 et 750).

C’est une réimpression en 3 vol. faite à Leipzig vers 1860, des Priapische Romane, Rom bei Seraph. Cazzovulva, 1791-97 (Berlin, 3 tomes).


749. — Die Frauenzimmer Schule in Sieben Gesprsæchen nach Meursius. Boston, bei R. Chesterfield.

1 volume in-16 de 454 pages (Leipzig, 1872).

Traduction allemande de la Satire sotadique de Chorier (voir 28).

2e vol. de la série : Priapische Romane (voir 748 et 750).


750. — Mein Noviziat. — Boston, Bei Reginald Chesterfield.

1 volume in-16 de 480 pages (Leipzig, 1872).

3e volume des Priapische Romane (voir 748 et 749).

Traduction allemande de Mon Noviciat d’Andrea de Nerciat, (voir 455-456).


751. — Les Progrès du Libertinage, Historiette trouvée dans le porte-feuille d’un carme réformé. Publiée par Un novice du même ordre. Ornée d’estampes en taille-douce. — De l’imprimerie de l’Abbesse de Mont-Martre, l’an second de la Liberté ; avec approbation des Danseuses de l’Opéra.

1 volume in-18 de 108 p.. Par J.-B. Nougaret. L’Epitre dédicatoire au foyer de l’opéra est signée : frère Enculos. Ex. d’Alfred Bégis saisi à son domicile et déposé à la Bibliothèque en 1866.

Un autre exemplaire à 752, avec 2 gravures libres. Voir aussi : Lucette (466).

Condamné : 1° Par arrêt de la Cour d’assises de la Seine, en date du 9 août 1842, condamnant Régnier-Becker à 6 mois de prison et 200 francs d’amende (Moniteur du 15 décembre 1843) ;

2° Par arrêt de la même Cour, en date du 10 février 1852, condamnant Honoré Chapelle à un mois de prison et 16 francs d’amende (Moniteur du 8 mai 1852).

Ce livre a encore été visé dans l’arrêt rendu par la même Cour, contre Vallade et consorts, le 29 avril 1845.


752. — Les Progrès du Libertinage, Historiette trouvee dans le portefeuille d’un carme réformé. Publiée par Un novice du même ordre. Ornée d’estampes en taille-douce. — De l’imprimerie de l’Abbesse de Mont-Martre. L’an second de la Liberté ; avec approbation des Danseuses de l’Opéra.

Double du 751. Cartonné. Ex. d’Alfred Bégis, saisi à son domicile et déposé à la Bibliothèque en 1866.

Avec 1 frontispice et 2 figures libres.


753. — La Putain errante, ou Dialogue de Madeleine et Julie. Vers libres.

1 volume in-8 (xviiie siècle) ; manque le titre. Relié en veau.

Voir La Putain Errante, 754, et La Puttana Errante, 89, 156, 220, 559 et 560.


754. — La Putain Errante, ou Dialogue de Madeleine et de Julie. Fidèlement traduit de l’italien en françois, par Pierre Aretino. — Nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée, enrichie de gravures, aux dépens de Mademoiselle Théroigne de Méricourt, Présidente du Club du Palais-Royal, et spécialement chargée des Plaisirs des Gauches de notre auguste Sénat. — 1791.

1 volume s. l. in-18 de v-68 pages dont le titre, car l’avertissement chiffre en romain a été intercalé après coup. Rel. plein maroquin rouge janséniste, larges dent. intér., tranches dorées, avec 2 gravures libres. Il manque 4 pages qui ont été arrachées.

Le texte est le même que dans la « Bibliothèque d’Aretin » (voir 597), et il est suivi (p. 65) des Vers Gaillards et Satyriques qui le suivent dans cet ouvrage, mais, ici, il est, en outre, précédé d’une Epitre dédicatoire à Mlle Théroigne.

C’est une imitation du dialogue en prose faussement attribué à l’Arétin.

Un ouvrage intitulé la Puttana Errante, ou Dialogues de Madeleine et de Julie, a été condamné à la destruction par un jugement du Tribunal correctionnel de la Seine (2e Chambre), en date du 25 février 1876.

