À M. Blanchard de la Musse


À M. Blanchard de la Musse


1818


À M. BLANCHARD DE LA MUSSE,

le jour de sa fête.


De Saint-François, votre patron,
Certes, je connais peu la vie ;
Mais je crois que pour Apollon,
Il ne fit aucune œuvre pie.
François Premier tous convient mieux :
Comme vous il chanta les belles :
Il fut, dit-on, trompé par elles ;
Votre destin est plus heureux,
Car les grâces vous sont fidèles.
Près de vous on les voit toujours,
Lorsque votre lyre résonne ;
Et pour fêter le chantre des Amours,
De leur guirlande empruntant le secours,
Chacun vous tresse une couronne.

M. Boullault.