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L’Europe à la carte >> La vraie réforme de l’économie européenne: changer l’euro pour relancer la croissance ou… en sortir


Des frontières pour l’Europe


La difficile question des frontières devra être enfin tranchée. Il va de soi que l’Union européenne devrait s’arrêter aux frontières géographiques et géopolitiques du continent européen. La porte serait laissée ouverte aux pays des Balkans (Albanie, ex-Yougoslavie), aux pays scandinaves (Norvège, Islande) et aux petits pays d’Europe centrale qui n’ont pas encore rejoint l’Union européenne (Suisse, Liechtenstein). Naturellement, « laisser la porte ouverte » ne signifie pas l’ouvrir n’importe comment. Concernant en particulier l’Albanie, le Kosovo et la Bosnie, l’Union devra veiller à l’émergence préalable de véritables États de droit, où règne réellement la séparation du spirituel et du temporel et où les phénomènes de bandes et de mafias auront été préalablement éradiqués. Il ne s’agira pas, comme pour la Turquie, d’ouvrir avec ces pays des négociations d’adhésion aveugles et préjugeant de l’issue positive des changements, mais de ne les entamer qu’une fois les réformes définitivement accomplies, avec des effets tangibles et définitifs.

Quant à l’environnement proche de l’Union européenne, une démarche systématique et cohérente de partenariat privilégié devra être rapidement engagée: celle-ci concernera le Maghreb, les pays de la Méditerranée orientale (Turquie, Liban, Israël, Égypte) et l’aire russe (Ukraine, Biélorussie, Russie, pays du Caucase).

De cette logique du partenariat privilégié, qui respecte autant l’Europe que les aires de civilisation voisines, pourra et devra naître une dynamique d’ensemble tournée vers la prospérité économique, les échanges stratégiques et la mise en place d’une politique mondiale équilibrant les poussées de fièvre impérialistes des États-Unis.

Enfin, il faut bien évidemment, une fois résolues la question du cadre institutionnel comme celle des frontières, aborder le cœur de la crise européenne actuelle: son économie. Là aussi les peuples doivent reprendre le pouvoir car, au fil du temps, s’est mis en place un système économique le plus oligarchique qui soit. Une technocratie s’est placée délibérément sous l’influence d’intérêts extraeuropéens.