Voir, pour le texte italien et différentes traductions ou adaptations en français : 89, 156, 220, 559 et 560 et 753.


755. — Les Putins Cloîtrées, parodie des Visitandines, en deux actes. Ornée de jolies gravures. — A Bicêtre, et se trouve à Paris chez tous les libraires marchands de nouveautés. — 1796.

1 volume in-12 de 50 pages. Avec 4 figures libres (Paris, Mercier).

Amusante parodie, très bien écrite, mais très obscène, et dont la destruction a été ordonnée, comme outrageant les bonnes mœurs, par arrêt de la Cour royale de Paris, du 16 novembre 1822, inséré au Moniteur du 26 mars 1825 (Affaire contre Rousseau).


756. — Les Quarante manières de foutre, dédiées au Clergé de France. — A Cythère, Au Temple de la Volupté, 1790.

1 volume in-18 de 72 pages, liminaires compris, broché bleu. Avec 7 planches libres, contenant l s 40 « postures », (il y en a 41 décrites en prose) et une gravure libre pour le conte : Les Œufs frais.

Recueil de « Postures », suivi de plusieurs contes en vers. On y trouve entre autres cette épitaphe de Gervais (Gervaise de Latouche), auteur du Portier des Chartreux :


Des bougres, des fouteurs, il écrivit l’histoire.
Des bougSa plume fut son vit,
Des bougSes couillons son esprit,
Le foutre son génie, un con son écritoire.


757. — Les | Qvinze | marques approuuées | pour cognoistre les | faux Cons d’auec les | légitimes |. A la requeste des cercheurs de Mi-dy, Courriers de la foire | Sainct Germain, | MDCXX.

S. l. petit in-8 de 8 pages dont le titre et la dernière non chiffrés. Cartonné.

Facétie en prose. La dernière page contient 18 vers : Recepte approuvée de Dame Alix, pour en brief temps r’accoustrer le pucellage perdu.

Voir diverses autres facéties du même genre :

Sermon Joyeux d’un Dépucelleux de nourrices (voir 772).

La Source du gros Fessier des nourrices (voir 773).

La Source et Origine des Cons sauvages (voir 770).

La grande et véritable prognostication des Cons sauvages (voir 667 et 771).

Prognostication des Cons sauvages (voir 769).

L’Origine des Cons sauvages (voir 726 et 727).


758. — Les Réclusières de Vénus. Allégorie. — A la Nouvelle Cithéropolis, MDCCL.

1 volume petit in-8° de 20 pages.

Poème par Blanchet de Pravieux.


759. — Recueil de Comédies et de quelques chansons gaillardes. — Imprimé pour ce monde, MDCCLXXV.

1 volume in-18 de 309 pages. Avec 1 gravure libre, sur bois.

Contient :

Le Tempérament. — La Nouvelle Messaline. — Léandre-Nanette. — Le Bordel. — La comtesse d’Olonne. — Le Luxurieux.

Et, en outre de ces comédies, des contes et poésies : L’Ode à Priape. — Le Débauché converti. — Le Chapitre général des Cordeliers. — Le Mal d’aventure. — Epitre à Uranie, des stances satiriques de Motin et Sygognes et quelques chansons libres.


760. — Recueil de pièces choisies rassemblées par les soins du Cosmopolite. — A Anconne, chez Uriel Bandant, à l’Enseigne de la Liberté, 1735.

1 volume in-16 de x-512 pages, avec une notice de 12 pages. Réimpression faite pour une Société de Bibliophiles, à 163 exemplaires, Leyde, 1865 (Exempl. n° 5, sur papier de Chine) (Gay. Bruxelles).

Voir à 923 et 924 deux exemplaires de l’Édition originale de ce Recueil célèbre, avec notre notice.


761. — Le Rendez-Vous de Madame Elisabeth, sœur du Roi, avec l’Abbé de S. Martin, Aumônier de la Garde Nationale, dans le Jardin des Tuileries. — A Paris, de l’imprimerie de la Foutro-Manie, 1790.

