Page:Feydeau - La Puce à l’oreille, 1910.djvu/218

Cette page a été validée par deux contributeurs.

RAYMONDE.

Oui !… Je ne comprends pas !… Je ne comprends pas ! Ou mon mari a perdu la tête, ou c’est un coup monté. Je ne comprends pas !

TOURNEL, brusquement à pleine voix et sur un ton profond.

Ah ! C’est égal !

LES DEUX FEMMES.

Quoi ?

TOURNEL, bien piteux.

Quelle journée !

RAYMONDE.

C’est tout ?… Ah ! je croyais que vous alliez…

TOURNEL.

Non.

RAYMONDE.

Ah ! Nous sommes dans un joli pétrin !…

TOURNEL.

Oui…

LUCIENNE.

Entre un mari qui veut vous brûler la cervelle…

RAYMONDE.

Et un qui est en train de perdre la sienne…

TOURNEL.

Que de cervelles !

TOUS TROIS.

Ah ! nous sommes bien !

On sonne. Instinctivement Lucienne et Tournel se dressent et se rapprochent de Raymonde au milieu de la scène. Un temps.