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APPENDICE VI


Avis de commission, après lecture, du mémoire manuscrit de Robespierre[1].

no 17. Quod genus hoc hominum.

Pages 3. Sentiment naturel qui porte les hommes à étendre le mérite ou le démérite d’un individu à ceux qui lui sont unis ; origine du préjugé.

4 et 5. Dans les États despotiques le châtiment a plutôt l’air de la colère du prince qu’un acte de justice ; aussi le préjugé n’y a pas lieu.

56 et seq. Dans les républiques il n’a pas d’effet, parce que tous sont intéressés à conserver le citoyen etc… nota : bonnes idées. Exemples tirés de l’histoire romaine.

9. C’est dans les monarchies que le préjugé domine ; bonne distinction de l’honneur dans la monarchie d’avec l’honneur philosophique.

11. Distinction des rangs, habitude de faire dépendre l’estime accordée à un citoyen de l’illustration de sa famille, en un mot l’idée des prérogatives de la noblesse, sources du préjugé.

Les anciennes loix françaises ne punissaient les nobles par la perte de leurs privilèges et les roturiers par des peines corporelles ; inde etc…

12. La noblesse et le clergé avaient cette prérogative et quoiqu’ils soient soumis aussi à des peines corporelles, le mépris est toujours réservé pour les roturiers coupables et suppliciés du supplice plus infâmes.

13. Le préjugé s’est encore étendu par la nécessité de la part des parens de soutenir la querelle de l’accusé par les combats judiciaires.

Ibid. Examen de la 2e partie de la question.

  1. Bibliothèque de la ville de Metz : Actes de l’Académie, XIV, 1. p. 41-43.