1 brochure in-12 de 24 pages. Avec 1 frontispice obscène. Cartonné.

Pamphlet révolutionnaire.


762. — Requête et Décret en faveur des Putains, des Fouteuses, des Maquerelles et des Branleuses, contre les Bougres, les Bardaches et les Brûleurs de Paillasses. — A Gamahuchon, et se trouve chez toutes les Fouteuses Nationales. L’an second de la régénération foutative.

1 brochure s. d. in-8 de 21 pages (Paris, 1791).

Sommaire :


1. — Epitre dédicatoire à Mme la vicomtesse de Confendu, dite la Bacchante ; Grande prêtresse de Bacchus, maîtresse jurée en fouterie (en prose).

2. — Réponse de la vicomtesse de Confendu au chevalier de Couille-Plate (en prose).

3. — Humble Requête des Fouteuses… (en vers). Elle commence à la page 13.

4. — Décret (en vers).


763. — Satan et Eve, ou l’Origine de la Fouterie et du Cocuage.

Lorsque Satan eut foutu Madame Eve,
Aussitôt le Père éternel
Fit le sabat, et dit : J’endève,
Mon jardin n’est plus qu’un bordel.


A Damnopolis, chez Diabolino, libraire-éditeur, rue d’Enfer.

1 volume in-18 de 108 pages. Avec 6 lithographies libres (Paris, 1832).

Parodie de la Genèse, assez bien écrite.

La destruction de cet ouvrage a été ordonnée, par arrêt de la Cour d’assises de la Seine, en date du 29 avril 1845, pour outrages à la morale publique et religieuse, ainsi qu’aux bonnes mœurs (Affaire contre Vallade et consorts). (Insertion irrégulière, sans désignation spéciale, au Moniteur du 9 juin 1846).


764. — Satyres, ou Choix des meilleures pièces de vers qui ont précédé et suivi la Révolution.

Ah ! quand il serait vrai que l’absurde pouvoir
Eût entraîné Tarquin par de là son devoir,
Qu’il en eût trop suivi l’amorce enchanteresse ;
Quel homme est sans erreur et quel roi sans foiblesse !
Quel homme est sans erreur et quel roi sVolt.


A Paris, l’An premier de la Liberté.

1 brochure in-8 de 32 pages (1790). Cartonné. Avec un frontispice libre en simili lavis.

Recueil de pièces satiriques qui aurait été formé par Camille Desmoulins, si l’on en croit Barbier. Contient, en tout cas, plusieurs pièces signées de lui, comme on peut voir au sommaire suivant :


01. — Qu’aujourd’hui dans mes vers… : Camille Desmoulins.

02. — Tu dormois sur le trône… : Anonyme.

03. — La Diarrhée diabolique : Anonyme.

04. — La question difficile à résoudre : Camille Desmoulins.

05. — Épigramme sur le retranchement de la maison du roi : Anonyme.

06. — Fable, Le lion de toute antiquité… : Anonyme.

07. — Vers sur la lettre de M. de Calonne au Roi : Anonyme.

08. — Épigramme sur le cirque du Palais-Royal : Anonyme.

09. — Chanson d’un batellier de Saint-Cloud : J.-M. de Chénier. (Contre la Reine).

10. — Vers à l’occasion du buste du Roy : Anonyme.

11. — Vers sur la détention de Rohan : Anonyme.

12. — Mlle Le Gai d’Oliva : Anonyme.

13. — Cagliostro : Anonyme. (Défense de Cagliostro).

14. — Le Cardinal : Anonyme.

15. — Épigramme sur la flétrissure de Mlle de la Motte : Anonyme.

16. — Au Cardinal, lors de son exil : C. Desmoulins.

17. — Apostrophe de la Reine à Mlle d’Oliva : Anonyme.

18. — Chanson, Votre patronne… : Anonyme. (Sur la naissance du Dauphin).

19. — Noel, sur la naissance du Dauphin : Anonyme. (En 21 couplets).

20. — Complainte de la supérieure des Bénédictines : Abbé de la Baume.

21. — Brienne : Anonyme.


