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CHAPITRE XIII

L’AGRICULTURE, L’INDUSTRIE ET LE COMMERCE



L’agriculture et le commerce se lient intimement au progrès constitutionnel et à la fortune extérieure des États et il ne se peut pas que l’historien n’y fasse des allusions continuelles. Fidèle à la loi de la logique politique, nous allons tenter d’embrasser, dans un tableau suffisamment complet, les institutions économiques de l’Italie et surtout celles de Rome.

L’agriculture.On sait déjà (p. 25, 26) que pour les peuples italiques le passage de la vie pastorale à la vie agricole s’était effectué dès avant leur arrivée sur le sol de la Péninsule. Aussi la culture des champs est-elle la base de tout le système de leurs cités, qu’elles soient sabelliques, étrusques ou latines. L’ère historique, en Italie, ne connaît plus les peuples pasteurs, à vrai dire : néanmoins, et suivant la nature des lieux, les Italiens ont plus ou moins associé partout l’économie pastorale aux travaux des champs. Convaincus profondément que toute société a son plus solide fondement dans l’agriculture, ils avaient une belle et symbolique coutume : avant de commencer à bâtir leurs villes, ils traçaient à la charrue un sillon