Correspondance de Voltaire/1767/Lettre 6683

Correspondance : année 1767
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 45p. 56).

6683. — À M. L’ABBÉ D’OLIVET.
À Ferney, 18 janvier.

J’ai voulu attendre, mon cher maître, que ma réponse[1] à votre Prosodie fût imprimée, pour vous dire en quatre mots combien je vous aime. Grâce à Dieu, nos académiciens ne tombent point dans les ridicules dont je me plains dans ma réponse, et le bon goût sera toujours le partage de cette illustre compagnie, à qui je présente mon profond respect.

Vous allez recevoir un homme[2] pour qui j’ai la plus grande estime. Au reste, je vous renvoie à M. d’Alembert pour les cu ; il les contrefaisait autrefois le plus plaisamment du monde.

Adieu ; conservez-moi les bontés dont je me vante dans ma lettre imprimée.

  1. C’est la lettre 6652.
  2. Thomas ; voyez lettre 6625.