765. — La Scuola d’Amore, ossia stori galante e vera di un seminarista, cheimparo a far l’amore dal suo reverendo padre rettore. Con otto eleganti figure litografie fate per illustrare la presente storia. — Londra. 1862.

1 volume in-16 de 32 pages. Avec 8 figures obscènes coloriées. En italien.


766. — Les Secrettes Ruses d’Amour, où est monstré le vray moyen de faire les approches, et entrer aux plus fortes places de son Empire, par le S. D. M. A. P. — A Paris, pour Thomas Estoc, au Palais, en la galerie des prisonniers, MDCX.

2 parties en 1 volume in-12 de 107 ff. dont les 3 premiers y compris le titre n. chif. Reliure veau marbré, tranches jaspées.

Suivi de (au f. 35 n. ch.) : Dialogues de l’Aretin, ou sont desduites les Vies, mœurs et desportemens de Laïs et Lamia, Courtisanes de Rome, traduit d’italien en françois (voir 767), et de (au f. 95) : La Maqverelle ou Vieille Covrtisane de Rome (en vers) (par Joachim du Bellay), pièce qui commence ainsi :


Bien que du mal du quel ie suis atteinte
Soit désormais tardive la Complainte
Et qu’on ne doive imputer à raison
Le repentir qui vient hors de saison…


767. — Dialogue de l’Aretin, où sont desduites les vies, mœurs et déportemens de Lais et Lamia, courtisanes de Rome, traduit d’italien en françois, Paris, M. DC. XI.

1 volume in-12 (Peut-être de Cologne).

Voir 766.


768. — Le Sérail de Delys, ou Parodie de la Tragédie d’Alcibiade, petite comédie en vers, par M***. A Cologne, chez Pierre Marteau, imprimeur et libraire, à la Vérité, MDCCXXXV.

In-8 de 16 pages.

Comédie fort médiocre.


769. — Prognostication des cons sauvages.

1 volume petit in-8 de 24 pages. Avec 1 gravure libre (xvie siècle). La page de titre manque.


Sommaire :

1. — Prognostication des Cons sauvages (en vers).

2. — Cy-après ensuyt la Chanson.

3. — La Source du gros Fessier des Nourrices, et la raison pourquoy elles sont si fendues entre les jambes. Avec la complainte de Monsieur le Cul contre les Inventeurs des Vertugalles.

— Ici, au milieu de cette page de titre, la gravure représentant une nourrice nue, tournant le dos, avec, de chaque côté, deux phallus ailés (finement gravés). — Imprimé pour Yves Bomont, demeurant à Rouen en la rue de la Chievre.

4. — La Source du gros fessier (prose).

5. — M. le Cul aux Lecteurs (prose).

6. — Ensuyt la Complaincte de M. le Cul (vers).

7. — Chanson pour la réponse et consol. des Dames.


Malgré cette page de titre au milieu, la pagination se suit depuis le débuts

Voir diverses facéties du même genre à 667, 726, 727, 757, 770, 771, 772, 773.


770. — La source et origines des cons sauvages, et la manière de les apriuoiser, et le moyen de predire toutes choses à advenir par iceux. Plus la cruelle Bataille de Messer Bidault culbute et ses compagnons, contre le Reuerend Monstard le Baueux, ses aliez et confederez. Plus enrichy du Bail à Ferme desdits cons, avec les sens et rente et tout ce qui en despend. — A Lyon, Par Jean de la Montagne, 1610.

12 ff. n. ch. (Prose). Relié avec les nos 771, 772 et 773.

Voir aussi diverses facéties semblables à 667, 726, 727, 757, 769.


771. — La grande et véritable Prognostication des Cons sauvages, avec la manière de les apprivoiser. — Nouvellement imprimée par l’autorité de l’Abbé des Conars.

s. l. n. d. 10 p. titre compris. (En vers), Relié avec les nos 770, 772 et 773.

Un autre exemplaire à 667.

Voir aussi aux nos 726, 727, 757, 769 des facéties du même genre.


