Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/56

Cette page a été validée par deux contributeurs.

quent, ô vénérable Hèraklès ! De quel pays sont ces truies ? On les croirait de Tragasa-la-Goulue.

LE MÉGARIEN.

Mais elles n’ont pas mangé toutes les figues : car en voici une que je leur ai enlevée.

DIKÆOPOLIS.

Par Zeus ! ce sont deux gentilles bêtes. Combien veux-tu me vendre tes truies ? Dis.

LE MÉGARIEN.

L’une pour une botte d’ail ; l’autre, si tu veux, pour un khœnix de sel.

DIKÆOPOLIS.

Je te les achète. Attends ici.

LE MÉGARIEN.

Voilà qui va bien. Hermès, dieu du gain, puissé-je vendre ainsi ma femme et ma mère !

UN SYKOPHANTE.

Hé ! l’homme. De quel pays es-tu ?

LE MÉGARIEN.

Marchand de cochons de Mégara.

LE SYKOPHANTE.

Je dénonce comme ennemis tes cochons et toi.

LE MÉGARIEN.

Allons, bon ! Voilà la cause de toutes nos misères revenue !