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« Château d’Aylmer, 19 janvier 186…
« Très-chère Clara,

« J’ai reçu hier votre lettre du 16 ; j’ai vu avec peine que vous ne me disiez rien concernant les idées de ma mère sur la maison de Perivale. J’ai été obligé de le lui avouer, et elle en a été peinée. Ayant donné son consentement à notre mariage, elle est naturellement désireuse de vous voir partager ses affectueux sentiments. Je l’ai assurée que ma chère Clara était la dernière personne à manquer d’égards envers ma mère. Souvenez-vous que je suis votre caution, et envoyez-moi dans votre prochaine lettre quelque message pour lady Aylmer.

« Lorsque je lui ai parlé de la longue maladie de votre père, elle s’en est montrée peinée. Mais elle ne pense pas que la visite de M. Belton doive se prolonger. Je lui ai fait remarquer que M. Belton était votre plus proche parent. Elle dit qu’il n’y a pas de différence entre les cousins et les autres personnes. Et, en cela, elle a raison. Je sais que ma Clara n’attachera pas à ce que je lui écris un autre sens que celui que j’y mets. Mais, comme vous n’avez pas le bonheur d’avoir une mère, vous ne serez pas fâchée d’avoir l’opinion de la mienne sur une matière qui vous touche de si près.

« Et maintenant, j’arrive à un autre sujet qui vous causera une grande surprise.