772. — Sermon Joyeux d’un Depucelleur de Nourrices.

s. l. n. d. de 11 p. titre compris. (En vers). Relié avec les nos 770, 771 et 773.

Voir aussi 667, 727, 757 et 769.


773. — La Source du gros Fessier des Nourrices, et la raison pourquoy elles sont si fendues entre les jambes. Avec La Complainte de Monsieur le Cul contre les inventeurs des Vertugalles. — Imprimé pour Yves Bomont, demeurant à Rouen en la rue de la Chievre.

S. d. La source est en prose, et la complainte en vers et suivie de la Chanson pour la response et consolation des dames. Relié avec les nos 770, 771 et 772. Ensemble 4 pièces (réimpression du début du xviiie siècle) en 1 vol. in-12, reliure ancienne maroquin vert, filets, dos orné, dent. intér., tranches dorées.

Voir aussi 667, 727, 757 et 769.


774. — Suite des Pantins des Boulevards ou Bordels de Thalie ; Confessions paillardes des tribades et catins, des tréteaux du boulevard, recueillies par le compère Mathieu ; Savoir : Au Théâtre de Nicolet ; Aux Associés ; Aux Beaujolais. Ouvrage aussi utile qu’agréable, dédié à tous les baladins de la fin du dix-huitième siècle, et enrichi de figures, par Leur espion ordinaire.

Le tartuffe Sallé, le paillard Nicolet,
Noisel le scélérat, mon ouvrage est complet.


A Paris, de l’Imprimerie de Nicodème dans la Lune, 1791.

1 volume. Avec 4 figures libres, les mêmes que Les Bordels de Thalie (voir 608).

Voir aussi les Costumes Théâtrales (624).


775. — Le Sylphe galant et observateur, Contes anti-moraux, et dédiés à la confrérie très morale des Auteurs du Mercure et Compagnie, par F. G***, un de leurs abonnés. — A Paris, de l’imprimerie de Tiger, et se trouve chez les marchands de nouveautés. An IX.

1 volume in-18 de 177 pages. Dem. rel. veau fauve, dos pièce, plats marbrés, tête dorée. Avec 1 frontispice non libre, mais anti-religieux.

L’auteur rencontré par le diable, jadis boiteux, chez Mesmer, rue de la Huchette, reçoit de lui l’anneau babillard qui le rend sylphe.


776. — Le Tartufe Libertin, ou le Triomphe du vice.

Qui curios simulant et bacchanalia vivat.
Il prêche la sagesse et vit dans la débauche.
Il prêche la sagesse et vit dans lJuvénal.


A Cythère, chez le Gardien du Temple.

1 volume s. d. in-18 de 108 pages. Avec 1 frontispice et 5 mauvaises lithographies libres (Paris, vers 1831). Très rare. Dem.-rel. maroquin rouge, dos fleuronné d’une feuille de vigne dans chaque caisson, tranches peigne.


Cet opuscule a été attribué au marquis de Sade, mais bien à tort, car il y est question de personnages du règne de Louis-Philippe.

La destruction de cet écrit extrêmement licencieux a été ordonnée, pour outrages à la morale publique et aux bonnes mœurs, par arrêt de la Cour d’assises de la Seine, en date du 29 avril 1845. (Affaire contre Vallade et autres. — Moniteur du 9 juin 1846.)


777. — Almanach d’Amour et d’Amitié.

1 album petit in-12 de 18 pages. Avec 18 figures obscènes, une par page. Album de postures. Texte et légendes en trois langues, allemand, anglais et français.


778. — Le Taureau Bannal de Paris. — Cologne, chez Pierre Marteau, MDCCXII.

1 volume petit in-12 de 160 pages.

Composé en caractères de divers corps. Gros au début, plus petits à partir de la page 311, et encore plus petits de la page 157 à la fin.

Note manuscrite à l’encre (écriture du xviiie siècle) sur la page de titre :


« On prétend que dans ce petit livre on a voulu représenter M. d’Artagnan, depuis maréchal de France, sous le nom de Montesquiou. La 1re édition est de Cologne, 1689. »


779-780. — Théâtre Gaillard, Tome Premier [Second]. — Glascow, 1776.

