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Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Charbonnier et le Foulon (bilingue)

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir Le Charbonnier et le Foulon.

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LE CHARBONNIER ET LE FOULON


Un charbonnier qui exerçait son métier dans une certaine maison, ayant vu un foulon établi près de lui, alla le trouver et l’engagea à venir habiter avec lui, lui remontrant qu’ils en seraient plus intimes et qu’ils vivraient à moins de frais, n’ayant qu’une seule demeure. Mais le foulon lui répondit : « C’est pour moi totalement impossible : car ce que je blanchirais, tu le noircirais de suie. »

La fable montre qu’on ne peut associer des natures dissemblables.

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Ἀνθρακεὺς καὶ γναφεύς.


Ἀνθρακεὺς ἐπί τινος οἰκίας ἐργαζόμενος, ὡς ἐθεάσατο γναφέα αὐτῷ παροικισθέντα, προσελθὼν παρεκάλει αὐτὸν, ὅπως αὐτῷ σύνοικος γένηται, διεξιὼν ὡς οἰκειότεροι ἀλλήλοις ἔσονται καὶ λυσιτελέστερον διάξουσι μίαν ἔπαυλιν οἰκοῦντες. Καὶ ὁ γναφεὺς ὑποτυχὼν ἔφη· « Ἀλλ᾿ ἔμοιγε τοῦτο παντελῶς ἀδύνατον· ἅ γὰρ ἐγὼ λευκανῶ, σὺ ἀσβολώσεις. »

Ὁ λόγος δηλοῖ ὅτι πᾶν τὸ ἀνόμοιον ἀκοινώνητόν ἐστι.