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j’entends le régime des licences, ne s’abaissent pas. Mais ce que je souhaite surtout, c’est que revive, dans les contacts qui ne peuvent manquer de se multiplier, cette nuance avisée et humaine, que j’ai présentée dans le passé de nos collaborations franco-rhénanes, et qui ne cesserait pas, j’en suis sûr, d’avoir son plein succès dans la vie économique de nos voisins. Nous n’oublierons pas l’esprit qui est à l’origine des Chambres de commerce rhénanes ; nous ne les verrons pas seulement comme les organes de l’industrie et du commerce rhénans, mais comme des centres jadis accordés avec notre vie française et des instruments de direction politique et sociale.

Que ce soit l’enseignement pratique de cette leçon ! Le souvenir de tout ce passé encore vivant doit nous servir dans le grand dessein français, qui est de favoriser sur le Rhin l’esprit occidental et d’y protéger les populations contre l’envahissement du germanisme de Berlin… Moralité, résolution qui nous acheminent vers nos conclusions générales, qu’il nous reste maintenant à formuler dans notre cinquième et dernière leçon.


MAURICE BARRES.