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grande Angleterre… mais tu vas avoir la bonté de nous ficher le camp…

— Ficher le camp ? fit l’Anglais en regardant Labergère d’un air ahuri.

— Ça veut dire de te barrer, de cavaler, en un mot de t’en aller…

— Moi ! m’en aller ! s’écria Bobby en se campant sur ses jambes, les deux poings en avant, comme prêt à boxer… Sir Athel, j’ai votre parole ! j’ai le droit de demeurer ici et d’être témoin de tout ce qui va se passer… il y a engagement pris et pour le faire respecter, je n’hésiterais pas à recourir, le fallût-il, à l’ambassadeur de la Grande-Bretagne…

— Là ! Là ! mon petit Bobby ! ne te fâche pas ! fit Labergère, qui le traitait de plus en plus familièrement, — car le bonhomme lui plaisait — tout ça, c’est parce qu’il nous ennuierait fort, pour Mrs. Bobby, que tu te fasses démolir…

— Je suis aussi solide que vous deux… et si on doit être démoli, on le sera ensemble… j’ai à réhabiliter la police de Sa Majesté… et je ne faillirai pas à mon devoir…

Sir Athel haussa les épaules :

— Qu’il soit fait selon votre volonté, dit-il. Après tout, qui sait si nous n’aurons pas à nous