2 tomes en 1 volume in-18 de 167 et 155 pages. Avec 9 figures libres (Le C. d’I*** en annonce 10).


Contient :

Tome I : Le Luxurieux. — Le Tempérament. — Le Bordel — L’Appareilleuse. — Le Gascon, conte. — Le mal d’aventure, conte — Chanson (Qu’on me baise…). — Le Débauché converti, conte.

Tome II : La comtesse d’Olonne. — Vasta, reine de Bordélie — Messaline. — Alphonse l’Impuissant. — Les Deux Biscuits. — Les Plaisirs du Cloître.


On compte au moins neuf réimpressions de cet ouvrage licencieux. La dernière a été faite à Bruxelles, en 1865.

Le Théâtre Gaillard a été condamné à la destruction pour outrages à la morale publique et aux bonnes mœurs, par :

1° Arrêt de la Cour royale de Paris, du 16 novembre 1822, inséré au Moniteur du 26 mars 1825 (Affaire contre Rousseau).

2° Arrêt de la Cour d’assises de la Seine, du 24 novembre 1834, inséré au Moniteur du 26 juin 1836, condamnant en outre Auguste-Jean, commis-libraire, à 3 mois de prison et 300 francs d’amende, pour mise en vente dudit ouvrage.

3° Arrêt de la Cour d’assises de la Vienne, du 12 décembre 1838 inséré au Moniteur du 9 juin 1839, condamnant en outre Henri Clouzot, libraire à Niort, Jean-Antoine et Jean-Bertrand Porterie, chacun à 10 francs d’amende, pour mise en vente dudit ouvrage.

Et 4° Par jugement du tribunal correctionnel de Lille, du 6 mai 1868, inséré au Moniteur du 19 septembre suivant, condamnant à la destruction le Théâtre Gaillard (éd. de 1865), ouvrage commençant par ces mots : « Le Théâtre Gaillard contient », et finissant par ceux-ci : « Divertissement et Fouterie générale. » (Affaire contre Duquesne).

Voir à 781, 782-783, 784, 785-786, d’autres éditions ou réimpressions.


781. — Théâtre Gaillard. Tome Premier. — Glacsʍo, 1782.

1 volume in-18.

Premier volume seulement.

Contient : Le Luxurieux. — Le Bordel. — L’appareilleuse.

Voir d’autres éditions à 779-780 (avec notre notice), 782-783, 784, 785-786.


782-783. — Théâtre Gaillard. Tome Premier [Second]. — Londres, Alfeston et Comp. 1803.

2 volumes in-18 de 248 pages chacun. Avec 11 gravures libres (4 au tome I et 7 au second).

Un autre exemplaire de cette édition à 784.

Voir aussi 779-780 (avec notre notice), 781, 785-786.


784. — Théâtre Gaillard…

Double du 782-783.

Relié en 10 volumes, 1 par pièce, numérotés 784-1 à 784-10.


785-786. — Le Théâtre Gaillard, revu et augmenté. — 1776-1865.

2 volumes in-12.

Voir 779-780 (avec notre notice), 781, 782-783, 784.


787. — La Tourelle de Saint-Etienne. ou le Séminaire de Vénus. Chronique historique, traduite du Latin, par Un clerc tonsuré.


C’est bien connu, les gens d’église
Sont très fervens en paillardise.
Ces messieurs fêtent sans façon
Tantôt le cu, tantôt le con.


A Cythère, chez le gardien du Temple.

1 volume in-18 de viii-95 pages. Broché. Avec 6 lithographies libres (Paris, vers 1830).

Un autre exemplaire à 788.

Production obscène et sans esprit, dirigée contre Mgr de Quélen, archevêque de Paris, et contre les moines et les nonnes. L’action roule depuis le Consulat jusqu’aux premières années du règne de Louis-Philippe.

