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List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir Lafayette en Amérique.


LAFAYETTE EN AMÉRIQUE


Air : À soixante ans il ne faut pas remettre (Air noté )


Républicains, quel cortège s’avance ?
— Un vieux guerrier débarque parmi nous.
— Vient-il d’un roi vous jurer l’alliance ?
— Il a des rois allumé le courroux.
— Est-il puissant ? — Seul il franchit les ondes.
— Qu’a-t-il donc fait ? — Il a brisé des fers.
Gloire immortelle à l’homme des deux mondes !
Jours de triomphe, éclairez l’univers !

Européen, partout, sur ce rivage
Qui retentit de joyeuses clameurs,
Tu vois régner, sans trouble et sans servage,
La paix, les lois, le travail et les mœurs.
Des opprimés ces bords sont le refuge.
La tyrannie a peuplé nos déserts.
L’homme et ses droits ont ici Dieu pour juge.
Jours de triomphe, éclairez l’univers !

Mais que de sang nous coûta ce bien-être !
Nous succombions ; Lafayette accourut,
Montra la France, eut Washington pour maître,
Lutta, vainquit, et l’Anglais disparut.

Pour son pays, pour la liberté sainte,
Il a depuis grandi dans les revers.
Des fers d’Olmutz nous effaçons l’empreinte.
Jours de triomphe, éclairez l’univers !

Ce vieil ami que tant d’ivresse accueille,
Par un héros ce héros adopté,
Bénit jadis, à sa première feuille,
L’arbre naissant de notre liberté.
Mais, aujourd’hui que l’arbre et son feuillage
Bravent en paix la foudre et les hivers,
Il vient s’asseoir sous son fertile ombrage.
Jours de triomphe, éclairez l’univers !

Autour de lui vois nos chefs, vois nos sages,
Nos vieux soldats, se rappelant ses traits ;
Vois tout un peuple et ces tribus sauvages
À son nom seul sortant de leurs forêts.
L’arbre sacré sur ce concours immense
Forme un abri de rameaux toujours verts :
Les vents au loin porteront sa semence.
Jours de triomphe, éclairez l’univers !

L’Européen, que frappent ces paroles,
Servit des rois, suivit des conquérants :
Un peuple esclave encensait ces idoles ;
Un peuple libre a des honneurs plus grands.
Hélas ! dit-il, et son œil sur les ondes
Semble chercher des bords lointains et chers :
Que la vertu rapproche les deux mondes !
Jours de triomphe, éclairez l’univers !



Air noté dans Musique des chansons de Béranger :


LAFAYETTE EN AMÉRIQUE.

Air : À soixante ans.
No 220.



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  e1
e4 r c d8. d16
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e e d8 d d d
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\addlyrics {
Ré -- pu -- bli -- cains quel cor -- tè -- ge s’a -- van -- ce
"« Un" vieux guer -- rier dé -- bar -- que par -- mi "nous »"
Vient- il d’un roi vous ju -- rer l’al -- li -- an -- ce
"« Il" a des rois al -- lu -- mé le cour -- roux
Il a des rois al -- lu -- mé le cour -- "roux. »"
Est- il puis -- sant "« Seul" il fran -- chit les on -- "des »"
Qu’a- t-il donc fait "« Il" a bri -- sé des "fers »"
Qu’a- t-il donc fait "« Il" a bri -- sé des "fers »"
Gloire im -- mor -- telle à l’hom -- me des deux mon -- des
Jours de tri -- omphe é -- clai -- rez l’u -- ni -- vers
Gloire im -- mor -- telle à l’hom -- me des deux mon -- des
Jours de tri -- omphe é -- clai -- rez l’u -- ni -- vers
Jours de tri -- omphe é -- clai -- rez l’u -- ni -- vers
É -- clai -- rez l’u -- ni -- vers
}

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