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DE CTHAMFORT. II'J

prennent ensemble au dessein de notre conti- nent , enfin ses idées sur les montagnes primi- tives. Il examine les deux principaux systèmes , l'inondation du globe et son incandescence, le sys- tème de M. de Saussure et celui de ?.I. de Buffon. Mais le chapitre le plus brillant du livre , celui qui montre le mieux l'étendue des connais- sances de M. Ramond , c'est celui qui termine l'ouvrage , et dans lequel , considérant les Pyré- nées relativement aux mines, il passe en revue les différens peuples qui en ont recueilli les pro- duits; il examine l'influence que ces différens peuples , Phéniciens , Romains , Carthaginois , et depuis les barbares du Nord, eurent sur les mœurs des Espagnols et des indigènes habitans des Pyré- nées. Il semble s'être attaché à découvrir, parmi tous ces mélanges, le peuple primitif, comme il s'était attaché, dans les montagnes, à démêler la roche primitive, le pur granit parmi les rocs secon- daires. Ce peuple primitif, et dont la race est res- tée pure et sans mélange, c'est le peuple des Vac- cées, c'est-à-dire, les Biscayens et les Basques. C'est ce qui paraît attesté par l'élégance et la viva- cité de l'Ibère et du Gaulois, conservées dans ces montagnes , et modifiées dans le reste des Pyré- nées par la gravité du Romain , et la grossièreté du barbare : dégradation qui se remarque, depuis le centre de ces monts jusqu'à la Méditerranée , dans des vallées habitées de tout temps par les étrangers, et que Ton peut regardei- comme le

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