Destruction ordonnée, pour outrages à la morale publique et religieuse, ainsi qu’aux bonnes mœurs :

1° Par arrêt de la Cour d’assises de la Seine, en date du 21 août 1831, acquittant d’ailleurs Gautier, ouvrier bouquiniste (point d’insertion au Moniteur) ;

2° Par jugement du Tribunal correctionnel de la Seine, en date du 10 février 1852 (Affaire contre Chapelle, Journal Officiel du 7 mai 1874).


788. — La Tourelle de Saint-Etienne, ou le Séminaire de Vénus. Chronique historique, traduite du Latin, par Un clerc tonsuré.

C’est bien connu, les gens d’église
Sont très fervens en paillardise.
Ces messieurs fêtent sans façon
Tantôt le cu, tantôt le con.


A Cythère, chez le gardien du Temple.

Double du 787.

Exemplaire non rogné.


789. — Venere e Marte, ossia Scherzi amorosi e galanti della vita militare, operetta graziosa, scritta per gli uomini, e per le donne, e principalmente per coloro, che fortunatamente non hanno ancora preso moglie. Decorata con 8 belle figure, Scritta da un uomo géniale. — Palmira, 1863.

1 volume in-18. Avec 8 figures libres. En italien. Ouvrage pour le colportage.


790-791-792. — Vie de Marie-Antoinette d’Autriche, reine de France, Femme de Louis XVI, roi des Français, depuis la perte de son pucelage jusqu’au premier mai, 1791. Ornée de vingt-six figures, et augmentée d’une troisième partie. — A Paris, chez l’auteur et ailleurs, avec permission de la Liberté.

3 tomes en 1 volume in-18 de 144, 142 et 138 pages, plus 4 ff. blancs. (1792-1793). Ex. d’Alfred Bégis saisi à son domicile et déposé à la Bibliothèque en 1866.

Relié en maroquin rouge, tranches dorées, dentelle intérieure. Avec 33 figures libres, paginées et accompagnées de distiques.

Second titre : Vie privée, libertine et scandaleuse de Marie-Antoinette d’Autriche, ci-devant Reine des François, depuis son arrivée en France, jusqu’à sa détention au Temple… — Aux Thuileries, et au Temple, et se trouve au Palais de l’Egalité, ci-devant Palais-Royal, chez les marchands de nouveautés. L’an premier de la République.

L’Epitre dédicatoire est signée : Dom Bougre.

Il y a 4 parties. La troisième commence à la page 107 du tome II. La 4e comprend tout le tome III. Le titre de cette partie est entièrement refait à la main par un nommé Vigna.

Les gravures du tome III ne sont pas libres.

Trois d’entre elles, Affaire du Champ-de-Mars (17 juillet 1791), Attaque des Tuileries et Entrée de la famille royale à l’Assemblée Législative (10 août 1792), semblent appartenir à une autre publication, car les légendes ne sont point conformes au texte des passages correspondants. Les deux autres représentent un épisode du soi-disant rendez-vous de la reine et de la Fayette et l’apparition de Frédégonde à Marie-Antoinette.

En annonçant sous son n° 3844 cette Vie privée, libertine et scandaleuse… et en ajoutant que le troisième volume paraîtrait le 1er décembre suivant, le rédacteur de la Feuille de correspondance du libraire (Dubroca) apostillait cet avis de l’appréciation que voici :


« Nous avertissons par avance les pères de famille de ne pas laisser tomber cet ouvrage dans les mains de leurs enfants. Les gravures libres dont il est accompagné, le style non moins libre dont il est écrit, pourraient bien produire en eux des ravages dont ils se repentiraient et nous sommes au moment où des mœurs sévères doivent présider à l’éducation de notre jeunesse. Il ne faut donc mettre cet ouvrage que dans les mains des hommes faits ; encore doit-on les prévenir que ce n’est pas la vérité tout entière qu’ils liront, mais bien de fortes présomptions sur les faits racontés. Au surplus, le mal que la calomnie pourrait répandre sur une famille aussi perverse, est si peu de chose en comparaison de celui qu’elle a voulu nous faire que, quand il arriverait que les traits les plus faux de cette histoire seraient crus à la lettre, ce ne serait encore qu’une juste peine que subiraient des êtres malveillants auxquels une nation généreuse avait voulu assurer le plus beau sort de l’univers et qui, pour prix d’un semblable bienfait, tramèrent le complot le plus affreux dont jamais l’histoire nous a transmis le détail ».

