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Une sortie de crise par le haut >> La révolution de la participation


L’économie au service des hommes


À cet effet, la France a besoin d’entreprises puissantes, incitées à investir dans le pays, à respecter le pacte social, à innover dans le secteur de l’environnement. Il lui faut également un État musclé, visionnaire, capable de coordonner les forces vives, d’investir massivement dans les secteurs de demain. La France pourrait ainsi retrouver un pouvoir économique sans lequel elle ne pourra peser dans le monde de manière crédible et promouvoir un modèle social et environnemental équilibré.

Cette puissance économique n’aurait en effet pas de sens si elle ne servait que quelques-uns. Pourrait-elle d’ailleurs durer, voire exister, sans s’appuyer sur les Français? Comme l’avait compris Keynes au moment de la terrible crise de 1929, il ne peut y avoir de producteurs sans consommateurs. L’enjeu d’aujourd’hui n’est pas seulement de reconstruire l’offre, mais de soutenir la demande, en un mot, de savoir partager la richesse aussi bien que la créer.

Mais au-delà de la justice sociale, il est un partage encore plus ambitieux et prometteur à proposer, celui des responsabilités. Il est temps de sortir du face-à-face stérile entre l’assistanat socialiste et le chacun pour soi libéral.

Pour passer d’une croissance purement quantitative à un développement qualitatif, il faut responsabiliser les Français, les rendre acteurs de leur propre destin, de celui de leur entreprise, de la société tout entière. Autrement dit, s’appuyer sur tous les citoyens pour rebâtir notre économie, redistribuer les fruits de l’effort, inventer une société de confiance et de responsabilité. En un mot, comme le voulait le général de Gaulle, donner à chaque Français « sa part, sa place, sa dignité ».

« Mais comment faire? » diront les sceptiques qui se contentent, à chaque échéance, de reprendre les credos de la gauche lyrique ou de la droite dure. Quelques réformes, ou plutôt révolutions, permettraient de débloquer les choses, de favoriser l’épanouissement des Français. D’une part, dans leur vie professionnelle, avec la relance de la participation et la création de la sécurité professionnelle. D’autre part, dans leur vie personnelle, en réinventant la politique familiale et en mettant en place une vraie politique en faveur de l’environnement.