Õommage dû

Kistemaeckers (p. 19).

XVI

Õommage dû


Je suis couché tout de mon long sur son lit frais :
Il fait grand jour ; c’est plus cochon, plus fait exprès,
Par le prolongement dans la lumière crue,
De la fête nocturne immensément accrue,
Pour la persévérance et la rage du cu
Et de ce soin de se faire soi-même cocu.
Elle est à poil et s’accroupit sur mon visage
Pour se faire gamahucher, car je fus sage
Hier et c’est — bonne, elle, au delà du penser ! —
Sa royale façon de me récompenser.

Je dis royale, je devrais dire divine :
Ces fesses, chair sublime, alme peau, pulpe fine,
Galbe puissamment pur, blanc, riche, aux stris d’azur,
Cette raie au parfum bandatif, rose obscur,
Lente, grasse, et le puits d’amour, que dire sur !
Régal final, dessert du con bouffé, délire
De ma langue harpant les plis comme une lyre !
Et ces fesses encor, telle une lune en deux
Quartiers, mystérieuse et joyeuse, où je veux
Dorénavant nicher mes rêves de poète
Et mon cœur de tendeur et mes rêves d’esthète !
Et, maîtresse, ou mieux, maître en silence obéi,
Elle trône sur moi, caudataire ébloui.