Voir 793 et 794.


793. — Vie privée, libertine et scandaleuse de Marie-Antoinette d’Autriche, ci-devant Reine des Français ; depuis son arrivée en France, jusqu’à sa détention au Temple. Ornée de gravures. Nouvelle édition, gmentée [sic] d’un troisième volume. Tome Troisième. — A Paris, Au Palais de la Révolution, 1793, seconde de la République.

1 volume in-18, de 1 titre et 138 pp. broché. Le titre de départ porte : « Vie politique et libertine de Marie-Antoinette. » Avec 5 figures non libres. Les mêmes qu’au tome III de l’exemplaire complet : 790-791-792.

C’est le 3e volume de la Vie de Marie-Antoinette d’Autriche. Il provient de Labédoyère.

Voir aux nos cités plus haut. Voir aussi 794.


794. — Vie Politique de Marie-Antoinette d’Autriche, ci-devant Reine des Français ; Depuis son arrivée en France, jusqu’à sa détention au Temple

(Le reste de la page de titre est déchiré). In-18 de 138 p. au lieu de 142, les 4 dernières ayant été mangées des rats. Avec 4 figures libres numérotées 21, 22, 24, 26.

C’est le 2e volume de la Vie de Marie-Antoinette d’Autriche.

Il provient de Labédoyère.

(Voir exemplaire complet à 790-791-792).

Voir aussi 793.


795. — Vie privée, libertine et scandaleuse de feu Honoré-Gabriel Riquetti, ci-devant Comte de Mirabeau, député du Tiers-Etat, des Sénéchaussées d’Aix et de Marseille, membre du département de Paris, commandant de bataillon de la milice bourgeoise du district de Grange-Batellière, président du club Jacobiste, etc., etc., etc. A Paris, rue de l’Echelle, en Suisse, à Londres, en Prusse et en Hollande, chez tous ses créanciers MDCCXCI.

In-8° de iv-192 pages avec portrait de Mirabeau, frontispice et 5 figures libres. Demi-rel. toile grise.

C’est une réimpression du Libertin de qualité, avec un nouveau titre et quelques modifications : L’Epitre à Satan y est signée Mirabeau, et on a fait précéder le texte du Libertin de quatre pages inédites.

Il s’agit à la fois d’une manœuvre des ennemis de Mirabeau et d’une supercherie d’éditeur.


796. — Vie Voluptueuse des Capucins et des Nonnes, tirée de la confession d’un Frère de cet Ordre. Augmentée d’un Poëme héroï-comique sur leurs Barbes, et de plusieurs autres pièces relatives à cet Ordre. — A Cologne, chez Pierre le Sincère, 1775.

1 volume petit in-12 de 168 pages.

Ouvrage licencieux et obscène, cité au Catalogue Wittersheim, page 61.

Suivi de Poésies, Contes et Epigrammes.


797. — Le vrai bonheur. Ode à l’Amour. — Où l’on a pu, avec privilège du Grand Turc, MDCCLVIII

Pet. in-8°, titre, faux-titre et 12 pages, cartonné. Mauvaise parodie de l’Ode à Priape en 20 strophes de 10 vers.

Les coquilles sont innombrables (plusieurs à chaque mot) et un bon quart des vers manquent.


798-799. — Les Cousines de la Colonelle, par Madame la Vicomtesse de Cœur-Brûlant. — Lisbonne, chez Antonio da Boa-Vista.

2 volumes de 172 et 268 pages. Le frontispice manque. Édition à 500 ex. (Ex. non numéroté). C’est la 2e édition. (Voir à 52 la 1re édition en un seul volume, avec notre notice). Les clichés de la 1re édition ont servi pour tirer la couverture de celle-ci, mais le texte de l’ouvrage a été composé à nouveau. Les vignettes en haut des chapitres, sont différentes de celles de l’exemplaire 52, et le texte tient une page de plus.